tant suspendu qu’à la fin…
21 juillet 2015 § 1 commentaire
nés des contrastes thermiques de ces journées caniculaires et la fraîcheur inespérée du métro… quelques croquis rouges entre Croisettes et la Gare de Lausanne…

J’entends que la hache a fleuri,
j’entends que le lieu n’est pas nommable,
j’entends que le pain qui le regarde
guérit le pendu,
le pain que la femme a cuit pour lui,
j’entends qu’ils disent de la vie
qu’elle est le seul havre et recours.
Ich höre, die Axt hat geblüht,
ich höre, der Ort ist nicht nennbar,
ich höre, das Brot, das ihn ansieht,
heilt den Erhängten,
das Brot, das ihm die Frau buk,
ich höre, sie nennen das Leben
die einzige Zuflucht.
I hear that the axe has flowered,
I hear that the place can’t be named,
I hear that the bread which looks at him
heals the hanged man,
the bread baked for him by his wife,
I hear that they call life
our only refuge.
poème de Paul Celan trouvé ici …
rencontre cosmique
20 juillet 2015 § 6 Commentaires
Sur le toit de l’hôtel où je vis avec toi
Quand j’attends ta venue mon amie
Que la nuit fait chanter plus fort et mieux que moi
Tous les chats tous les chats tous les chats
Que dit-on sur les toits que répètent les voix
De ces chats de ces chats qui s’ennuient
Des chansons que je sais que je traduis pour toi
Les voici les voici les voilà
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend
Ici-bas souvent chacun pour sa chacune
Chacun doit en faire autant
La lune est là, la lune est là
La lune est là, mais le soleil ne la voit pas
Pour la trouver il faut la nuit
Il faut la nuit mais le soleil ne le sait pas et toujours luit
Le soleil a rendez-vous avec la lune
Mais la lune n’est pas là et le soleil l’attend
Papa dit qu’il a vu ça lui…
Des savants avertis par la pluie et le vent
Annonçaient un jour la fin du monde
Les journaux commentaient en termes émouvants
Les avis les aveux des savants
Bien des gens affolés demandaient aux agents
Si le monde était pris dans la ronde
C’est alors que docteurs savants et professeurs
Entonnèrent subito tous en chœur (Au refrain)
Philosophes écoutez cette phrase est pour vous
Le bonheur est un astre volage
Qui s’enfuit à l’appel de bien des rendez-vous
Il s’efface il se meurt devant nous
Quand on croit qu’il est loin il est là tout près de vous
Il voyage il voyage il voyage
Puis il part il revient il s’en va n’importe où
Cherchez-le il est un peu partout…
avide
20 juillet 2015 § 1 commentaire
transports en commun
1 juillet 2015 § Poster un commentaire
du transport singulier à celui collectif… dessins réalisés ce soir en rentrant en métro… le M2 de Lausanne… improviser pour trouver une autre fenêtre… une autre voie…
Ne dites pas que je vous aime
lorsque je vous aime au printemps.
L’Oiseau Bleu résout ce problème:
je vous aime en vous inventant.
Paul Fort
Plutôt être ensemble – ballotés sur la houle –
Qu’un Havre – non partagé par toi.
Plutôt la Cargaison – à bord – ici –
Que les « îles aux épices » –
Et toi – absent –
Emily Dickinson
il est né pour le solstice d’été
18 juin 2015 § 2 Commentaires
plus de 30 personnes ont participé à ce dessin collectif débuté le 31 décembre 2014 et terminé pour le solstice d’été… merci à tous ceux qui ont posé leurs traits et leurs couleurs … Anne-Letizia, Serge, Claude, Thomas, Jade, Nathalie, Celeste, Matthieu, Jean-Didier, Laura, Lea, Assya, Sylvain, Manouche, Christine, Shona, Neal, Nicolas, Noémie, Anne, Anne-Laure, Barbara, Luce, Rike, Sylvie et Silvia… et des visiteurs des journées portes ouvertes…
être de feu…élémentaire… Golem… corps explosé entre l’imaginaire et le terrestre… créature…
dans le train
4 juin 2015 § Poster un commentaire
dessiné entre Renens et Genève aujourd’hui…
Le poème
est un oiseau
qui a du mal à se poser
La pierre
est un oiseau
qui a du mal à s’envoler
Werner Lambersy trouvé chez Arbrealettres……. mon fournisseur agréé de parures de dessin
aller et retour …
1 juin 2015 § 1 commentaire
des dessins réalisés le temps d’un trajet de métro … inspirées dans la rame … apparitions inopinées
Itinérants
Il était très tard et très tôt,
le métro roulait vers la porte de la Chapelle.
Il n’y avait personne sauf deux
et la première personne parlait à la seconde personne
d’une troisième personne qui était,
à l’entendre, un oiseau.
Elles descendirent à la Trinité
et sur le quai, sans la saluer,
croisèrent une autre personne
qui avait une queue et des cornes
et devait descendre à la Fourche.
toujours le même t’aime
31 Mai 2015 § Poster un commentaire
variation sur un dessin de l’année passée… déclinaison infinie des traits… de l’amour particulier à l’amour cosmique…

Comme nous
elles naissent opaques
et d’un matériau commun
pour arriver parfois au diamant
et taillées par un art amoureux
retrouver les éclats
d’une étoile
dont nous sommes restés
les orphelins obscurs et douloureux
Comme nous
elles sont constituées surtout
de vide
et dorment d’un sommeil animal
autant que végétal
mais sans doute moins inquiet
et plus profond
Comme nous
elles possèdent des membres
des poumons et des paupières
quelles agitent moins souvent
moins brutalement
et avec une extrême discrétion
Elles se parfument
mais d’essences plus subtiles
où entrent des rappels d’alambics
immémoriaux et soufrés
Elles aiment les caresses
et s’usent volontiers
vers des courbes et des rondeurs
familières de nuques et de hanches
Elles se montrent gourmandes
mais d’épices
dont les ardeurs montent plus haut
plus loin dans les vertiges
de la durée
et les sargasses cosmiques
de la création
dans les frayères glauques
des premières vapeurs
des gésines gazeuses du néant
Werner Lambersy trouvé ici chez Arbrealettres……
petites apparitions transitoires
26 Mai 2015 § 4 Commentaires
drôle de rame
27 avril 2015 § 5 Commentaires
je me suis rendue compte qu’il m’était possible de dessiner dans le métro… alors… le temps d’un trajet, j’ai saisi l’inspiration ambiante que voici… après tout ce n’est pas pour rien que l’on dit transport en commun… non ?
un nouvel exercice donc : un dessin le temps d’un trajet… un voyage dans le voyage…
Portraits
Quand il eut regardé de bien près tous les monstres
Et vu qu’ils étaient faits tous de la même étoupe,
Il put s’asseoir tranquille dans une chambre claire
Et voir l’espace.
Guillevic













