lune dans le café

7 octobre 2020 § 2 Commentaires

dessin de café et d’encre … kawa sous la lune brune …

Lune dans le café

La faucille du dernier quartier

Tremble ce matin encore

Dans la nuit de mon bol

Comme une virgule de lait

En prélude

A la lumière du jour

Alain Strickler

 

Pastoureau

4 octobre 2020 § Poster un commentaire

Obéissez à vos porcs qui existent. Je me soumets à mes dieux qui n’existent pas. René Char

l’ombre de Michel par Kajan

quelques croquis faits pendant une délicieuse conférence de Michel Pastoureau sur le thème du porc au Théâtre Kléber-Méleau …

adieu papillon

24 septembre 2020 § 4 Commentaires

partie le premier jour d´automne

Quand le papillon lit-il donc ce qui vole écrit sur ses ailes ?

Quelles lettres connaît l’abeille pour savoir son itinéraire ?

Quels chiffres la fourmi a-t-elle pour retrancher ses soldats morts ?

Comment s’appellent les cyclones quand ils n’ont pas de mouvement ?

Pablo Neruda

sous la lune du 10 janvier

19 janvier 2020 § 6 Commentaires

apparitions dans l’énergie de cette lune du 10 janvier sur des estampes réalisées avec une peau de banane gravée…

Cette Pleine Lune du loup est apparue dans le signe du Cancer reliée à la conjonction Saturne Pluton qui est l’aspect majeur de l’année 2020.
La puissante énergie de transmutation de Pluton favorise la désintégration d’un système archaïque, la présence de Saturne à ses côtés renforce l’exigence d’une transformation aussi profonde que radicale.
Le vieux monde s’écroule, le Nouveau Monde est en marche …

Nous sommes les vagues profondes
Où les yeux plongent vainement ;
Nous sommes les flots et les ondes
Qui déroulent autour des mondes
Leur manteau d’azur écumant !

extrait de Josef Autran

l’ombre de la banane à l’encre

Chaque chose au monde porte en elle sa réponse,
ce qui prend du temps ce sont les questions.

José Saramago

 

MYSTÈRE DU MONDE

Cela qu’on ne peut voir – devient.
Cela que l’on voit – est advenu déjà.
Ce qui est advenu – déjà n’est plus
Pour devenir autre chose en secret.
Ce qui n’a plus pouvoir de devenir
Déjà doit s’anéantir.
Ce qui plus haut cesse de s’élever
Il lui faut descendre plus bas.
S’anéantir – est aussi devenir
Dans l’effacement.
Le devenir d’un brin d’herbe
Est un secret pour la terre
Comme chaque homme pour l’homme.
Chaque rameau particulier
A son foyer
Chaque arbre pour le monde est singulier,
Enfoui avec les troncs
Ils vivent ensemble.

Aron Lutski

portrait_de_KAJAN_par_Saad_Dorean from Catherine Jan dite Kajan on Vimeo.

 

 

merci à toi Serge pour ton regard et la force que tu me donnes

tous ces mots inspirés ont été dénichés chez Arbrealettres … pourvoyeur de bijoux poétiques

Apparition

26 décembre 2019 § Poster un commentaire

 

Que crois-tu ?
Elle ne connait pas ta colère
et pourtant ta colère la réveillée
Elle se présente devant toi
à toi
La vois-tu ?
Elle est entière
Tu n’es qu’un morceau
En tant que fragment impossible
tu retourneras
au rien absolu
Tes armes n’ont servi
qu’à t’attaquer toi-même
Je prie pour que miraculeusement
tu te souviennes d’Elle

Retrouve la Lumière en toi

Message d’Elle 2019

 

 

L’apparition de la lumière

Cela arrive même sur le tard :
l’apparition de l’amour, l’apparition de la lumière.
On se réveille et les bougies sont allumées comme d’elles-mêmes,
les étoiles se rassemblent, les rêves se déversent dans vos oreillers,
en envoyant de chauds bouquets d’air.
Même sur le tard les os du corps brillent
et la poussière de demain brûle dans le souffle.

***

The Coming of Light

Even this late it happens:
the coming of love, the coming of light.
You wake and the candles are lit as if by themselves,
stars gather, dreams pour into your pillows,
sending up warm bouquets of air.
Even this late the bones of the body shine
and tomorrow’s dust flares into breath.

Mark Strand

trouvé chez Arbrealettres

 

hygiène et sécurité

10 décembre 2019 § Poster un commentaire

la peur m’a confinée à une étrange solitude
tremblante dans l’illusion de ce monde injuste
je peux enfin crier
je ne veux plus me défendre
contre tous les dangers que j’ai moi-même inventés
je suis fatiguée
pourtant je sais
quelque part
m’attend une douce lumière
une belle chaleur
comme une musique des âges célestes
j’écoute les battements de mon cœur

CJdK

LA CELLULE DE MOI-MÊME
emplie d’étonnement
La muraille peinte à la chaux de mon secret
J’ouvre la porte avec ma main vide
Un peu de sang blessé dans la paume

Pierre Jean Jouve

**************************************************************

Nos corps ne connaissent pas l’adieu
Rencontre est le nom
de chacune de nos cellules

Adonis

Deux bouddhas de pierre au bord du chemin
Nus, mal nourris, se font face
Sans protection contre le vent, la pluie,
la neige et le givre
Je les envie pourtant, car ils ignorent
La douleur de la séparation

Chông Chôl

 

à la fin de ce jour

26 novembre 2019 § 2 Commentaires

Je veux entrer
Mais je ne sais
Ni où ni dans quoi.
Il semblerait que ce soit là
Où je me confondrais
Avec la source de ce
Dont j’ai toujours eu besoin. 

Guillevic

 

apparition à l’arbre … acrylique et stylo sur sachet de boulangerie

il est encore dit
dans le village d’où je viens
que les arbres aussi versent des larmes
lorsque perdure
l’absence des oiseaux
sur leurs branches

Alain Mabanckou

clin d’oeil à Arbrealettres

juste là

2 août 2019 § Poster un commentaire

parce que

c’est le bon moment …

10 ans de journal et des fleurs …

3 juillet 2019 § Poster un commentaire

comme le temps passe…
le 2 juillet 2009 je publiais le premier article de ce blog :

que dire et que montrer
en ce lieu étrange dit virtuel

qui serait alors comme l’illusion de l’illusion
et cela pourrait il ressembler à la réalité
que tous ces mots
et toutes ces images semblent dissimuler

 

Les fleurs sont tombées –
nos esprits maintenant
sont en paix

Koyû-Ni

Entre Mon Pays – et les Autres –
S’étend un Océan –
Mais – en Ambassadrices – les Fleurs –
Entre nous négocient.

***

Between My Country – and the Others –
There is a Sea –
But Flowers – negociate between us –
As Ministry.

Emily Dickinson

 

Poussière nous sommes et serons.

Ni air, ni feu, ni eau
mais
terre,
seulement terre
nous serons
et peut-être
des fleurs jaunes.

Pablo Neruda

un merci particulier à Arbrealettres chez qui j’ai découvert tant de merveilles poétiques qui ont accompagné mes dessins …

 

besoin d’air

25 juin 2019 § Poster un commentaire

dessin réalisé pendant une présentation de la ligue pulmonaire et poème inspiré par l’apnée du sommeil http://www.lpvd.ch

de l’air que je respire mal
que je me donne
inspire les rêves
où je crois partir

la gorge serrée
le torse se tord
en essayant
de respirer
fort

ma langue remplit l’espace
cherche à combler le vide
mais le vide c’est mon souffle
ma gorge aride
ma pensée confuse
plonge peu profondément
en apnée

soudain je me réveille
effrayée

l’air de rien
Vénus dévoilée
me jette un regard
incrédule

et la fatigue victorieuse
emporte ma journée

poème et dessin de Catherine Jan dite Kajan

 

 

Où suis-je ?

Entrées taguées dessin sur journal du dessin rencontre.