agenda
1 septembre 2011 § Poster un commentaire

[XXIII] […] mais qu’est-ce que le temps ? Ce temps, mesure du mouvement solaire, que nous dirions moindre de moitié, si douze heures avaient suffi au parcours de l’espace accoutumé. En comparant cette différence de temps, ne dirions-nous pas que l’un est double de l’autre, tors même que la course du soleil d’orient en orient serait tantôt plus longue, tantôt plus courte de moitié ? Qu’on ne vienne donc plus me dire : le temps, c’est le mouvement des corps célestes. Quand le soleil s’arrêta à la prière d’un homme (Josué, x:13), pour lui laisser le loisir d’achever sa victoire, le temps s’arrêta-t-il avec le soleil ? Et n’est-ce point dans l’espace de temps nécessaire que le combat se continua et finit ? Je vois donc enfin que le temps est une sorte d’étendue. Mais n’est-ce pas une illusion ? Suis-je bien certain de le voir ? Ô vérité, ô lumière ! Éclairez-moi.
Saint Augustin « Confessions » Livre XI sur le temps (traduction de Monseigneur Moreau)

[XXVI] […] Est-il donc vrai, mon Dieu, que je le mesure, sans connaître ce que je mesure ? […] C’est bien le temps que je mesure, j’en suis certain ; mais ce n’est point l’avenir, qui n’est pas encore ; ce n’est point le présent, qui est inétendu ; ce n’est point le passé, qui n’est plus. Qu’est-ce donc que je mesure ? Je l’ai dit ; ce n’est point le temps passé, c’est le passage du temps.
emploi du temps
21 juin 2010 § 2 Commentaires
une page de mon agenda un jour où je rêvais (encore) d’être « ailleurs »… que cette explosion de formes colorées accueille comme il se doit le premier jour (officiel) de l’été…

juste pour la beauté du geste…
il faut que je respire
2 mars 2010 § 3 Commentaires
et ce n’est pas rien de le dire…

Elévation
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins;
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!
Charles Baudelaire
le vide et le plein
3 septembre 2009 § Poster un commentaire
