regards en covoiturage

4 juin 2018 § Poster un commentaire

 

deux apparitions en dessin pendant mon retour en covoiturage hier… l’autoroute
puis la traversée du jura… deux présences soudaines dont les regards sont intenses…

J’aime dessiner sans me poser de question… laisser le trait courir tout seul…
découvrir ce qui traverse ma pensée sans intention consciente… dans la voiture cet exercice est périlleux…
les vibrations ajoutent au mouvement des effets inattendus… 

 

 

Tu regardes un caillou ramassé par hasard
A l’abri d’un buisson

Et puis tu t’aperçois
Que plus tu le regardes
Et plus sa force est grande

A t’éclater les yeux que tant de choses appellent
Et que l’ombre choisit

Quand le soleil est cet œil lourd
Clamant midi.

Guillevic

 

 

 

 

pourquoi créer

7 août 2017 § 4 Commentaires

Quel que soit son domaine de création,
le véritable esprit créatif n’est rien d’autre que ça :
une créature humaine née anormalement, inhumainement sensible.
Pour lui, un effleurement est un choc, un son est un bruit, une infortune est une tragédie,
une joie devient extase, l’ami un amoureux, l’amoureux est un dieu,
et l’erreur est la fin de tout.

Ajoutez à cet organisme si cruellement délicat l’impérieuse nécessité de créer, créer, et encore créer
– au point que sans la possibilité de créer de la musique, de la poésie, des livres, des édifices,
ou n’importe quoi d’autre qui ait du sens, il n’a plus de raison d’être.

Il doit créer, il doit se vider de sa créativité.
Par on ne sait quelle étrange urgence intérieure, inconnue,
il n’est pas vraiment vivant à moins qu’il ne soit en train de créer.

……………………………….

The truly creative mind in any field is no more than this :
A human creature born abnormally, inhumanly sensitive.
To him… a touch is a blow, a sound is a noise, a misfortune is a tragedy,
a joy is an ecstasy, a friend is a lover, a lover is a god,
and failure is death.

Add to this cruelly delicate organism the overpowering necessity to create, create, create
— so that without the creating of music or poetry or books or buildings
or something of meaning, his very breath is cut off from him.

He must create, must pour out creation.
By some strange, unknown, inward urgency
he is not really alive unless he is creating.

Pearl Buck

deux cœurs sur un tabouret 

27 avril 2017 § Poster un commentaire

Sans se parler, deux coeurs s’aiment secrètement.
Elle coud sous la lampe; sous la lune, il s’achemine.
Arrivé devant le perron, il sait qu’elle n’est pas encore couchée.
Dans la nuit profonde, on entend le bruit des ciseaux qui tombent…

Anonyme

 

le cœur de Noël

25 décembre 2016 § 2 Commentaires

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Ce vide au cœur de l’amour est une chose merveilleuse,
il n’existe pas pour être comblé, c’est lui qui comble.
Comme la musique aboutit au silence,
tout tend vers cet instant où les mains tombent.

Plus rien à donner, plus rien à prendre.
Le monde est perçu en son origine,
et le temps n’est qu’un rêve de l’espace.

Heather Dohollau

pour Gisèle

cœur de ce matin

23 juillet 2016 § 2 Commentaires

1… 2… 3… Pique celle-là ! les battements du mien accélèrent grâce au café … grâce à toi… grâce à la vie…

dessiné ce matin en dégustant mon café portugais…

coeur de pique-celle de base par Kajan(c)

coeur de pique-celle clair par Kajan(c)

coeur de pique-celle par Kajan(c)

Le cœur est un jardin secret
où se cachent des arbres

Il manifeste cent formes,
mais il n’a qu’une seule forme.

C’est un océan immense,
sans limites et sans rives

Cent vagues s’y brisent
les vagues de chaque âme.

Rûmi

 

 

voir rouge

29 mai 2016 § 2 Commentaires

un florilège de dessins et d’images écarlates issus de ce journal… avant de devenir gris…

cliquer sur un dessin puis faites défiler…

 

Dérive en rouge

Parce que chaque mot cache une fin du monde
et que l’ombre rend plus vive la lumière
la vie belle de sa blessure rouge
flamboie de tristesses éparpillées
Un rouge exubérant à en mourir
un rouge à aimer sans prendre souffle
à boire comme un merveilleux poison

Le rouge de mon amour me brûle si fort
Le flamboyant rouge au silence violent
feu de joie ou sacrifice sanglant
le flamboyant carnivore suce le sang de l’été
mon coeur en fait autant, j’en suis maculée
Nous sommes comme des amants voraces

Qui me dira qu’il n’est pas beau de pleurer
qui me dira de me livrer dans l’instant vermeil
et pourquoi le sang tenace de l’été renaît
dans l’orgasme du flamboyant

Un pétale deux pétales trois pétales
rouge sang rouge vulve rouge Ogou
Tu dérives ma fille, tu dérives et t’emmêles
point de garde fou dans la saison du flamboyant
La passion est rouge, rouge et mouvante
elle exulte au coeur de l’été en chute libre

Et mon désir sans aucune honte me colle au corps
omniprésent omnivore affamé d’instants multicolores
Le rouge flamboyant dans mes veines réclame son dû
comme les lèvres dévorantes d’un été scandaleux

Kettly Mars …………..trouvé ici

fille est … fait mère

22 mai 2016 § Poster un commentaire

un dessin de Celeste ma fille, en miroir d’un de mes dessins… dialogue rouge… lien de sang…

moléculaire par Celeste(c)

moléculaire par Celeste

je contemple du dehors

cet assemblage prodigieux de molécules

que je suis pour quelques temps encore

Celeste

moléculaire par Kajan(c)

moléculaire par Kajan

Poésie, fille-mère du silence,
son âme sœur et son chant d’amour
dans la toute-clémence du néant

Michel Camus

 

 

 

Où suis-je ?

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