j’emballe

20 juin 2018 § 1 commentaire

je recycle …
les emballages et les mauvaises nouvelles …
les papiers et les plastiques …
je dessine des anges …
je révèle des anges …
partout …
j’espère que vous les verrez …
ici et ailleurs …
j’espère que vous les trouverez …
enfin

sur ma chaîne Youtube découvrez un peu de mon univers …

ANGE VIGILANT

Je croyais qu’il suffisait d’un sourire pour se faire entendre
même quand on se tait

Le jour où j’ai su que c’était impossible
j’ai tapé
tapé comme un sourd

Dans l’ignorance du bien et du mal

Sous mes pieds des fleurs de pissenlit
mais qu’y avait-il au-dessus de ma tête ?

Je piétinais tout ce qui est au sol
et j’adorais tout ce qui est au ciel

Dans l’ignorance du bien et du mal

L’ange ? Il n’a fait que regarder ailleurs

Tanikawa Shuntarô ( trouvé chez Arbrealettres )

 

la folle échappée

20 mai 2018 § Poster un commentaire

une fois de plus échappée … envolée de la soirée … mon hôte est resté bouche bée … tout ça à cause du marché du lard … mes cheveux bien dressés ont libéré mes idées … noires ou bleues comme l’encre de mon stylo bille courant sur le carton … sauvée

cordial

24 avril 2018 § Poster un commentaire

cœur de ce jour, le mien est lourd mais plein d’espoir, d’amour …
pour Amandine

CŒUR

Il ne sait pas mon nom
Ce cœur dont je suis l’hôte,
Il ne sait rien de moi
Que des régions sauvages.
Hauts plateaux faits de sang,
Épaisseurs interdites,
Comment vous conquérir
Sans vous donner la mort?
Comment vous remonter,
Rivières de ma nuit
Retournant à vos sources
Rivières sans poissons
Mais brillantes et douces.
Je tourne autour de vous
Et ne puis aborder,
Bruits de plages lointaines,
O courants de ma terre
Vous me chassez au large
Et pourtant je suis vous,
Et je suis vous aussi
Mes violents rivages,
Écumes de ma vie.

Beau visage de femme,
Corps entouré d’espace,
Comment avez-vous fait,
Allant de place en place,
Pour entrer dans cette lie
Où je n’ai pas d’accès
Et qui m’est chaque jour
Plus sourde et insolite,
Pour y poser le pied
Comme en votre demeure,
Pour avancer la main
Comprenant que c’est l’heure
De prendre un livre ou bien
De fermer la croisée.
Vous allez, vous venez,
Vous prenez votre temps
Comme si vous suivaient
Seuls les yeux d’un enfant.

Sous la voûte charnelle
Mon cœur qui se croit seul
S’agite prisonnier
Pour sortir de sa cage.
Si je pouvais un jour
Lui dire sans langage
Que je forme le cercle
Tout autour de sa vie!
Par mes yeux bien ouverts
Faire descendre en lui
La surface du monde
Et tout ce qui dépasse,
Les vagues et les deux,
Les têtes et les yeux!
Ne saurais-je du moins
L’éclairer à demi
D’une mince bougie
Et lui montrer dans l’ombre
Celle qui vit en lui
Sans s’étonner jamais.

Jules Supervielle

quelques cœurs glanés dans ce journal virtuel… cliquez pour faire défiler les images

chienne

20 avril 2018 § 9 Commentaires

dessiné dans le métro ce soir en rentrant…

 

Quand ma chienne me regarde
ses yeux se posent en vérité
dans mon dos sur le vaisselier
ou sur la ligne des arbres
par la fenêtre ouverte.
Elle me regarde
comme à travers une porte en perles
et c’est l’au-delà qu’elle voit
et par moments qui l’inquiète.

Gérard Le Gouic
découvert grâce à Arbrealettres

le gribouillage transfiguré

19 mars 2018 § Poster un commentaire

une apparition au stylo bille sur le coloriage bleu de ma nièce Clara il y a une année déjà…
j’ai ce besoin irrépressible de transformer les images… peut-être que je cherche ainsi à me consoler de ne pouvoir transformer le monde…

L’acte de poésie est éminemment un acte de transformation ;
il est donc indispensable que la poésie se fournisse
dans le « pas encore transformé ».
Charles-Ferdinand Ramuz

l’amour en Bourgogne

24 février 2018 § 8 Commentaires

si l’escargot ne bavait pas,
il serait une étoile

René Daumal

PAR L’INFLUENCE DU PRINTEMPS

Dans le vase de cristal
il y a des fleurs nouvelles. Cette nuit,
il y eut une pluie de baisers.
Elle réveilla un faune bicorne
à la poursuite d’une âme émotive.
Nombre de fleurs exprimèrent leur parfum.
Dans la passionnelle syrinx
grandirent sept voix
qui dans sept roseaux furent placées
par Pan.

D’anciens rites païens
se renouvelèrent. L’étoile
de Vénus brilla, plus limpide
et diamantine. Les fraises
des bois rendirent leur sang.
Le nid se mit en fête.
Un rêve florentin
refleurit de printemps,
de façon qu’en chair vive
resurgirent les aspirations perdues.
Imaginez un chêne
donnant une rose fraîche ;

un bon ægipan latin
avec une bacchante grecque
et parisienne. Une musique
magnifique. Une suprême
inspiration primitive,
emplie de choses modernes.
Un vaste orgueil viril
que parfume l’odor di femina ;
un trône de pierre où
repose un lys.

Divine Saison ! Divine
Saison ! L’aube sourit
plus tendrement. La traîne
du paon exalte
son prestige. Le soleil augmente
son intime influence, et la harpe
nerveuse vibre seule.
Ô Printemps sacré !
Ô jouissance du don sacré
de la vie ! Ô palme superbe
sur nos fronts ! Cou
du cygne ! Colombe blanche !
Rose rouge ! Pallium bleu !
Et tout pour toi, ô mon âme !
Et pour toi, mon corps, et pour toi,
idée qui les relies.
Et pour Toi, que nous cherchons
et jamais ne trouverons —
jamais !

Rubén Darío
Recueil: Chants de vie et d’espérance
Traduction: Lionel Igersheim
Editions: Sillage

les mots trouvés chez Arbrealettres… mon pourvoyeur de Poésie

 

oubliée

16 février 2018 § 2 Commentaires

oubliée dans le carnet
retrouvée inopinément
belle dans le chaos

Quand je passe près d’une ombre
claquant comme un linge au vent
elle souffle à mon regard :
je suis à toi tu me prends
la muraille qui m’enchaîne
m’a préparée pour te plaire.

Jean Tardieu

Où suis-je ?

Catégorie seulement dessin sur journal du dessin rencontre.