coule, légère, ô vie
12 Mai 2010 § Poster un commentaire

Coule, légère, ô vie qu’on ne sent point, ruisseau au mouvant silence, glissant sous des arbres oublieux! Coule, caressante, âme que nul ne connaît, murmure que nul ne peut voir derrière les longues branches inclinées! Coule, inutile, coule sans raison, conscience qui ne l’est de rien, vague lueur brillant au loin, au creux des feuilles, conscience dont nul ne sait d’où elle vient ni où elle va!
Coule, et laisse moi oublier!
483 Fernando Pessoa « Le livre de l’intranquillité »
Christophe hier soir
2 Mai 2010 § Poster un commentaire
porté par la nuit qu’il aime tant…

« j’aime bien le côté rencontre
qui prend beaucoup moins de place
qui est un moment qui déclenche
dans chacune des personnes
quelque chose
qui renvoie après
dans sa propre création »
Christophe
(France Inter le 1er mai 2010… hier soir un peu avant minuit)
le jeu de savoir regarder
22 avril 2010 § Poster un commentaire
Je vous invite à jouer, à regarder attentivement… je vous invite à penser.


Regardez; regardez à fond.
Et laissez-vous porter par tout ce que fait résonner en vous ce qui s’offre à votre regard; soyez comme celui qui va à un concert, avec un costume neuf et le cœur ouvert, se promettant la joie d’écouter, d’entendre simplement avec toute sa pureté, sans vouloir à toute force que les sons produits par le piano ou par l’orchestre représentent nécessairement un certain paysage, le portrait d’un général, ou une scène de l’histoire. extraits de « la pratique de l’art »d’Antoni Tàpies

Merci à Peggy Jault ses images et son regard inspiré
aux coeurs d’aperti
20 avril 2010 § Poster un commentaire
cœur ardent ou cœur tendre?



Bhagavat dit:
Ni la lumière, ni l’activité, ni l’erreur ne lui inspirent, présents, de répugnance ni, absents, de désir.
Le jour d’après ti… (aperti)
19 avril 2010 § Poster un commentaire
souvenir du présent
images du dessin rencontre que j’ai exercé pendant deux jours intenses… poésie… public… échange… émotion… surprise… fatigue… réflexion…digestion
amour

En te voyant toucher le ciel, éblouissant de mille couleurs, les bouches ouvertes, les yeux immenses et flamboyants, je me sens épouvanté, je ne puis me ressaisir ni reprendre contenance, ô Vishnu. Verset n°24 de la onzième lecture de la Bhagavad-Gîtâ » La vision de l’être innombrable «

d’autres images et dessins dans les jours et semaines à venir…
la ballade de fin de semaine (Aperti)
16 avril 2010 § 1 commentaire
incontournable
l’occasion de découvrir… ce qu’il y a sous l’entonnoir… des lieux de création lausannois… le côté obscur de Daniel Brélaz… des artistes attachants avant un coucher de soleil flamboyant grâce aux cendres volcaniques… l’art à vélo… et plein de belles choses encore… tout ça pendant Aperti !!!

Apprends à désapprendre.
Ne reste pas accrochée à ce que tu sais et la clé du mystère sera tienne.
Sois ouverte et vulnérable.
Laisse-toi emporter.

à Sofi avec mon amour
il faut que je respire
2 mars 2010 § 3 Commentaires
et ce n’est pas rien de le dire…

Elévation
Au-dessus des étangs, au-dessus des vallées,
Des montagnes, des bois, des nuages, des mers,
Par delà le soleil, par delà les éthers,
Par delà les confins des sphères étoilées,
Mon esprit, tu te meus avec agilité,
Et, comme un bon nageur qui se pâme dans l’onde,
Tu sillonnes gaiement l’immensité profonde
Avec une indicible et mâle volupté.
Envole-toi bien loin de ces miasmes morbides;
Va te purifier dans l’air supérieur,
Et bois, comme une pure et divine liqueur,
Le feu clair qui remplit les espaces limpides.
Derrière les ennuis et les vastes chagrins
Qui chargent de leur poids l’existence brumeuse,
Heureux celui qui peut d’une aile vigoureuse
S’élancer vers les champs lumineux et sereins;
Celui dont les pensers, comme des alouettes,
Vers les cieux le matin prennent un libre essor,
– Qui plane sur la vie, et comprend sans effort
Le langage des fleurs et des choses muettes!
Charles Baudelaire



