sous la lune de février

19 février 2019 § 1 commentaire

dessiné ce soir au stylo bille …

où est ma tête ? je ne vois plus que la lune …

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Avions-nous convoyé le reflet d’un reflet
ou mis le cap sur l’analogue

n’avoir plus faim n’abolit pas la faim
et les nommer ne scelle pas les choses

qui pouvait dire,
je suis là où finit le voyage
si le regard levait encore un horizon
sous le couchant défait

certains voulaient la neige pour s’unir au silence
et d’autres une parole
qui chiffrerait d’un mot tout le visible

mais l’œil qui s’éveillait une nouvelle fois
reflétait aussi bien la fin que le commencement

ailleurs
les pierres mêmes avaient sommeil

Bernard Noël
trouvé chez Arbrealettres

 

 

 

la folle échappée

20 mai 2018 § Poster un commentaire

une fois de plus échappée … envolée de la soirée … mon hôte est resté bouche bée … tout ça à cause du marché du lard … mes cheveux bien dressés ont libéré mes idées … noires ou bleues comme l’encre de mon stylo bille courant sur le carton … sauvée

70 ans

18 mai 2017 § Poster un commentaire

n’est pas l’âge de ce personnage mais celui de l’édition du livre sur lequel je l’ai dessiné au stylo bille …

 

Le bleu
Vient de plus loin
Que la lumière.

Guillevic

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Le firmament
Accueille les chants

Qui de partout
Montent vers lui.

Il les absorbe
Et les transforme en bleu.

Guillevic

 

animal de compagnies

5 août 2015 § Poster un commentaire

animal de compagnies par Kajan(c) dessin dédié à Michel qui s’est endormi il y a peu, … rejoignant de belles compagnies célestes…

ANIMAL DE LUMIÈRE

Je suis, dans cet illimité sans solitude,
un animal de lumière traqué
par ses erreurs, par son feuillage :
vaste est la forêt : ici mes semblables
pullulent, reculent, trafiquent
tandis que je m’isole avec pour toute compagnie
l’escorte que le temps désigne :
les vagues de la mer, les étoiles nocturnes.

C’est peu, c’est vaste, c’est mince et c’est tout.
Mes yeux ont vu tant d’autres yeux
et ma bouche a reçu tant de baisers
et avalé tant de fumée
de ces trains disparus
– ô vieilles gares inclémentes! -,
elle a humé tant de poussière en d’incessantes librairies,
que l’homme que je suis, le mortel, s’est lassé
de ces yeux, ces baisers, ces fumées, ces chemins,
ces livres plus épais que l’épaisseur terrestre.

Et aujourd’hui, au fond de la forêt perdue
il entend la rumeur de l’ennemi et fuit
non point les autres mais lui-même
et la conversation interminable,
le chœur qui chantait avec nous,
la signification de l’existence.

Car une fois, car une voix, une syllabe
ou le passage d’un silence
ou le son de la mer resté sans sépulture
me laissent face à face avec la vérité,
et il ne reste vraiment rien à déchiffrer,
rien qui puisse encore être dit : il n’y avait rien d’autre :
les portes de la forêt se sont refermées,
le soleil circule en ouvrant les feuilles,
la lune monte dans le ciel comme un fruit blanc
et l’homme se conforme à son destin.

Pablo Neruda

merci à https://arbrealettres.wordpress.com/   …. où je trouve des mots ciselés pour parer mes dessins… 

rêverie pour dimanche soir…

8 février 2015 § Poster un commentaire

aperçu du dessin du jour… au stylo bille…

rêverie du dimanche par Kajan

rêverie par Kajan(c)

Où suis-je ?

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