il court il court le dessin…
13 janvier 2014 § Poster un commentaire
dessin collectif de cette année… technique mixte sur carton format 80×80…
18 personnes ont partagé leur sensibilité… leurs traits délicats… tout en circonvolutions autour du noyau…
merci votre contribution … de tout mon coeur
Wladd, Natascha, Jean-Luc, Sylvain, Muriel, Nicolas, Celeste, Philippe, Edgar, Marie-Laure, Elise, Filomena, Antonio, Anne-Laure, Sylvie, Anne, Deiva et Rike …
Les trois cercles
J’aurai vu.
J’aurai saisi, à force, les trois cercles:
le commun, le propre et celui de l’arcane.
J’aurai su le désir et le vide.
Parfois, trop proche de comprendre,
j’aurai baisé les lèvres de l’abîme.
Quelques chances m’auront sauvé.
Il me faudra beaucoup d’esprit,
à la dernière passe,
pour rire de l’infime chemin parcouru.
Franck André Jamme
2014
3 janvier 2014 § Poster un commentaire
le dessin collectif amorcé le 31 décembre …
pour la troisième fois une étincelle dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier… avec la participation de Wladd Muta , de Natascha Plum et de Jean-Luc Marbot…

Wladd pose l’acte fondateur en maître du cœur noir…

Natascha pose quelques tuteurs à la floraison chaotique…

Jean-Luc nourrit délicatement le rêve…
une histoire à suivre, à continuer ces prochains mois… comme en 2012 et en 2013…
Demain tous ces mots en lesquels je t’aime
seront vivants, toi morte.
Corps, tu étais en vie pour ne plus l’être,
Si belle ! Seuls demeurent ces vers.
Fernando Pessoa


encore des étoiles
17 décembre 2013 § Poster un commentaire
QUAND LES ASTRES…
Quand les astres dans les brouillards cosmiques s’éteignent,
Et les tours se perdent dans les fumées
Et les oiseaux luttent contre l’hiver —
Comment nos âmes pourraient-elles chanter ?
Qu’elles scintillent comme cristaux bleutés
Et s’égarent là-bas dans l’azur,
Où dans les siècles nos frères sont restés,
Qui des lointains écoutent notre cœur.
Qu’elles meurent comme les astres meurent,
Et se livrent des guerres cosmiques,
Qu’elles fulgurent et s’éteignent
Et de nouveau se fondent en une autre planète.
Srecko Kosovel
je sais que cela fait un temps que je n’ai publié ici… dans ce journal du dessin rencontre vous trouverez plus de 250 de mes dessins en vous y promenant…
pleine lune
18 novembre 2013 § Poster un commentaire
improvisation sous la lune d’une carte médecine « le lapin » ( dessin de départ d’ Angela C. Werneke… )

Brillante de beauté comme lune d’automne,
qu’en mon esprit la déesse des paroles,
écartant le rideau de ténèbres,
illumine le sens de toutes choses.
extrait de Sahityadarpana de Viswanatha
écriture
27 octobre 2013 § Poster un commentaire
présence en spirales
1 octobre 2013 § 3 Commentaires
L’air grisâtre est bruissant et moite;
On se sent bien et à l’abri dans la forêt.
Docile je vais porter une fois encore
La croix légère des promenades solitaires.
Et de nouveau, vers l’indifférente patrie,
Le reproche, comme l’oiseau, monte en spirale.
Je participe à la vie ténébreuse,
Je suis innocent de ma solitude.
Un coup de feu. Sur le lac assoupi
Les ailes des canards pèsent lourd à présent.
Les troncs des sapins sont hypnotisés
Par le reflet d’une double existence.
Ciel vitreux à l’étrange miroitement,
De l’univers la brumeuse douleur —
Ô permets-moi d’être pareillement brumeux,
Permets-moi de ne pas t’aimer.
Ossip Mandelstam
merci une fois de plus Arbrealettres…
ensemble
26 septembre 2013 § 5 Commentaires
Ensemble
Il y aura une fois
Une ou deux fois
Toutes les fois
Du bonheur pour tous
Rien que du bonheur
Sur toute la terre
Si nous le voulons
Si nous le faisons
Si nous nous y mettons
Tous aujourd’hui
Ensemble.
Jean Rousselot
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quelques dessins saisis au cours d’une rencontre avec un coach d’équipe… un processus nommé « team building »… consolidation de lien entre les collaborateurs d’un service… discussion… expression… émotion… espoir…
☆
ces croquis témoignent de ma perception du moment…
- Il remue à peine dans le froid. A tant scruter la nuit, ses yeux ont englouti ses lèvres. Il va désormais des uns aux autres, luciole doutant de l’équilibre précaire. (Bernard Montini)
- Je propose à chacun, l’ouverture des trappes intérieures, un voyage dans l’épaisseur des choses, une invasion de qualités, une révolution, ou une subversion comparable à celle qu’opère la charrue ou la pelle, lorsque, tout à coup et pour la première fois, sont mises à jour des millions de parcelles, de paillettes, de racines, de vers et de petites bêtes jusqu’alors enfouies (Francis Ponge)
- RETOUCHE A L’EXAMEN DE CONSCIENCE Les miroirs en vis-à-vis font des discours à l’infini. (Daniel Boulanger)
- L’eau qui toujours Cherche à s’évader Doit souffrir Dans la glace. (Guillevic)
- Tu retrouvais partout la vérité hideuse, Jamais ce qu’ici-bas cherchaient tes vœux ardents, Partout l’hydre éternelle qui te montrait les dents; Et poursuivant toujours ta vie aventureuse, Regardant sous tes pieds cette mer orageuse, Tu te disais tout bas: « Ma perle est là dedans. » (Alfred de Musset)
- l’hydre à sept têtes… telle un organigramme …
- Toutes mes émotions dépendent d’un imminent orage Moi scientifiquement je me demande comment a été créé mon cerveau, ce que j’en fais, moi, de cette erreur. Je fais semblant d’avoir âme et pensées pour mieux circuler au milieu des autres, quelquefois il me semble aussi que j’aime des visages et des paroles de personnes, rarement; être touchée j’aimerais pouvoir toucher, mais je découvre toujours que toutes mes émotions dépendent d’un imminent orage. (Patrizia Cavalli)
- L’espoir s’ouvre à deux battants On entre Toutes les couleurs sont celles que l’on aime Et l’on boit à la même source Le bonheur bien frais (Pierre Albert-Birot)
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les textes proviennent d’ arbrealettres … mon pourvoyeur de mots inspirés qui dialoguent avec mes dessins… merci pour son époustouflant travail et son goût inspiré…
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lave
15 septembre 2013 § Poster un commentaire
rêveur rouge
9 septembre 2013 § 5 Commentaires
La folie seule de l’amour
perce le trou par où s’échappe
l’ivresse d’être enfin dans l’azur
ou dans un carnage éclatant.
André Frénaud
trouvé sur Arbrealettres mon fournisseur magique…
besoin de reconnaissance
29 août 2013 § Poster un commentaire
Je ne veux pas de ces masques à moitié creux,
autant la marionnette.
Elle, du moins, est pleine.
Je souffrirai sa carcasse,
le fil aussi
et même son visage de pur semblant.
Ici je suis en face.
Même si s’éteignent les lampes,
même si j’entends dire : fin
– même si, de la scène le vide vient à moi
dans le gris courant d’air,
même si, de mes silencieux ancêtres,
aucun n’est plus assis à mes côtés, aucune femme,
pas même le garçon à l’œil brun qui louchait;
je resterai.
Il y a toujours à voir.
Rainer Maria Rilke

























