qu’attendons-nous?
27 avril 2021 § Poster un commentaire

Nous sommes devenus
Ce que l’attente a
Fait de nous
Quand viennent
Ces paroles entendues
Chaque fois
Que vente en tempête
L’écho
De serments non tenus
Et qui dira
Si l’ignorance est
Ce qu’on attend ou non
Sans deviner ni par qui
Ni de quoi il
S’agit
Werner Lambersy
dans le train
4 juin 2015 § Poster un commentaire
dessiné entre Renens et Genève aujourd’hui…
Le poème
est un oiseau
qui a du mal à se poser
La pierre
est un oiseau
qui a du mal à s’envoler
Werner Lambersy trouvé chez Arbrealettres……. mon fournisseur agréé de parures de dessin
toujours le même t’aime
31 Mai 2015 § Poster un commentaire
variation sur un dessin de l’année passée… déclinaison infinie des traits… de l’amour particulier à l’amour cosmique…

Comme nous
elles naissent opaques
et d’un matériau commun
pour arriver parfois au diamant
et taillées par un art amoureux
retrouver les éclats
d’une étoile
dont nous sommes restés
les orphelins obscurs et douloureux
Comme nous
elles sont constituées surtout
de vide
et dorment d’un sommeil animal
autant que végétal
mais sans doute moins inquiet
et plus profond
Comme nous
elles possèdent des membres
des poumons et des paupières
quelles agitent moins souvent
moins brutalement
et avec une extrême discrétion
Elles se parfument
mais d’essences plus subtiles
où entrent des rappels d’alambics
immémoriaux et soufrés
Elles aiment les caresses
et s’usent volontiers
vers des courbes et des rondeurs
familières de nuques et de hanches
Elles se montrent gourmandes
mais d’épices
dont les ardeurs montent plus haut
plus loin dans les vertiges
de la durée
et les sargasses cosmiques
de la création
dans les frayères glauques
des premières vapeurs
des gésines gazeuses du néant
Werner Lambersy trouvé ici chez Arbrealettres……
évocation au dix long
11 février 2013 § Poster un commentaire
apparitions au billet de dix francs suisses…

dans l’inspiration du projet « le prix du paradis » en cours jusqu’à Aperti……………
C’est un poème
que j’ai
commencé
à minuit dix
ça je le sais
tu venais
de remonter
le bathyscaphe
rose
de ta langue
Et
tes cuisses
me
quittaient
comme
des tours
qu’un séisme
vient
d’ébranler
Alors
j’ai regardé
l’heure
juste pour
savoir
quand la fin
du monde
venait
d’avoir lieu
Werner Lambersy


