à la fin de ce jour

26 novembre 2019 § 2 Commentaires

Je veux entrer
Mais je ne sais
Ni où ni dans quoi.
Il semblerait que ce soit là
Où je me confondrais
Avec la source de ce
Dont j’ai toujours eu besoin. 

Guillevic

 

apparition à l’arbre … acrylique et stylo sur sachet de boulangerie

il est encore dit
dans le village d’où je viens
que les arbres aussi versent des larmes
lorsque perdure
l’absence des oiseaux
sur leurs branches

Alain Mabanckou

clin d’oeil à Arbrealettres

juste là

2 août 2019 § Poster un commentaire

parce que

c’est le bon moment …

10 ans de journal et des fleurs …

3 juillet 2019 § Poster un commentaire

comme le temps passe…
le 2 juillet 2009 je publiais le premier article de ce blog :

que dire et que montrer
en ce lieu étrange dit virtuel

qui serait alors comme l’illusion de l’illusion
et cela pourrait il ressembler à la réalité
que tous ces mots
et toutes ces images semblent dissimuler

 

Les fleurs sont tombées –
nos esprits maintenant
sont en paix

Koyû-Ni

Entre Mon Pays – et les Autres –
S’étend un Océan –
Mais – en Ambassadrices – les Fleurs –
Entre nous négocient.

***

Between My Country – and the Others –
There is a Sea –
But Flowers – negociate between us –
As Ministry.

Emily Dickinson

 

Poussière nous sommes et serons.

Ni air, ni feu, ni eau
mais
terre,
seulement terre
nous serons
et peut-être
des fleurs jaunes.

Pablo Neruda

un merci particulier à Arbrealettres chez qui j’ai découvert tant de merveilles poétiques qui ont accompagné mes dessins …

 

mater dolorosa

23 juin 2019 § 2 Commentaires

mater dolorosa
gelée à la rose
perdre ma mère n’est pas un thème pour la chanson
perdre sa mère
comment le peut-on?
sous la lune
en perpétuelle gestation
le temps a craché des mots incompréhensibles
dont le poète s’est saisi
tu semblais là
es-tu partie?
le vide n’a jamais semblé aussi plein d’impossibles questions
ce soir ma peine se soigne à l’essence de rose
dans le jardin éternel
tu reposes
poème et dessin de Catherine Jan dite Kajan

chanson à la rose par Kajan(c)

à la radio

31 mai 2019 § Poster un commentaire

un dessin rencontre
réalisé pendant un entretien accordé à Justin Müller
à l’occasion d’aperti XIII
et diffusé dans l’émission de radio Versus sur Espace 2
https://www.rts.ch/play/radio/versus/audio/aperti-le-temps-de-latelier-22?id=10485073

le texte d’où sortent les mots :

Le livre de l’intranquillité de Bernardo Soares ( Fernando Pessoa )

Combien de Césars j’ai été !

La vie se ramène pour nous à ce que nous sommes capables d’en concevoir. Aux yeux du paysan, pour lequel son champ est tout au monde, ce champ est un empire. Aux yeux de César, pour qui son empire est encore peu de chose, cet empire n’est qu’un champ. Le pauvre possède un empire ; le puissant possède un champ. En fait, nous ne possédons jamais que nos impressions ; c’est donc sur elles, et non sur ce qu’elles perçoivent, que nous devons fonder la réalité de notre existence.

(Ceci ne me vient à propos de rien en particulier.)

J’ai beaucoup rêvé. Je suis lassé d’avoir tant rêvé, mais non point de rêver. Rêver, voilà ce dont nul ne se lasse, car c’est oublier, et l’oubli ne nous pèse pas, c’est un sommeil dépourvu de songes, pendant lequel nous demeurons éveillés. En rêve, j’ai tout obtenu. Je me suis réveillé aussi, mais qu’importe ? Combien de Césars n’ai-je pas été ! Et les plus glorieux, quels hommes médiocres ! César, sauvé de la mort par la générosité d’un pirate, fait crucifier ce même pirate dès qu’il a réussi, après bien des recherches, à mettre la main sur lui. Napoléon, rédigeant son testament à Sainte-Hélène, stipule un legs en faveur d’un bandit qui avait tenté d’assassiner Wellington. O grandeurs, si semblables aux grandeurs d’âme de ma voisine borgne ! Ô grands hommes, dignes d’une cuisinière de l’autre monde ! Combien de Césars ai-je déjà été, et rêve encore d’être ?

Combien de Césars, oui, mais jamais pour de bon. Je n’ai été véritablement impérial qu’autant que je rêvais, et c’est pourquoi je n’ai jamais rien été ! Mes armées, certes, ont connu la défaite, mais une défaite moelleuse à souhait, et personne n’y fut occis. Je n’y ai perdu aucun étendard : je n’ai pas rêvé mes armées au point de faire apparaître leurs drapeaux à mon regard, car le rêve se heurte toujours à un tournant… Combien de Césars n’ai-je pas été, ici même, dans ma Rua dos Douradores. Et les Césars que j’ai été vivent toujours dans mon imagination ; mais les Césars qui ont vécu réellement sont morts aujourd’hui, et la Rua dos Douradores, autrement dit la Réalité, ne peut plus rien en connaître.

Je jette ma boîte d’allumettes, vide à présent, dans cet abîme de la rue, au-delà de l’appui de ma fenêtre dépourvue de balcon. Je me redresse sur ma chaise, et j’écoute. Nettement, comme si elle signifiait quelque chose, la boîte d’allumettes vide résonne sur la chaussée qui s’annonce ainsi déserte. Aucun autre son, sauf ceux de la ville entière. Oui, les sons de la ville d’un dimanche tout entier, si nombreux, sans se concerter, mais tous justes.

Que peu de chose, dans le monde réel, suffit pour former la base de nos réflexions les plus profondes : être arrivé en retard pour mon déjeuner, avoir trouvé ma boîte d’allumettes vide, l’avoir jetée dans la rue, à titre individuel, avoir éprouvé de la mauvaise humeur à cause d’un repas pris à une heure indue ; et que ce soit dimanche, aérienne promesse d’un couchant raté, et n’être personne en ce bas monde — et puis la métaphysique tout entière. Mais combien de Césars j’ai été !

Jupiter et la bouchée aux noix

4 février 2019 § 1 commentaire

qui a rêvé de voyager en mangeant un biscuit aux noix ?
mon ami Sylvain m’en a offerts pour accompagner le café…
quelques jours après, le sachet vide sur la table me présentait un hublot inopiné…
et la voyageuse de l’espace n’avait plus qu’à apparaitre…

sur une musique d’il y a longtemps composée par Georges Delerue et nommée Jupiter…

L’Espace est une nuée dans les yeux
Le Temps est une musique dans les oreilles.

John Francis Shade

Ô espace
Ô chemin vers ce que je veux et ne veux pas
Est-il possible
Que tant de splendeur et de mystère
Soient une femme?

Adonis

Que 2019 soit l’espace de tous vos possibles !

 

 

Ode to Scott

31 octobre 2018 § Poster un commentaire

depuis tant que je te dessine Scott … je t’ai imaginé tel une icône byzantine entre deux étapes de ta tournée à te broder le coeur …

Où suis-je ?

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