froissé 

15 octobre 2017 § Poster un commentaire

il n’y a pas que le linge qui se froisse… moi, pour un oui pour un non, je me mets en boule… je ferme les yeux et j’en découds avec moi-même…

LA ROSE EN SA TÉNÈBRE       (7)

Il ne faut pas se saisir d’elle
Il ne faut la donner à personne
Sa propre ténèbre l’entoure
Elle n’a plus de masque
Elle est elle-même son poids

Elle est l’amour qu’elle refuse
Pour la comprendre il faut l’ouvrir
Il ne restera rien qu’un pas imperceptible
De pétales froissés

Elle tremble légèrement
Et ce n’est peut-être pas elle

Jean Tortel

le plus froissé des chemins se réveille
parfois dans l’automne déjà flétri
éloignant devant lui le jour des âmes

le traverse un oiseau que nul n’attend

Herri Gwilherm Kerourédan

°°°

les mots ont été trouvés sur arbrealettres… 

ce que cache la décoration

4 juin 2017 § Poster un commentaire

travail en cours depuis plusieurs mois : dessin sur formes préfabriquées de papier mâché … le déjà prêt à décorer, comme le prêt à manger, le prêt à porter, le prêt à penser, ne nous laisse que peu de marge à rêver … à penser autrement …
et pourtant …
mon esprit s’en empare et purge les formes superficielles … autre chose est présent qui n’attend qu’à se manifester …
le rêve reprend ses droits …

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savoir détourner le pingouin 

15 avril 2017 § Poster un commentaire

en continuant mon travail de transformation inopinée,  je garde à l’esprit notre capacité de tout renverser, de faire exploser la baudruche nommée realité: une perspective joyeuse quand la pensée s’amuse et n’est qu’un écho de la tendresse universelle, de la joie une que nous partageons… 

présence en chaque chose 

4 avril 2017 § 7 Commentaires

le désespoir serait-il appel à poésie ? chaque instant quotidien me pousse vers une révélation… vers une vision qui guérit de tout…

Il n’y a que de petits miracles quotidiens,
des illuminations,
des allumettes allumées subitement
dans l’obscurité

Virginia Woolf

l’immense quotidien roulé dans l’iris
un matin
d’orchidées trouvées

Nicole Brossard

Quotidiennes

Voici que dans cette journée
Le ciel d’azur proclame
Qu’il va s’ouvrir,

Que nous allons voir
Ce dont nous ne savons
Rien que l’existence,

Que ce sera la grande révélation,
L’éblouissement où nos profondeurs
Se laisseront dévoiler

Et nous vivrons alors
Selon ce désir fou
Qui est en nous –

Cela s’annonce tous les jours
Et chaque jour nous espérons
Que ce sera pour aujourd’hui.

Guillevic

les beaux mots ont été glanés sous l’arbrealettres

 

papiers ruminés

12 décembre 2016 § 2 Commentaires

aperçus de mon travail en cours ( voir dessins mâchés ) dans l’atelier bourguignon … des dessins sur des formes préfabriquées … tentative poétique désespérée quand le but premier de l’objet est de décorer …  de remplir le gouffre vertigineux de l’ennui ménager …

Sur le papier tout dort…

…Neige de l’être
Qui fond
Où les couleurs affleurent

Errements de l’œil
Sur les pentes du visible
Bleu du ciel

Se posant dans un souffle
Sur le corps de la beauté…

Heather Dohollau chez Arbrealettres

There is a need for a reader for a gesture for a piece of paper
For a mirror You are face my leaf my indentation
I am the cloth so that you can be your void The surface
So that the hand rumples The fjord where the water hones itself
Root where the ground shudders Your white my black
The hollow for my difficulty the white so that I may be
This drawing that I would not be You are skin for
My alphabet I was the air so that you will not congest
Aveolus so that you may be arcade

Michel Deguy

tendre écorce

7 juin 2016 § 2 Commentaires

improvisation sur un morceau d’écorce au pied du grand arbre… le lieu est tenu secret… j’étais avec lui… une partie de moi est restée sous cet arbre…

tendre écorce par Kajan(c)

L’Arbre

De ce tronc noueux
De cette charpente pierreuse
De ces branches racornies
Renaissent éternellement
Aiguisés par la sève
Bourgeons feuillages et fruits

Remous
Qui contiennent toute mesure
Et secrètent l’équilibre
De la mort
De la vie.

Andrée Chedid

écorce tendre par Kajan(c)

Arbres

Je sais des arbres
Striés de leur corps à corps avec les vents
Et certains dont les têtes résonnent
Des contes de la brise

D’autres solitaires et debout
Défiant le sol renégat
Et d’autres qui se ressemblent
Autour d’une maison grise

Je sais des arbres
Qui s’humilient au pied des eaux
Pour l’amour de leur image
Et ceux qui secouent d’arrogantes chevelures
À la face du soleil

Je sais des arbres
Témoins de très anciennes naissances
Et qui redoublent de racines
J’en sais d’autres qui expirent
Pour un frôlement d’aile

Je sais des arbres vains et qui ne sont
Que feuilles
Tous ils ont trop vécu
Sur la terre des hommes.

Andrée Chedid

les poèmes ont été trouvés chez Arbrealettres

dessins mâchés

31 janvier 2016 § 5 Commentaires

improvisation

sur une chouette en papier mâché trouvée au rayon bricolage… joli prétexte pour inventer des histoires…

face chouette par Kajan(c)

Là,
au croisement d’une chouette
et d’un rossignol,
se trouve ma croix.

Yannis Ritsos

autre face chouette par Kajan(c)

La chouette en plein jour
ouvre grand les yeux
ne voit rien
Attends !
Ta nuit viendra à coup sûr

Ko Un

vraie face chouette par Kajan(c)

retouche à la chouette

syncope de l’ombre
on a touché la moelle de la nuit

Daniel Boulanger

face chouette dessous par Kajan(c)

merci aux mots trouvés chez Arbrealettres

chouette ultime par Kajan(c)

Où suis-je ?

Catégorie en relief sur journal du dessin rencontre.