bientôt achevé…

23 avril 2013 § 3 Commentaires

démarré il y a 4 mois, plus de vingt personnes ont participé à son élaboration…

 

Les fleurs ne sont pas interrogatrices.
Elles n’espèrent que le destin de devenir des livres d’amour pour les oiseaux
Ou mourir simplement et sans tristesse sous un regard de jeune fille.
Elles n’ont pas de doute du probable, l’amertume de l’irrévocable.

Elles n’ont pas de mémoire. Elles ont oublié le départ initial et la nostalgie du retour.
Elles donnent sans hésiter, comme les petits enfants aux mains de la bonne journée.
Leur gloire est de s’endormir dans le sein des morts.

Elles ne sont pas interrogatrices et ne demandent pas au vent d’où il vient
Ni où il va. Elles ne creusent pas la neige pour
trouver l’extrémité de la blancheur ; elles ne réfléchissent pas
Pour connaître le sort de leur ombre qui se perd dans les corridors de l’eau,
Et ne se demandent pas pourquoi roulent les voitures
pourquoi sonnent les horloges en blessant la mémoire,
Pourquoi naissent et meurent — meurent et naissent
les hommes,
Pourquoi les morts n’écoutent pas, pourquoi ils ne
parlent pas, pourquoi ils ne se présentent pas à l’autre entrée,
Ni ce qu’il est advenu de l’autrefois, cet avant tout
l’avant qui n’existe et ne revient pas en arrière,
Et ce qui est arrivé pour que le soleil s’en tienne à sa course en multipliant les chevaux,
en transformant les chevaux.

Qui sait, qui peut dire vers où se dirigent et vont les axes de l’éternel ?

Peut-être se dirigent-ils vers le point du début pour parfaire la circonférence

Pour terminer l’aventure de la fuite lointaine et
exclure du domaine de l’accompli, tous les possibles et tous les vols inutiles
En rejetant leur moi, en annulant leur moi
Sans commencement ni fin dans l’immobilité de la plénitude,
Scellant le mouvement parfait dans l’immobilité complète
Comme une statue, vaisseau en relief qui voyage, voyage…

Les fleurs seront pleinement accomplies en retrouvant leur réalité totale
Et leur gloire sera de se donner spontanément à ton regard parfait

Georges Themelis

 

évocation au dix long

11 février 2013 § Poster un commentaire

apparitions au billet de dix francs suisses…

aux dix longs par Kajan(c)

dans l’inspiration du projet « le prix du paradis » en cours jusqu’à Aperti……………

 

C’est un poème
que j’ai
commencé
à minuit dix
ça je le sais
tu venais
de remonter
le bathyscaphe
rose
de ta langue

Et
tes cuisses
me
quittaient
comme
des tours
qu’un séisme
vient
d’ébranler

Alors
j’ai regardé
l’heure

juste pour
savoir
quand la fin
du monde
venait
d’avoir lieu

Werner Lambersy

aux dix longs par Kajan(c)détail

dix moi ……….

mise en forme du jour

3 février 2013 § Poster un commentaire

à partir d'éléments du billet de 1000 francs suisses

à partir d’éléments du billet de 1000 francs suisses

aperçus du projet « le prix du paradis »

sur la table de découpage

sur la table de découpage

 

Dès que nous séchons notre papier, il n’est plus autour de nous qu’une grande solitude.
A la fin, il n’y a plus que la mort sur les rives de la mer. Tout est néant.
Mais dans la cendre des mots je sais bien que nous écrirons encore avec le doigt, comme des enfants.

Antonio Brocardo

la dentelle d'Edgar

C’est pas brillant
Papier d’argent
C’est pas donné
Papier-monnaie
Ou l’on en meurt
Papier à fleurs
Ou l’on s’en fout

Serge Gainsbourg

à l'oeuvre...

chacun exprime sa sensibilité dans un mode choisi…

la table à découper...

 

la nouvelle Eve

30 janvier 2013 § 1 commentaire

la nouvelle Eve n°2 par Kajan(c)

ce dessin né d’un billet de 50 francs suisses… fantasme de valeur… tente de donner le change…

J’ai bu une Gorgée de Vie –
Savez-vous ce que j’ai payé –
Exactement une Existence –
Le prix, ont-ils dit, du marché.

Ils m’ont pesée, grain par grain de Poussière –
Ont mis en balance Peau contre Peau,
Puis m’ont donné la valeur de mon Être –
Une unique Goutte de Ciel!

Emily Dickinson             (merci une fois de plus à Arbrealettres… mon pourvoyeur poétique… )

reprise du processus « le prix du paradis » après une petite parenthèse enchantée et vivifiante à Paris…

art gentiment

20 janvier 2013 § Poster un commentaire

aperçus du projet « le prix du paradis »…

en cours…                                                                                                            de la monnaie… à changer…

par Christophe inspiré...

par Christophe inspiré…

valeur immobilière

par Nathalie

TABLEAU À MESSAGES
DENGONBAN

— Je pars en premier. J’ai déjà attendu deux heures. A.
Des amants? Ou simplement des amis?
— Je pars en premier Je pars en premier

Moi aussi j’attendais quelque chose mais
À la fin me voici parvenu à cet âge avec une chose qui n’est pas arrivée
Ce n’est pas la gloire. Ce n’est pas la révolution
Bien entendu ce n’est pas l’argent
J’attendais quelque chose qui ne se dit pas avec les lèvres

Maintenant au grand ciel infini j’écris
Avec la plume d’un blanc nuage blanc J’écris
— je pars en premier

Iku Takenaka 

suite hallucinée

tous mes voeux et plus si affinité

7 janvier 2013 § Poster un commentaire

voeux Kajan 2013

Par dons modestes et à demi-mots,
le cœur humain apprend le rien.
Rien, est la force qui rend le monde neuf.

Emily Dickinson

valeur de rien ?

envie d’improviser sur le thème de la valeur ? en participant au projet « le prix du paradis » lors d’une visite de mon lieu de création ou en interprétant les images que je vous enverrai si vous vous manifestez sur dessinrencontre@gmail.com (contact et rendez-vous…)…………….. dessin, découpage, collage, réflexion, écriture, présence… rien…

50 vert par Kajan(c)

Je ne suis rien.
Je ne serai jamais rien.
Je ne peux vouloir être rien.
À part ça je porte en moi tous les rêves du monde.

Fenêtres de ma chambre,
Ma chambre où vit l’un des millions d’êtres au monde dont personne ne sait qui il est
(Et si on le savait, que saurait-on ?),
Vous donnez sur le mystère d’une rue au va-et-vient continuel,
Une rue inaccessible à toutes pensées,
Réelle au-delà du possible, certaine au-delà du secret,
Avec le mystère des choses par-dessus les pierres et les êtres,
Avec la mort qui moisit les murs et blanchit les cheveux des hommes,
Avec le Destin qui mène la carriole de tout par la route de rien.

Fernando Pessoa « Bureau de tabac »  trad. R. Hourcade, éditions Unes 1993

 Não sou nada.
Nunca serei nada.
Não posso querer ser nada.
A parte isso, tenho em mim todos os sonhos do mundo.
Janelas do meu quarto,
Do meu quarto de um dos milhões do mundo que ninguém sabe quem é
(E se soubessem quem é, o que saberiam ?),
Dais para o mistério de uma rua cruzada constantemente por gente,
Para uma rua inacessível a todos os pensamentos,
Real, impossívelmente real, certa, desconhecidamente certa,
Com o mistério das coisas por baixo das pedras e dos seres,
Com a morte a pôr umidade nas paredes e cabelos brancos nos homens,
Com o Destino a conduzir a carroça de tudo pela estrada de nada.

 

cinquante transfiguré

31 décembre 2012 § Poster un commentaire

dessin préparatoire du projet "le prix du Paradis"...

dessin préparatoire du projet « le prix du Paradis »…

peut-être aussi une façon symbolique d’entrer dans la cinquantième…

demi 50 francs suisses

Limites

Il est une ligne de Verlaine dont je ne vais plus me souvenir,
Il est une rue proche interdite à mes pas,
Il est un miroir qui m’a vu pour la dernière fois,
Il est une porte que j’ai fermée jusqu’à la fin du monde.
Parmi les livres de ma bibliothèque (je les vois)
Il en est un que je n’ouvrirai plus.
Cet été, je vais avoir cinquante ans;
La mort me ronge et me ruine, incessante.

Jorge Luis Borges

billet 50 rêvé par Kajan (détail (c))

Est-ce qu’il pleuvait? certainement.
Mais est-ce que l’eau mouillait, il y a cinquante ans?

Ernest Lavisse

merci à Arbrealettres, ma bibliothèque poétique virtuelle…………..

Où suis-je ?

Catégorie Le Prix du Paradis sur journal du dessin rencontre.