le boxeur 

17 juin 2017 § 2 Commentaires

dessiné ce matin dans la pénombre au stylo-bille… en écoutant une histoire de corde qui casse et de rencontre dans le noir… Léo nous explique comment il cherche à trouver la détermination consciente…

I am just a poor boy
Though my story’s seldom told
I have squandered my resistance
For a pocketful of mumbles
Such are promises
All lies and jest
Still, a man hears what he wants to hear
And disregards the rest

When I left my home and my family
I was no more than a boy
In the company of strangers
In the quiet of a railway station
Running scared
Laying low, seeking out the poorer quarters
Where the ragged people go
Looking for the places only they would know

Lie-la-lie…

Asking only workman’s wages
I come looking for a job
But I get no offers
Just a come-on from the whores on Seventh Avenue
I do declare there were times when I was so lonesome
I took some comfort there

La-la-la-la-la-la

Lie-la-lie…

Then I’m laying out my winter clothes
And wishing I was gone
Going home
Where the New York City winters aren’t bleeding me
Leading me
To going home

In the clearing stands a boxer
And a fighter by his trade
And he carries the remainders
Of every glove that laid him down
And cut him till he cried out
In his anger and his shame
“I am leaving, I am leaving”
But the fighter still remains
Still remains

Lie-la-lie…

 

clair-obscur

12 juin 2017 § 4 Commentaires

… j’ai fait ces quelques dessins dimanche soir pendant le concert « clair-obscur » évoquant l’ombre lumineuse de Sébastien Castellion …

Sébastien Castellion choqué par la fin tragique de Michel Servet a dit:
« Tuer un homme ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme. Quand les Genevois ont fait périr Servet, ils ne défendaient pas une doctrine, ils tuaient un être humain : on ne prouve pas sa foi en brûlant un homme mais en se faisant brûler pour elle ».

Le 27 octobre 1553, vers deux heures de l’après midi, Michel Servet, condamné par Calvin, est conduit à pied au plateau de Champel à Genève pour y être brûlé vif. Le bûcher est dressé depuis le matin mais il a plu. Effrayé, le condamné promet de donner, contre du bois sec, sa chaîne en or, ses bagues et ses anneaux, restés entre les mains du geôlier. Le bourreau l’attache au poteau avec une chaîne de fer, « La Restitution du Christianisme » à son flanc, et le coiffe d’une couronne soufrée. Michel Servet prononce ces derniers mots : « O Jésus fils du dieu éternel, aie pitié de moi ! ». Il meurt dans d’atroces souffrances, brûlé à petit feu car le bois, humide, se consume avec difficulté. Son agonie dure presque trois quarts-d’heure…

 

 

… je ne sais pas pourquoi, ou peut-être si, ce soir, Michel Servet je pense à toi …

Le feu

C’est si proche la mort
Et sa grande faim des feuilles

Elle est si proche la mort
Et si proche est l’hiver

Il y aura des branches nues comme des bras d’homme
Chaque tronc noir portera le deuil d’un oiseau

Elle est si proche cette mort
Fade comme le repos
Si proche est l’hiver
Traînant le lourd oubli

Feuilles il faut hurler sa couleur
Pour qu’au coeur de la mort
Il y ait un peu d’automne

Et cette couleur qu’elle soit plus aiguë
Que le feu !

Andrée Chedid

adop

les peaux raient l’eau en cours … 

21 mai 2017 § Poster un commentaire

Pour la chasse aux lions:
vous achetez un tamis et vous allez dans le désert.
Là, vous passez tout le désert au tamis.
Quand le sable est passé,
il reste les lions.

Alphonse Allais

 

70 ans

18 mai 2017 § Poster un commentaire

n’est pas l’âge de ce personnage mais celui de l’édition du livre sur lequel je l’ai dessiné au stylo bille …

 

Le bleu
Vient de plus loin
Que la lumière.

Guillevic

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Le firmament
Accueille les chants

Qui de partout
Montent vers lui.

Il les absorbe
Et les transforme en bleu.

Guillevic

 

deux cœurs sur un tabouret 

27 avril 2017 § Poster un commentaire

Sans se parler, deux coeurs s’aiment secrètement.
Elle coud sous la lampe; sous la lune, il s’achemine.
Arrivé devant le perron, il sait qu’elle n’est pas encore couchée.
Dans la nuit profonde, on entend le bruit des ciseaux qui tombent…

Anonyme

 

et tout se vide de sens … 

16 mars 2017 § Poster un commentaire

aperçu de mon carnet du moment … 

détail dans l’atelier

11 mars 2017 § 4 Commentaires

juste saisi maintenant, un peu de lumière sur le dessin accroché au mur de l’atelier… acrylique et crayon sur sac papier pour ordures… 

Pour qu’aucune lumière ne nous aime

Ils sont venus
portant drapeaux acérés et pistolets
ont abattu toutes les étoiles et la lune
pour qu’aucune lumière ne nous reste
pour qu’aucune lumière ne nous aime

Alors nous avons enterré le soleil
Ce fut une éclipse sans fin

***

Damit kein Licht uns liebe

Sie kamen
mit scharfen Fahnen und Pistolen
schossen alle Sterne und den Mond ab
damit kein Licht uns bliebe
damit kein Licht uns liebe

Da begruben wir die Sonne
Es war eine unendliche Sonnenfinsternis

Rose Ausländer

trouvé chez Arbrealettres… mon pourvoyeur de mots…

Où suis-je ?

Catégorie seulement dessin sur journal du dessin rencontre.