70 ans
18 Mai 2017 § Poster un commentaire
n’est pas l’âge de ce personnage mais celui de l’édition du livre sur lequel je l’ai dessiné au stylo bille …
Le bleu
Vient de plus loin
Que la lumière.
Guillevic
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Le firmament
Accueille les chants
Qui de partout
Montent vers lui.
Il les absorbe
Et les transforme en bleu.
Guillevic
savoir détourner le pingouin
15 avril 2017 § Poster un commentaire
présence en chaque chose
4 avril 2017 § 7 Commentaires
le désespoir serait-il appel à poésie ? chaque instant quotidien me pousse vers une révélation… vers une vision qui guérit de tout…
Il n’y a que de petits miracles quotidiens,
des illuminations,
des allumettes allumées subitement
dans l’obscurité
Virginia Woolf
l’immense quotidien roulé dans l’iris
un matin
d’orchidées trouvées
Nicole Brossard
Quotidiennes
Voici que dans cette journée
Le ciel d’azur proclame
Qu’il va s’ouvrir,
Que nous allons voir
Ce dont nous ne savons
Rien que l’existence,
Que ce sera la grande révélation,
L’éblouissement où nos profondeurs
Se laisseront dévoiler
Et nous vivrons alors
Selon ce désir fou
Qui est en nous –
Cela s’annonce tous les jours
Et chaque jour nous espérons
Que ce sera pour aujourd’hui.
Guillevic
les beaux mots ont été glanés sous l’arbrealettres…
laisse le printemps te prendre
20 mars 2017 § Poster un commentaire
Le printemps est là, superbe!
Il est là, le printemps, le superbe printemps!
De longs bateaux légers, le vieux Danube rêve.
Il est là, le printemps, le printemps plein de sève!
Entends…
Et vois le vent d’avril qui roule et qui soulève
Les senteurs de nos prés. Avec elles, joyeux,
Le vent joue au cerceau. Sens-tu son allégresse?
Dis-le! Sais-tu ce que je veux?
Il me faudrait une maîtresse
Sous le venteux éveil,
Une maîtresse au souffle frais, vermeil,
A la carnation de perce-neige.
« Etreins-moi, Belle Biche! Encore! » lui dirai-je.
Chaque enfant est un rire au savoureux solfège.
II est là, le printemps,
Le joyeux cri du ciel! Entends!
II est venu, dis-tu, plus tôt que de coutume?
L’hiver aurait-il existé?
Il n’a jamais été!
Avant de naître, il fut posthume!
Eclose ton grand cœur! Jaillissent les bourgeons
Issus de nos poumons!
Monte le vent d’avril plus léger que la plume!
Attila Jozsef
trouvé chez Arbralettres à qui je souhaite un printemps foisonnant et léger…
dessiné dans le métro aujourd’hui … sève d’équinoxe … vert salvateur et régénérant … douce fraîcheur
détail dans l’atelier
11 mars 2017 § 4 Commentaires
juste saisi maintenant, un peu de lumière sur le dessin accroché au mur de l’atelier… acrylique et crayon sur sac papier pour ordures…
Pour qu’aucune lumière ne nous aime
Ils sont venus
portant drapeaux acérés et pistolets
ont abattu toutes les étoiles et la lune
pour qu’aucune lumière ne nous reste
pour qu’aucune lumière ne nous aime
Alors nous avons enterré le soleil
Ce fut une éclipse sans fin
***
Damit kein Licht uns liebe
Sie kamen
mit scharfen Fahnen und Pistolen
schossen alle Sterne und den Mond ab
damit kein Licht uns bliebe
damit kein Licht uns liebe
Da begruben wir die Sonne
Es war eine unendliche Sonnenfinsternis
Rose Ausländer
avec le reste du ciel
1 mars 2017 § Poster un commentaire
Atlas féminin
26 février 2017 § 4 Commentaires
ou une autre façon de porter le monde … dessin du jour dans un carnet commencé et l’envie de détourner quelques autocollants didactiques distribués en grande surface…
Un jour au mont Atlas
Un jour au mont Atlas les collines jalouses
Dirent : – Vois nos prés verts, vois nos fraîches pelouses
Où vient la jeune fille, errante en liberté,
Chanter, rire, et rêver après qu’elle a chanté ;
Nos pieds que l’océan baise en grondant à peine,
Le sauvage océan ! notre tête sereine,
A qui l’été de flamme et la rosée en pleurs
Font tant épanouir de couronnes de fleurs !
Mais toi, géant ! – d’où vient que sur ta tête chauve
Planent incessamment des aigles à l’œil fauve ?
Qui donc, comme une branche où l’oiseau fait son nid,
Courbe ta large épaule et ton dos de granit ?
Pourquoi dans tes flancs noirs tant d’abîmes pleins d’ombre ?
Quel orage éternel te bat d’un éclair sombre ?
Qui t’a mis tant de neige et de rides au front ?
Et ce front, où jamais printemps ne souriront,
Qui donc le courbe ainsi ? quelle sueur l’inonde ?… –
Atlas leur répondit : – C’est que je porte un monde.
Victor Hugo
moshi moon
5 février 2017 § Poster un commentaire













