moins seul

19 novembre 2017 § 2 Commentaires

au commencement dans un sillage d’encre

solitude pourpre et silencieuse

Plein d’incertitude
Est l’automne.
Au moindre motif,
Involontairement,
Le cœur – n’est-il pas vrai? –
Se sent dans la tristesse.

Le moine Saigyô

avalé par la bête du temps

 

des années plus tard au réveil

à côté de lui

ajout dessiné de Celeste Cabrita

 

Cette lune sur l’eau
Est-ce toi
Cette lune dans l’eau
Est-ce toi
Est-ce toi reflet et éclat
A toi-même inédits
En ton unique mémoire
Tu regardes
Et tu t’éloignes
Tu souris
Et tu t’éloignes
A jamais proche inaccessible
Dans l’au-delà d’ici
Dans l’au-delà de toi.

François Cheng

toute crue

17 novembre 2017 § Poster un commentaire

l’étoile…

Adam

7 novembre 2017 § Poster un commentaire

dans la forêt bourguignonne … dessin commencé sur leporello …

Les hommes meurent
Les hommes vivent
Passent les oies sauvages

Sôseki

 

ZzzzZzZzzz

2 novembre 2017 § Poster un commentaire

elle veille

26 octobre 2017 § Poster un commentaire

et tu ne la vois pas…

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Ô toi qui considères le monde comme existant en dehors de toi, écoute!
Ces montagnes et ces déserts, ces océans et ces pierres,
Ce monde des couleurs et des parfums, sont notre bouquet,
Étrangers à nous et cependant intimement liés à nous.
Un seul regard du moi a réuni
La terre et le ciel, le soleil et la lune.

Notre cœur possède vers eux une voie d’accès secrète
Car tout être n’existe que par la grâce du regard.
Si nul ne le voit, le monde est sans valeur,
Si quelqu’un le voit, il devient montagnes et océans.
Le monde n’est précieux que parce que nous le voyons.
Son arbre croit en même temps que nous.
Le problème du sujet et de l’objet est un mystère;
De chaque atome s’élève une prière :

« Ô toi qui vois, fais de moi ton objet,
Fais-moi exister par la vertu de ton regard. »

La perfection pour une chose c’est d’être là,
Son imperfection, de n’être pas devant nos yeux,
De ne pas être illuminée par notre conscience.
Le monde n’est que notre manifestation
Car sans nous ce spectacle de sons et de lumières n’existerait pas.

Mohammad Iqbal

 

balance ton homme 

18 octobre 2017 § 2 Commentaires

dessiné hier dans le métro…

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froissé 

15 octobre 2017 § Poster un commentaire

il n’y a pas que le linge qui se froisse… moi, pour un oui pour un non, je me mets en boule… je ferme les yeux et j’en découds avec moi-même…

LA ROSE EN SA TÉNÈBRE       (7)

Il ne faut pas se saisir d’elle
Il ne faut la donner à personne
Sa propre ténèbre l’entoure
Elle n’a plus de masque
Elle est elle-même son poids

Elle est l’amour qu’elle refuse
Pour la comprendre il faut l’ouvrir
Il ne restera rien qu’un pas imperceptible
De pétales froissés

Elle tremble légèrement
Et ce n’est peut-être pas elle

Jean Tortel

le plus froissé des chemins se réveille
parfois dans l’automne déjà flétri
éloignant devant lui le jour des âmes

le traverse un oiseau que nul n’attend

Herri Gwilherm Kerourédan

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les mots ont été trouvés sur arbrealettres…