double sens

13 juillet 2016 § Poster un commentaire

comme le métro dans lequel je me déplaçais aujourd’hui en dessinant des esprits avec esprit alors qu’ « est-ce pris ? » tu m’as dit… et ce prix ? chair… très chair… 

double sens par Kajan(c)JPG

double sens renversé par Kajan(c)

 

du matin au soir

11 juillet 2016 § Poster un commentaire

du matin au soir par Kajan(c)

°°°

du soir au matin par Kajan(c)

 

le même dessin… né ce matin dans le métro puis parachevé ce soir… boucle bouclée… et des pétales comme des amis réunis…     
                                 
à Syl et Syndie

 

L’homme n’est qu’une fleur de l’air
tenue par la terre,
maudite par les astres,
respirée par la mort;
le souffle
et l’ombre de cette coalition,
certaines fois,
le surélèvent.

René Char

blessure

29 mars 2016 § 3 Commentaires

état de spleen de ce jour… seule… le regard interrogeant le ciel… alors j’ai dessiné… j’ai soufflé sur la blessure… dans le train entre Renens et Lausanne… 

Finir
Par se pardonner

Jusqu’à la blessure
Faite à la rose.

Guillevic

la blessure du 29 mars par Kajan(c)

on n’a jamais dit la haute blessure

le besoin de pleurer jusqu’au sang
et la gorge prise
dans l’étau de lune

la plaie si douce
et les ténèbres renversées

on n’a jamais dit

tous les mots du monde
écorchant d’un coup les nerfs

et le chemin qui se perd
au plus noir d’aimer

Zéno Bianu

 

fascination et disparition

12 mars 2016 § 6 Commentaires

depuis plusieurs mois j’expérimente le dessin en transports publics… je tente de capter l’énergie de ce moment… mon temps de transport s’est allongé jusqu’à mon travail… j’observe les gens… nous sommes ensemble dans la rame du métro mais rien n’est moins sûr… quelque chose fascine… hypnotise même… 
moi et mon carnet de dessin … eux et leurs écrans … est-ce pareil ?

fascination et dissolution par Kajan©

 

Les cris jaune pâle des fous de Bassan
me vieillissent de mille ans
et à chaque résistance
l’ondulation
de chacun de leurs vols
bénit la terre
et bâtit le temple
de la Fascination

Judith Pointejour                  trouvé ici

fascination par Kajan(c)

à qui parler par Kajan(c)

 

 

le 4 mars dedans

7 mars 2016 § Poster un commentaire

4 mars dedans par Kajan(c)

dessiné vendredi passé dans le train en pensant à mon côlon… à l’intérieur de mon ventre le 4 mars… dedans se trouve un vieux souvenir… un passé collant qui m’empêche d’accéder à la lumière…

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– Si tu passes la main hors lisière
tu risques de la perdre,
agrippée par les ébauches
des gestes inassouvis.

– Si tu glisses tes yeux hors lisière
tu risques qu’ils soient piégés
par une nuit cadenassée
la nuit de tout cela
que tu n’auras pas vu
ni voulu voir.

– Faut-il s’enliser in situ
pour habiter du vivant?

– Tu pourrais camper
dans les andains de la géographie,
t’extirper des plaies
par la grille des déchiffrements.

– Mais que sont tes mots,
sinon confusion
ou contusions de la langue?

– Tout le dedans est à exclure,
de l’ordre du dehors
pour rendre le temps réversible.

– Tu es raturé par ce que tu n’es pas
qui veut corriger ce que tu crois être.

– Parfois à l’aube, tu te couvres
du givre,
de ce qui reste informulable.

Charles Dobzynski

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déjà là le 4 février

4 février pour Sylvie par Kajan(c)

des mètre d’intestins interminables… des kilomètres de pensées… et après le vide…

simple dessin par Kajan(c)

Laisser dedans
En attente
La clé de la porte latérale.

Mukai Kyorai

en souvenir de Claude mon père…

œil en tulipe

2 mars 2016 § Poster un commentaire

oeil en tulipe par Kajan(c)

Chanson d’une dame dans l’ombre

Quand vient la Silencieuse et coupe la tête des tulipes :
Qui gagne ?
Qui perd ?
Qui s’avance vers la fenêtre ?
Qui nomme en premier son nom ?
Il en est un, qui porte mes cheveux
Il les porte comme on porte les morts à bout de bras.
Il les porte comme le ciel portait mes cheveux dans l’année, celle où j’aimais
Ainsi il les portait par vanité
Celui-là gagne.
Celui-là ne perd pas.
Celui-là ne s’avance pas vers la fenêtre
Celui-là ne nomme pas son nom.
Il en est un, qui a mes yeux.
il les a, depuis que les grandes portes se sont refermées.
il les porte comme anneau aux doigts.
Il les porte comme éclats de plaisir et de saphir :
Il était déjà mon frère à l’automne ;
Il compte déjà et les jours et les nuits.
Celui-là gagne.
Celui-là ne perd pas.
Celui-là ne s’avance pas vers la fenêtre
Celui-là nomme son nom en dernier.
Il en est un, qui a ce que j’ai dit.
Il le porte sous le bras comme un paquet.
Il le porte comme l’horloge porte sa plus mauvaise heure.
Il le porte de seuil en seuil, il ne le jette pas au loin.
Celui-là ne gagne pas.
Celui-là perd.
Celui-là s’avance vers la fenêtre
Celui-là nomme son nom en premier.
Celui-là sera décapité avec les tulipes

Paul Celan

entrée en matière … et sortie

26 février 2016 § 3 Commentaires

 

quelques mots du matin dans le métro … suivis de quelques traits ce soir en sens inverse …

entrée en matière par Kajan(c)

de la même façon que tu es entré en matière
              un jour tu en sors
         tous ces regards ne pourront te retenir
sans toi les parfums flotteront
              flottent encore
un instant suffit
                        et
                             résume tout
           tu n’es qu’une impression de la vie

entrée en matière horizontale par Kajan(c)

Où suis-je ?

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