il t’attend

11 mars 2013 § Poster un commentaire

regard par Kajan(c)

dans le carnet… sage comme une image… il te tend son regard… il t’attend…

la Karnet de Kajan(c)

Votre nom ne me dit rien.
Seul votre regard me parle du silence
qui vous déserte ou qui vous hante

Michel Camus

 

 

 

 

évocation au dix long

11 février 2013 § Poster un commentaire

apparitions au billet de dix francs suisses…

aux dix longs par Kajan(c)

dans l’inspiration du projet « le prix du paradis » en cours jusqu’à Aperti……………

 

C’est un poème
que j’ai
commencé
à minuit dix
ça je le sais
tu venais
de remonter
le bathyscaphe
rose
de ta langue

Et
tes cuisses
me
quittaient
comme
des tours
qu’un séisme
vient
d’ébranler

Alors
j’ai regardé
l’heure

juste pour
savoir
quand la fin
du monde
venait
d’avoir lieu

Werner Lambersy

aux dix longs par Kajan(c)détail

dix moi ……….

improvisation colorée

15 décembre 2012 § 2 Commentaires

regard par Kajan (c)

Incandescence à la lisière
d’un ciel bas — la lumière-nid non dévorée
décline vers le minimum vital : du moineau
à l’oiseau sans nom, la distance
est la proie — fumée
qui atténue les braises, contrairement à la secte
d’ailes, où tu palpites, fumée épouse
du rougeoiement — dans la mémoire du moineau
cela parachève le sommeil des nuages.

 

Paul Auster

elle pense par Kajan (c)

improvisation colorée d’une fin de vendredi… avec ce que j’ai sous la main… et juste un peu d’alcool sur le dessin… l’encre file… regard fugace… plaisir improvisé…

fleur de pensée par Kajan(c)

Contre la façade du soir:
ombres, feu, et silence.
Pas vraiment le silence, mais son feu –
l’ombre
portée par un souffle.

Pour pénétrer le silence de ce mur,
je dois me dépouiller de moi-même

Paul Auster

 

 

 

 

 

 

luné

16 septembre 2012 § Poster un commentaire

J’étais entouré de solitude ce soir-là et lisais un livre.
Mon coeur se desséchait, il me semblait que la beauté était façonnée par des marchands de paroles.
Je fermai le livre avec lassitude et soufflai la chandelle.
En un instant la chambre s’emplit de lune.

Esprit de Beauté, comment pouvais-tu,
toi dont l’éclat inonde le ciel,
rester caché derrière une minuscule flamme de bougie ?
Comment quelques vains mots d’un livre
pouvaient-ils monter comme une brume et te voiler,
toi dont la voix apporte au coeur de la terre un calme ineffable ?

(Rabindranath Tagore)

présences et papier

14 avril 2012 § 4 Commentaires

fabrication de papier artisanal et apparitions transitoires entre deux feuilles… beauté fugace des transparences… jeu d’encre sur pâte de papier…

Apparition

Je vis un ange blanc qui passait sur ma tête ;
Son vol éblouissant apaisait la tempête,
Et faisait taire au loin la mer pleine de bruit.
– Qu’est-ce que tu viens faire, ange, dans cette nuit ?
Lui dis-je. – Il répondit : – je viens prendre ton âme. –
Et j’eus peur, car je vis que c’était une femme ;
Et je lui dis, tremblant et lui tendant les bras :
– Que me restera-t-il ? car tu t’envoleras. –
Il ne répondit pas ; le ciel que l’ombre assiège
S’éteignait… – Si tu prends mon âme, m’écriai-je,
Où l’emporteras-tu ? montre-moi dans quel lieu.
Il se taisait toujours. – Ô passant du ciel bleu,
Es-tu la mort ? lui dis-je, ou bien es-tu la vie ? –
Et la nuit augmentait sur mon âme ravie,
Et l’ange devint noir, et dit : – Je suis l’amour.
Mais son front sombre était plus charmant que le jour,
Et je voyais, dans l’ombre où brillaient ses prunelles,
Les astres à travers les plumes de ses ailes.

Victor Hugo

à Mena

rose en hiver

2 novembre 2009 § 3 Commentaires

souvenir des traits passés

rose en hiver

je me sens

parfum réchauffé des derniers rayons

réveille une parole

ce secret entrevu

me tient en vie

jusqu’au retour de la lumière


Où suis-je ?

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