songeuse

18 septembre 2014 § 3 Commentaires

songeuse par Kajan(c)

 

Chaque fois que je regarde les choses et pense à ce que les hommes pensent d’elles,
Je ris comme un ruisselet qui bruit frais sur une pierre.
Car l’unique sens occulte des choses
Est qu’elles n’ont pas de sens occulte du tout.
Ce qui est plus étrange que toutes les étrangetés
Et que les rêves de tous les poètes
Et les pensées de tous les philosophes,
C’est que les choses soient réellement ce qu’elles semblent être
Et qu’il n’y ait rien à comprendre.

Oui, voici ce que mes sens ont appris tout seuls: –
Les choses n’ont pas de signification:
elles ont de l’existence.
Les choses sont l’unique sens occulte des choses.

Fernando Pessoa  » Le Gardeur de troupeaux »

reflets intranquilles

1 avril 2014 § 4 Commentaires

Je trouve peu à peu au fond de moi le chagrin de ne rien trouver au-dehors.

Qui Sont ces SS ? par Kajan (c)

251 (1) Pessoa

251 (2) Pessoa

251 (3) Pessoa

contre-plongée aux serpents

par dessous auSSi

dessin rencontre du jour pour Serge

 

 

tous mes voeux et plus si affinité

7 janvier 2013 § Poster un commentaire

voeux Kajan 2013

Par dons modestes et à demi-mots,
le cœur humain apprend le rien.
Rien, est la force qui rend le monde neuf.

Emily Dickinson

valeur de rien ?

envie d’improviser sur le thème de la valeur ? en participant au projet « le prix du paradis » lors d’une visite de mon lieu de création ou en interprétant les images que je vous enverrai si vous vous manifestez sur dessinrencontre@gmail.com (contact et rendez-vous…)…………….. dessin, découpage, collage, réflexion, écriture, présence… rien…

50 vert par Kajan(c)

Je ne suis rien.
Je ne serai jamais rien.
Je ne peux vouloir être rien.
À part ça je porte en moi tous les rêves du monde.

Fenêtres de ma chambre,
Ma chambre où vit l’un des millions d’êtres au monde dont personne ne sait qui il est
(Et si on le savait, que saurait-on ?),
Vous donnez sur le mystère d’une rue au va-et-vient continuel,
Une rue inaccessible à toutes pensées,
Réelle au-delà du possible, certaine au-delà du secret,
Avec le mystère des choses par-dessus les pierres et les êtres,
Avec la mort qui moisit les murs et blanchit les cheveux des hommes,
Avec le Destin qui mène la carriole de tout par la route de rien.

Fernando Pessoa « Bureau de tabac »  trad. R. Hourcade, éditions Unes 1993

 Não sou nada.
Nunca serei nada.
Não posso querer ser nada.
A parte isso, tenho em mim todos os sonhos do mundo.
Janelas do meu quarto,
Do meu quarto de um dos milhões do mundo que ninguém sabe quem é
(E se soubessem quem é, o que saberiam ?),
Dais para o mistério de uma rua cruzada constantemente por gente,
Para uma rua inacessível a todos os pensamentos,
Real, impossívelmente real, certa, desconhecidamente certa,
Com o mistério das coisas por baixo das pedras e dos seres,
Com a morte a pôr umidade nas paredes e cabelos brancos nos homens,
Com o Destino a conduzir a carroça de tudo pela estrada de nada.

 

Rien ne reste de rien

8 juin 2012 § Poster un commentaire

écrire comme une danse… les mots rendus au mouvement… écrire dans la musique de la plume… la caresse du papier comme sens ultime…

à toi Fernando qui vit dans mon cœur

 

Loin de moi en moi

20 janvier 2011 § 3 Commentaires

 

Mais c’est lorsque je donne à ce que je médite

La forme et la voix de l’espace,

Qu’un lien que j’ai brisé ouvre entre moi et moi

Un abîme infini.

Fernando Pessoa

 

 

retourner au noir

4 juin 2010 § 3 Commentaires

dites-moi tout ce que vous voyez, entrevoyez, devinez… imaginez

un dessin inspiré par la gravure sur bois, technique que je tente d’approcher…

la grande impatiente que je suis se rebelle…


au labyrinthe de moi-même, je

ne sais plus quel est le chemin qui me mène

d’ici à la réalité claire et humaine,

à la réalité pleine de lumière où je pourrais

me trouver des frères


où est ma maison?

3 juin 2010 § 1 commentaire

l’étonnant dessin rencontre pour moi qui suis en quête d’une  maison…

pour Manu

 

Où suis-je ?

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