1 heure 21 de conversation téléphonique

17 septembre 2009 § Poster un commentaire

parce que deux nuages ont tant causé au milieu de la nuit en attendant les premières couleurs du lever du jour

les mots sont partis

le rose est resté

la moquette a chanté

un peu plus de moquette par Kajan

PQOQP

« à quoi peuvent bien ressembler les paroles des nuages?…surtout au milieu de la nuit? »

âme de PQOQP par Kajan

à ça?

PQOQP par Kajan

diptyque hommage aux fesses absentes


la légende du livre cosmique

15 septembre 2009 § 1 commentaire

quand le puissant archer surgi du profond

en fusion

tire les flèches de mots

les phrases qu’il ne peut plus retenir

qui sortent sans répit de sa tête

de son corps tout entier

l'archer par Kajan(c)

il tire les mots des lumières      pour tuer la nuit      ces mots sortent de partout      nul ne peut les retenir

quand la geisha vaporeuse

tombant des nues

arrachant un fragment de voûte céleste

livre réceptacle des flèches poèmes

immédiatement

la geisha par Kajan (c)

ces phrases et ses mots      ont-ils vraiment été tirés      au hasard par cet arc ?

inopiné délire avec Stéphane Fretz… au détour d’une rencontre chez Art et Fiction…

conte lusitanien

6 septembre 2009 § Poster un commentaire

Hier soir, l’étrange lune à barbe baignait le paysage.

Lune sitanienne par Kajan(c)

E. leva la tête et s’écria : « Regarde ! C’est tout le portrait de Vasco de Gama !

Malédiction !… Fuis pendant qu’il en est temps ! »

Il s’écroula au sol en gémissant de façon obscure. Sa veste de velours violet Ikea explosa au cours de la transformation de son corps… Il se redressa enfin, le terrible porcinho garou !

Porcinho garou par Kajan(c)


Moi-même je ne me sentais pas bien. Je me mis à transpirer beaucoup. En amenant ma main au visage je constatais que ce n’était plus qu’une inquiétante nageoire visqueuse.

Alma de bacalhau par Kajan(c)

E., avatar porcin lubrique, me regarda en grouikant… puis se jeta sur moi:

« Alma de Bacalhau ! Meu amor ! »

A mon réveil ce matin flotte une étrange odeur de lard écœurante…

Que s’était-il donc passé ? Je ne m’en souviens plus…

Dans les ronflements d’E.encore assoupi résonnent d’énigmatiques grognements.

Au pied du lit je découvre soudain une étonnante créature au regard sombre : le fruit de la lune à barbe !

L’esprit de la pasteis de bacalhau se drape dans une tranche de chouriço. Il me fixe de ses yeux noirs et dit :

Pasteis de saudade par Kajan(c)

lembrança triste e suave de pessoas ou coisas distantes ou extintas, acompanhada do desejo de as tornar a ver ou a possuir…


Où suis-je ?

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