j’emballe

20 juin 2018 § 2 Commentaires

je recycle …
les emballages et les mauvaises nouvelles …
les papiers et les plastiques …
je dessine des anges …
je révèle des anges …
partout …
j’espère que vous les verrez …
ici et ailleurs …
j’espère que vous les trouverez …
enfin

sur ma chaîne Youtube découvrez un peu de mon univers …

ANGE VIGILANT

Je croyais qu’il suffisait d’un sourire pour se faire entendre
même quand on se tait

Le jour où j’ai su que c’était impossible
j’ai tapé
tapé comme un sourd

Dans l’ignorance du bien et du mal

Sous mes pieds des fleurs de pissenlit
mais qu’y avait-il au-dessus de ma tête ?

Je piétinais tout ce qui est au sol
et j’adorais tout ce qui est au ciel

Dans l’ignorance du bien et du mal

L’ange ? Il n’a fait que regarder ailleurs

Tanikawa Shuntarô ( trouvé chez Arbrealettres )

 

transjuranne

20 février 2018 § Poster un commentaire

sur la route entre la Suisse et la Bourgogne, détournement inopiné de la boîte à vacherin…

LE SILENCE

Un parapluie, une poire sur la table.
Et le personnage ici présent doit être le silence.
Mais ce morceau de fromage veut encore confirmer ce silence.
Eh bien, c’est trop.
Quand il est question de silence,
il ne faut pas le crier si haut ni le répéter avec du fromage.

Norge

froissé 

15 octobre 2017 § Poster un commentaire

il n’y a pas que le linge qui se froisse… moi, pour un oui pour un non, je me mets en boule… je ferme les yeux et j’en découds avec moi-même…

LA ROSE EN SA TÉNÈBRE       (7)

Il ne faut pas se saisir d’elle
Il ne faut la donner à personne
Sa propre ténèbre l’entoure
Elle n’a plus de masque
Elle est elle-même son poids

Elle est l’amour qu’elle refuse
Pour la comprendre il faut l’ouvrir
Il ne restera rien qu’un pas imperceptible
De pétales froissés

Elle tremble légèrement
Et ce n’est peut-être pas elle

Jean Tortel

le plus froissé des chemins se réveille
parfois dans l’automne déjà flétri
éloignant devant lui le jour des âmes

le traverse un oiseau que nul n’attend

Herri Gwilherm Kerourédan

°°°

les mots ont été trouvés sur arbrealettres… 

ce que cache la décoration

4 juin 2017 § Poster un commentaire

travail en cours depuis plusieurs mois : dessin sur formes préfabriquées de papier mâché … le déjà prêt à décorer, comme le prêt à manger, le prêt à porter, le prêt à penser, ne nous laisse que peu de marge à rêver … à penser autrement …
et pourtant …
mon esprit s’en empare et purge les formes superficielles … autre chose est présent qui n’attend qu’à se manifester …
le rêve reprend ses droits …

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savoir détourner le pingouin 

15 avril 2017 § Poster un commentaire

en continuant mon travail de transformation inopinée,  je garde à l’esprit notre capacité de tout renverser, de faire exploser la baudruche nommée realité: une perspective joyeuse quand la pensée s’amuse et n’est qu’un écho de la tendresse universelle, de la joie une que nous partageons… 

présence en chaque chose 

4 avril 2017 § 7 Commentaires

le désespoir serait-il appel à poésie ? chaque instant quotidien me pousse vers une révélation… vers une vision qui guérit de tout…

Il n’y a que de petits miracles quotidiens,
des illuminations,
des allumettes allumées subitement
dans l’obscurité

Virginia Woolf

l’immense quotidien roulé dans l’iris
un matin
d’orchidées trouvées

Nicole Brossard

Quotidiennes

Voici que dans cette journée
Le ciel d’azur proclame
Qu’il va s’ouvrir,

Que nous allons voir
Ce dont nous ne savons
Rien que l’existence,

Que ce sera la grande révélation,
L’éblouissement où nos profondeurs
Se laisseront dévoiler

Et nous vivrons alors
Selon ce désir fou
Qui est en nous –

Cela s’annonce tous les jours
Et chaque jour nous espérons
Que ce sera pour aujourd’hui.

Guillevic

les beaux mots ont été glanés sous l’arbrealettres

 

papiers ruminés

12 décembre 2016 § 2 Commentaires

aperçus de mon travail en cours ( voir dessins mâchés ) dans l’atelier bourguignon … des dessins sur des formes préfabriquées … tentative poétique désespérée quand le but premier de l’objet est de décorer …  de remplir le gouffre vertigineux de l’ennui ménager …

Sur le papier tout dort…

…Neige de l’être
Qui fond
Où les couleurs affleurent

Errements de l’œil
Sur les pentes du visible
Bleu du ciel

Se posant dans un souffle
Sur le corps de la beauté…

Heather Dohollau chez Arbrealettres

There is a need for a reader for a gesture for a piece of paper
For a mirror You are face my leaf my indentation
I am the cloth so that you can be your void The surface
So that the hand rumples The fjord where the water hones itself
Root where the ground shudders Your white my black
The hollow for my difficulty the white so that I may be
This drawing that I would not be You are skin for
My alphabet I was the air so that you will not congest
Aveolus so that you may be arcade

Michel Deguy

Où suis-je ?

Catégorie en relief sur journal du dessin rencontre.