mon atelier à visiter
21 mars 2013 § Poster un commentaire
le 23 et 24 mars entre 12h et 18h dans le cadre d’Aperti…
venez nous dire bonjour dans mon petit atelier urbain de Renens… nous vous y accueillerons avec Djé Eelbode aka The Broken Face, mon invitée venue de Paris pour cette édition…
Pour les autres, pour les passants,
tu es simplement la fenêtre.
Pour moi qui t’aime du dedans
tu es ma plus profonde fête.
voyage transparent
17 mars 2013 § Poster un commentaire
inspiré par les tribulations de Nico Guerrero Vortex au bord de la terre…

au commencement une image…
A celui qui porte la Lumière
J’existe parce qu’il y a un homme qui me rêve ;
un homme qui dort et me voit agir et vivre et me mouvoir
— et qui rêve en ce moment que je vous parle comme je fais.
Quand il commencera à me rêver, mon existence commencera ;
quand il se réveillera, je cesserai d’être.
Je suis un jeu de son imagination, une création de son esprit,
un hôte de ses longues fantaisies nocturnes.
Le songe de ce quelqu’un a tant de consistance et de durée
que je suis devenu visible même à ceux qui sont éveillés.
Giovani Papini
il t’attend
11 mars 2013 § Poster un commentaire

dans le carnet… sage comme une image… il te tend son regard… il t’attend…

Votre nom ne me dit rien.
Seul votre regard me parle du silence
qui vous déserte ou qui vous hante
Michel Camus
dans mon carnet
26 février 2013 § 3 Commentaires




Irréalité
existence
Se passer la main sur le visage,
la crainte angoissée
de n’y plus trouver ni nez,
ni bouche,
tous traits effacés
comme sur un dessin …
Jacques Rigaut

un regard et soudain une fleur…
18 février 2013 § Poster un commentaire
petit croquis de cet après-midi…

La fleur que tu es je veux, non la fleur que tu me donnes.
Pourquoi donc me refuser ce que je n’exige point ?
Tu auras tout le temps de refuser
Après que tu auras donné.
Fleur, sois cette fleur ! Si te cueille avaricieux
La main de l’omineuse sphinge, alors toi, ombre
Pérenne, absurde tu devras errer,
En quête de la fleur que tu as déniée.
Fernando Pessoa
évocation au dix long
11 février 2013 § Poster un commentaire
apparitions au billet de dix francs suisses…

dans l’inspiration du projet « le prix du paradis » en cours jusqu’à Aperti……………
C’est un poème
que j’ai
commencé
à minuit dix
ça je le sais
tu venais
de remonter
le bathyscaphe
rose
de ta langue
Et
tes cuisses
me
quittaient
comme
des tours
qu’un séisme
vient
d’ébranler
Alors
j’ai regardé
l’heure
juste pour
savoir
quand la fin
du monde
venait
d’avoir lieu
Werner Lambersy

dix moi ……….
mise en forme du jour
3 février 2013 § Poster un commentaire
aperçus du projet « le prix du paradis »
Dès que nous séchons notre papier, il n’est plus autour de nous qu’une grande solitude.
A la fin, il n’y a plus que la mort sur les rives de la mer. Tout est néant.
Mais dans la cendre des mots je sais bien que nous écrirons encore avec le doigt, comme des enfants.
Antonio Brocardo
C’est pas brillant
Papier d’argent
C’est pas donné
Papier-monnaie
Ou l’on en meurt
Papier à fleurs
Ou l’on s’en fout
Serge Gainsbourg

chacun exprime sa sensibilité dans un mode choisi…

la nouvelle Eve
30 janvier 2013 § 1 commentaire
ce dessin né d’un billet de 50 francs suisses… fantasme de valeur… tente de donner le change…
J’ai bu une Gorgée de Vie –
Savez-vous ce que j’ai payé –
Exactement une Existence –
Le prix, ont-ils dit, du marché.
Ils m’ont pesée, grain par grain de Poussière –
Ont mis en balance Peau contre Peau,
Puis m’ont donné la valeur de mon Être –
Une unique Goutte de Ciel!
Emily Dickinson (merci une fois de plus à Arbrealettres… mon pourvoyeur poétique… )
reprise du processus « le prix du paradis » après une petite parenthèse enchantée et vivifiante à Paris…
tous mes voeux et plus si affinité
7 janvier 2013 § Poster un commentaire
Par dons modestes et à demi-mots,
le cœur humain apprend le rien.
Rien, est la force qui rend le monde neuf.
Emily Dickinson
envie d’improviser sur le thème de la valeur ? en participant au projet « le prix du paradis » lors d’une visite de mon lieu de création ou en interprétant les images que je vous enverrai si vous vous manifestez sur dessinrencontre@gmail.com (contact et rendez-vous…)…………….. dessin, découpage, collage, réflexion, écriture, présence… rien…

Je ne suis rien.
Je ne serai jamais rien.
Je ne peux vouloir être rien.
À part ça je porte en moi tous les rêves du monde.
Fenêtres de ma chambre,
Ma chambre où vit l’un des millions d’êtres au monde dont personne ne sait qui il est
(Et si on le savait, que saurait-on ?),
Vous donnez sur le mystère d’une rue au va-et-vient continuel,
Une rue inaccessible à toutes pensées,
Réelle au-delà du possible, certaine au-delà du secret,
Avec le mystère des choses par-dessus les pierres et les êtres,
Avec la mort qui moisit les murs et blanchit les cheveux des hommes,
Avec le Destin qui mène la carriole de tout par la route de rien.
Fernando Pessoa « Bureau de tabac » trad. R. Hourcade, éditions Unes 1993
Não sou nada.
Nunca serei nada.
Não posso querer ser nada.
A parte isso, tenho em mim todos os sonhos do mundo.
Janelas do meu quarto,
Do meu quarto de um dos milhões do mundo que ninguém sabe quem é
(E se soubessem quem é, o que saberiam ?),
Dais para o mistério de uma rua cruzada constantemente por gente,
Para uma rua inacessível a todos os pensamentos,
Real, impossívelmente real, certa, desconhecidamente certa,
Com o mistério das coisas por baixo das pedras e dos seres,
Com a morte a pôr umidade nas paredes e cabelos brancos nos homens,
Com o Destino a conduzir a carroça de tudo pela estrada de nada.
cinquante transfiguré
31 décembre 2012 § Poster un commentaire

dessin préparatoire du projet « le prix du Paradis »…
peut-être aussi une façon symbolique d’entrer dans la cinquantième…

Limites
Il est une ligne de Verlaine dont je ne vais plus me souvenir,
Il est une rue proche interdite à mes pas,
Il est un miroir qui m’a vu pour la dernière fois,
Il est une porte que j’ai fermée jusqu’à la fin du monde.
Parmi les livres de ma bibliothèque (je les vois)
Il en est un que je n’ouvrirai plus.
Cet été, je vais avoir cinquante ans;
La mort me ronge et me ruine, incessante.
Jorge Luis Borges

Est-ce qu’il pleuvait? certainement.
Mais est-ce que l’eau mouillait, il y a cinquante ans?
Ernest Lavisse
merci à Arbrealettres, ma bibliothèque poétique virtuelle…………..










