toujours le même thème

4 août 2013 § Poster un commentaire

dans mon carnet par Kajan (c)

“ Imagine-toi que chaque jour est le dernier qui luit pour toi : elle te sera agréable l’heure que tu n’espérais plus. ”
Il est incertain où la mort nous attende, attendons-la partout. La préméditation de la mort est préméditation de la liberté. Qui a appris à mourir, il a désappris à servir. Le savoir mourir nous affranchit de toute sujétion et contrainte. Il n’y a rien de mal en la vie pour celui qui a bien compris que la privation de la vie n’est pas mal.

extrait d’Essais par Michel de Montaigne

 

 

dédié à Perrin Langda qui m’inspire toujours lors de nos rencontres inopinées…

 

 

 

improvisations sur papier végétal

15 avril 2012 § Poster un commentaire

[§] Nous ne nous tenons jamais au présent. Nous anticipons l’avenir comme trop lent, et comme pour le hâter ; ou nous rappelons le passé pour l’arrêter comme trop prompt. Si imprudents, que nous errons dans les temps qui ne sont pas à nous, et ne pensons point au seul qui nous appartient : et si vains, que nous songeons à ceux qui ne sont point, et laissons échapper sans réflexion le seul qui subsiste. C’est que le présent d’ordinaire nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce qu’il nous afflige ; et s’il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l’avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre puissance pour un temps où nous n’avons aucune assurance d’arriver.

Que chacun examine sa pensée. Il la trouvera toujours occupée au passé et à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et si nous y pensons, ce n’est que pour en prendre des lumières, pour disposer l’avenir. Le présent n’est jamais notre but. Le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre objet. Ainsi nous ne vivons jamais ; mais nous espérons de vivre ; et nous disposant toujours à être heureux, il est indubitable que nous ne le serons jamais, si nous n’aspirons à une autre béatitude qu’à celle dont on peut jouir en cette vie.

[§] Notre imagination nous grossit si fort le temps présent à force d’y faire des réflexions continuelles, et amoindrit tellement l’éternité manque d’y faire réflexion, que nous faisons de l’éternité un néant, et du néant une éternité. Et tout cela a ses racines si vives en nous, que toute notre raison ne nous en peut défendre.

Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets, qui ont esté trouvées après sa mort parmy ses papiers

mirage

31 décembre 2010 § 4 Commentaires

Celui qui considère ce monde

comme on considère une bulle d’air,

comme on considère un mirage,

le roi de la mort ne le voit point.

Khuddaka Nikaya, ensemble de livres appartenant au Sutta Pitaka (Bouddhisme)


Je le rencontre mais ne sait qui il est,

Je m’entretiens avec lui mais j’ignore son nom.

Là où ni lune ni soleil ne parviennent,

Là, en vérité, quel merveilleux paysage !

Zenrin Kushu, (XV siècle) Bouddhisme


Où suis-je ?

Entrées taguées crâne sur journal du dessin rencontre.