toujours le même thème

4 août 2013 § 3 Commentaires

dans mon carnet par Kajan (c)

“ Imagine-toi que chaque jour est le dernier qui luit pour toi : elle te sera agréable l’heure que tu n’espérais plus. ”
Il est incertain où la mort nous attende, attendons-la partout. La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Qui a appris à mourir, il a désappris à servir. Le savoir mourir nous affranchit de toute sujétion et contrainte. Il n’y a rien de mal en la vie pour celui qui a bien compris que la privation de la vie n’est pas mal.

extrait d’Essais par Michel de Montaigne

 

 

dédié à Perrin Langda qui m’inspire toujours lors de nos rencontres inopinées…

 

 

 

né de la nuit

5 décembre 2010 § Poster un commentaire

portrait rêvé de l’Ecclésiaste

1

Paroles de l’Ecclésiaste, fils de David, roi de Jérusalem.

2

Vanité des vanités, dit l’Ecclésiaste, vanité des vanités, tout est vanité.

3

Quel avantage revient-il à l’homme de toute la peine qu’il se donne sous le soleil ?

4

Une génération s’en va, une autre vient, et la terre subsiste toujours.

5

Le soleil se lève, le soleil se couche ; il soupire après le lieu d’où il se lève de nouveau.

6

Le vent se dirige vers le midi, tourne vers le nord ; puis il tourne encore, et reprend les mêmes circuits.

7

Tous les fleuves vont à la mer, et la mer n’est point remplie ; ils continuent à aller vers le lieu où ils se dirigent.

8

Toutes choses sont en travail au delà de ce qu’on peut dire ; l’œil ne se rassasie pas de voir, et l’oreille ne se lasse pas d’entendre.

9

Ce qui a été, c’est ce qui sera, et ce qui s’est fait, c’est ce qui se fera, il n’y a rien de nouveau sous le soleil.

10

S’il est une chose dont on dise : Vois ceci, c’est nouveau ! Cette chose existait déjà dans les siècles qui nous ont précédés.

11

On ne se souvient pas de ce qui est ancien ; et ce qui arrivera dans la suite ne laissera pas de souvenir chez ceux qui vivront plus tard.

12

Moi, l’Ecclésiaste, j’ai été roi d’Israël à Jérusalem.

13

J’ai appliqué mon cœur à rechercher et à sonder par la sagesse tout ce qui se fait sous les cieux : c’est là une occupation pénible, à laquelle Dieu soumet les fils de l’homme.

14

J’ai vu tout ce qui se fait sous le soleil ; et voici, tout est vanité et poursuite du vent.

15

Ce qui est courbé ne peut se redresser, et ce qui manque ne peut être compté.

16

J’ai dit en mon cœur : Voici, j’ai grandi et surpassé en sagesse tous ceux qui ont dominé avant moi sur Jérusalem, et mon cœur a vu beaucoup de sagesse et de science.

17

J’ai appliqué mon cœur à connaître la sagesse, et à connaître la sottise et la folie ; j’ai compris que cela aussi c’est la poursuite du vent.

18

Car avec beaucoup de sagesse on a beaucoup de chagrin, et celui qui augmente sa science augmente sa douleur.


dernier souffle?

20 juin 2010 § Poster un commentaire

encore un dessin à partir de Léonard de Vinci… un appel à l’apparition… à la disparition…en tout cas à la transformation…

j’y trouve un lien avec ce fascinant morceau de Land of Talk que j’ai trouvé sur l’Oreille en feu

 » Qui peut donc monter jusqu’au ciel? Ce sont les dieux qui y logent pour toujours avec le Soleil. Quant à l’humanité, ses jours sont comptés; tout ce qu’elle fait et refait, ce n’est que du vent. (…)

L’être humain, il est fauché comme un roseau de cannaie, quel qu’il soit! Le beau jeune homme, la belle jeune fille, en faisant l’amour, s’affrontent ensemble à la mort. Non, personne ne peut voir la mort, non, personne ne peut voir le visage de la mort, non personne ne peut entendre la voix de la mort. Sauvage est la mort, cette faucheuse d’humanité! (…) « 

L’épopée de Gilgamesh

Où suis-je ?

Entrées taguées tête de mort sur journal du dessin rencontre.