moins seul
19 novembre 2017 § 10 Commentaires
au commencement dans un sillage d’encre
solitude pourpre et silencieuse
Plein d’incertitude
Est l’automne.
Au moindre motif,
Involontairement,
Le cœur – n’est-il pas vrai? –
Se sent dans la tristesse.
Le moine Saigyô
avalé par la bête du temps
des années plus tard au réveil
à côté de lui
Cette lune sur l’eau
Est-ce toi
Cette lune dans l’eau
Est-ce toi
Est-ce toi reflet et éclat
A toi-même inédits
En ton unique mémoire
Tu regardes
Et tu t’éloignes
Tu souris
Et tu t’éloignes
A jamais proche inaccessible
Dans l’au-delà d’ici
Dans l’au-delà de toi.
François Cheng


