comme un fantôme

5 octobre 2019 § Poster un commentaire

après un concert incantatoire de Susheela Raman

en découvrant son dernier album où les gamelans résonnent en chœurs d’ailleurs

Susheela portrait apparition sur un sachet de récupération

elle est arrivée dans une robe étonnante … un mélange d’armure, de combinaison spatiale avec des accents pharaoniques … Shusheela Raman chante et enchante mais sans complaisance, avec une exigence, une aspiration à nous emmener loin, loin de la consommation facile, loin des effets gratuits, au monde où les esprits nous renvoient à ce que nous sommes …

GHOST CHILD

hawk rising
circles the empty sky
she is being
as I,just being
someone somewhere
somehow become
the frayingedge of a picture
of a fledgeling
on a highledge loooking down

the ghost of a child
echoes on the wind
i have returned
in older skin

(:::)

Susheela Raman
extrait de son dernier album Ghost Gamelan

merci à Renens pour son audacieuse programmation et son engagement à faire découvrir d’autres sentiers …

 

besoin d’air

25 juin 2019 § Poster un commentaire

dessin réalisé pendant une présentation de la ligue pulmonaire et poème inspiré par l’apnée du sommeil http://www.lpvd.ch

de l’air que je respire mal
que je me donne
inspire les rêves
où je crois partir

la gorge serrée
le torse se tord
en essayant
de respirer
fort

ma langue remplit l’espace
cherche à combler le vide
mais le vide c’est mon souffle
ma gorge aride
ma pensée confuse
plonge peu profondément
en apnée

soudain je me réveille
effrayée

l’air de rien
Vénus dévoilée
me jette un regard
incrédule

et la fatigue victorieuse
emporte ma journée

poème et dessin de Catherine Jan dite Kajan

 

 

mater dolorosa

23 juin 2019 § 2 Commentaires

mater dolorosa
gelée à la rose
perdre ma mère n’est pas un thème pour la chanson
perdre sa mère
comment le peut-on?
sous la lune
en perpétuelle gestation
le temps a craché des mots incompréhensibles
dont le poète s’est saisi
tu semblais là
es-tu partie?
le vide n’a jamais semblé aussi plein d’impossibles questions
ce soir ma peine se soigne à l’essence de rose
dans le jardin éternel
tu reposes
poème et dessin de Catherine Jan dite Kajan

chanson à la rose par Kajan(c)

table de nuit

2 mai 2019 § 3 Commentaires

c’est la première fois que je tatoue un meuble …
juste à côté du lit cette petite table de nuit avait été parée autrefois d’un système de protection avec fermeture renforcée contre de petits doigts aventureux … les doigts ont grandi … la drôle de porte avait envie d’une nouvelle histoire … 

Ce que dit le Rosier

Je parlais au rosier dans un beau soir perdu ;
Et voici ce que le rosier m’a répondu :
Pourquoi briser ainsi mon rêve
De terre grasse et de paix brève ?

Ayant su l’écouter alors je reconnus
Que ces mots étaient vrais… Je partis, les pieds nus.
Car en ce monde où la fatigue se prolonge,
Chacun sait que rien n’est si parfait que le songe.

Renée Vivien

 

à respirer tant de roses sans penser aux épines … pour Serge

printemps

21 mars 2019 § 2 Commentaires

c’est le printemps

le broyage des poussins vivants doit être interdit

je viens de le lire

qui peut bien broyer des poussins ?

parfois je broie du noir

je ne crois pas qu’à l’intérieur se cache aucun poussin

j’espère

je crois que ce monde parfois essaie de me broyer

je ne suis pas un poussin

c’est le printemps

                  Catherine Jan dite Kajan

Goodbye ma jeunesse

26 février 2019 § 2 Commentaires

 

⭐️
le seul ordre que je connaisse est un chaos poétique
je l’accepte
je l’accueille
il est l’écho d’un rivage enchanteur que ce monde a oublié depuis longtemps
et vogue ma barque
vers l’inconnu infini et doux
loin de tout

à Mark Hollis

comme des dessins

17 février 2019 § 1 commentaire

j’aime regarder…
tout…
intensément…
longtemps…
je croyais secrètement que cette pratique était une fenêtre sur la Vérité…
qu’à force de regarder mes yeux finiraient par voir…
je t’ai tellement regardé que tu as fini par ressembler à un dessin…

j’ai aussi porté des lunettes avec une inscription sur le montant :
« Ouvre ton troisième œil » …
comme une injonction prometteuse de révélation…

j’ai tellement espéré qu’un drôle d’oeil m’a poussé dans la main dont je n’avais soudainement plus besoin pour te prendre…
ton image dans le soir ressemble à un tableau… ou à un rêve…
tel un moine concentré tu flottes enfin dans le pourpre enflammé…

 

nous sommes encore habités par d’anciennes images
dont nous ne savons plus exprimer le secret
et même souvent nous croyons les avoir égarées
à jamais quand notre cœur est lourd
et que la fatigue infinie de l’été
nous écrase mais c’est alors que dans la nuit
à l’improviste un chant à peine modulé
nous visite, ou l’éclat d’une étoile
et c’est comme une prière sans mots
qui chercherait à délivrer la source
de la clarté parmi la sylve des soucis obscurs
Jean-Claude Pirotte

 

merci à Serge Sautereau pour toute l’inspiration qu’il me donne…

Où suis-je ?

Catégorie mes mots sur journal du dessin rencontre.