Santa Maria della Corona
14 mars 2020 § 2 Commentaires

« Santa Maria della Corona » apparue le vendredi 13 mars sur un sac de papier de récupération pendant la crise du coronavirus
Protégez-nous
Vous qui êtes la Source première
L’Origine de tous les corps et la Mère des rêves
Aidez-nous à voir au-delà de la peur
Faites chanter votre voix au cœur de nos songes
°°°°°°°°°°°
J’ai un cancer au coeur.
Un excès qui me dévore.
Mais j’ai dans la cervelle une petite étoile
J’ai donné de mon étoile toute la lueur que j’ai pu.
Mais parfois, de très loin en moi, une plainte s’élève, déchirante.
C’est le cancer qui chante.
°Marie Noël°
C’est auprès de la source
Que s’entendent le mieux
Les trois dimensions.
°Guillevic°
sous la lune du 10 janvier
19 janvier 2020 § 6 Commentaires
apparitions dans l’énergie de cette lune du 10 janvier sur des estampes réalisées avec une peau de banane gravée…
Cette Pleine Lune du loup est apparue dans le signe du Cancer reliée à la conjonction Saturne Pluton qui est l’aspect majeur de l’année 2020.
La puissante énergie de transmutation de Pluton favorise la désintégration d’un système archaïque, la présence de Saturne à ses côtés renforce l’exigence d’une transformation aussi profonde que radicale.
Le vieux monde s’écroule, le Nouveau Monde est en marche …

Nous sommes les vagues profondes
Où les yeux plongent vainement ;
Nous sommes les flots et les ondes
Qui déroulent autour des mondes
Leur manteau d’azur écumant !
extrait de Josef Autran

l’ombre de la banane à l’encre

Chaque chose au monde porte en elle sa réponse,
ce qui prend du temps ce sont les questions.
José Saramago


MYSTÈRE DU MONDE
Cela qu’on ne peut voir – devient.
Cela que l’on voit – est advenu déjà.
Ce qui est advenu – déjà n’est plus
Pour devenir autre chose en secret.
Ce qui n’a plus pouvoir de devenir
Déjà doit s’anéantir.
Ce qui plus haut cesse de s’élever
Il lui faut descendre plus bas.
S’anéantir – est aussi devenir
Dans l’effacement.
Le devenir d’un brin d’herbe
Est un secret pour la terre
Comme chaque homme pour l’homme.
Chaque rameau particulier
A son foyer
Chaque arbre pour le monde est singulier,
Enfoui avec les troncs
Ils vivent ensemble.
Aron Lutski


merci à toi Serge pour ton regard et la force que tu me donnes
tous ces mots inspirés ont été dénichés chez Arbrealettres … pourvoyeur de bijoux poétiques
hygiène et sécurité
10 décembre 2019 § Poster un commentaire
la peur m’a confinée à une étrange solitude
tremblante dans l’illusion de ce monde injuste
je peux enfin crier
je ne veux plus me défendre
contre tous les dangers que j’ai moi-même inventés
je suis fatiguée
pourtant je sais
quelque part
m’attend une douce lumière
une belle chaleur
comme une musique des âges célestes
j’écoute les battements de mon cœur
CJdK

LA CELLULE DE MOI-MÊME
emplie d’étonnement
La muraille peinte à la chaux de mon secret
J’ouvre la porte avec ma main vide
Un peu de sang blessé dans la paume
Pierre Jean Jouve
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Nos corps ne connaissent pas l’adieu
Rencontre est le nom
de chacune de nos cellules
Adonis

Deux bouddhas de pierre au bord du chemin
Nus, mal nourris, se font face
Sans protection contre le vent, la pluie,
la neige et le givre
Je les envie pourtant, car ils ignorent
La douleur de la séparation
Chông Chôl
rayon vert
1 décembre 2019 § Poster un commentaire
à côté de chez moi, à la gare, une immense grue construit le rayon vert,une passerelle végétalisée qui franchit les voies…
cela se passe la nuit après avoir arrêté les derniers trains et débarrassé les curieux des quais…
derrière le jura, un jeune président a dit il n’y a pas si longtemps sur un ton péremptoire qu’il suffit de traverser la route pour trouver du travail…
je me demande ce que je pourrai trouver en franchisant les voies sur ce rayon vert…
j’espère m’y retrouver enfin… peut-être…
quelle drôle d’idée cette passerelle ainsi nommée au milieu des édifices de béton qui poussent tellement plus vite que les arbres…
un peu plus loin le pont bleu déjà s’était élevé l’année d’avant dans les bras d’une grue géante, la plus grande m’avait-on chuchoté…
aux urbains ne restent que des métaphores, des aspirations, des fantasmes de couleurs… tout plutôt qu’une nature sensuelle, qu’une verdure apaisante…
les routes et les chemins sont agrandis pour que tous atteignent leur lieu de travail ou leur université…
pour que tous atteignent leurs objectifs, répondent à leurs besoins,
avec efficacité et bienveillance…
moi je regarde la grande grue avec fascination déplacer un segment au milieu de la nuit…
bientôt je franchirai les voies sur ce rayon…
qu’il soit de conscience !
Te dire jamais
jamais comme borne à l’univers connu
à la normalité merveilleuse de l’humain
jamais comme si on pouvait former des décrets
à partir de l’observation de la Nature
Je ne le dirai pas
Jamais n’est pas un mot de la réalité
jamais est un mot-lunette pour ceux comme toi
qui ont besoin de certitudes extérieures
Je n’en ai pas besoin moi
L’avenir s’étend couleur béton ciré
grande esplanade où je pourrai courir
Le vent est frais la lune et le soleil bien accrochés
Je fais des roulades sauts périlleux athlète papillon
plaisir fou de l’accord
avec le vent la lune et le soleil
Aya Cheddadi
Julian
19 novembre 2019 § Poster un commentaire

j’ai crié « au feu »! …
je voyais les flammes …
j’ai marché sur les cendres …
j’ai appelé ! j’ai appelé ! j’ai pleuré …
et voilà qu’ils me regardent tous : ils croient que je l’ai allumé !
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Hier soir j’ai rêvé que j’entendais
Dieu me crier : Alerte!
C’était ensuite Dieu qui dormait
et moi je criais : Réveille-toi!
Antonio Machado
comme un fantôme
5 octobre 2019 § Poster un commentaire
après un concert incantatoire de Susheela Raman
en découvrant son dernier album où les gamelans résonnent en chœurs d’ailleurs
elle est arrivée dans une robe étonnante … un mélange d’armure, de combinaison spatiale avec des accents pharaoniques … Shusheela Raman chante et enchante mais sans complaisance, avec une exigence, une aspiration à nous emmener loin, loin de la consommation facile, loin des effets gratuits, au monde où les esprits nous renvoient à ce que nous sommes …

GHOST CHILD
hawk rising
circles the empty sky
she is being
as I,just being
someone somewhere
somehow become
the frayingedge of a picture
of a fledgeling
on a highledge loooking down
the ghost of a child
echoes on the wind
i have returned
in older skin
(:::)
Susheela Raman
extrait de son dernier album Ghost Gamelan
merci à Renens pour son audacieuse programmation et son engagement à faire découvrir d’autres sentiers …
besoin d’air
25 juin 2019 § Poster un commentaire
dessin réalisé pendant une présentation de la ligue pulmonaire et poème inspiré par l’apnée du sommeil … http://www.lpvd.ch

de l’air que je respire mal
que je me donne
inspire les rêves
où je crois partir
la gorge serrée
le torse se tord
en essayant
de respirer
fort
ma langue remplit l’espace
cherche à combler le vide
mais le vide c’est mon souffle
ma gorge aride
ma pensée confuse
plonge peu profondément
en apnée
soudain je me réveille
effrayée
l’air de rien
Vénus dévoilée
me jette un regard
incrédule
et la fatigue victorieuse
emporte ma journée
poème et dessin de Catherine Jan dite Kajan
mater dolorosa
23 juin 2019 § 2 Commentaires
mater dolorosa
gelée à la rose
perdre ma mère n’est pas un thème pour la chanson
perdre sa mère
comment le peut-on?
sous la lune
en perpétuelle gestation
le temps a craché des mots incompréhensibles
dont le poète s’est saisi
tu semblais là
es-tu partie?
le vide n’a jamais semblé aussi plein d’impossibles questions
ce soir ma peine se soigne à l’essence de rose
dans le jardin éternel
tu reposes
poème et dessin de Catherine Jan dite Kajan

table de nuit
2 Mai 2019 § 3 Commentaires
c’est la première fois que je tatoue un meuble …
juste à côté du lit cette petite table de nuit avait été parée autrefois d’un système de protection avec fermeture renforcée contre de petits doigts aventureux … les doigts ont grandi … la drôle de porte avait envie d’une nouvelle histoire …
Ce que dit le Rosier
Je parlais au rosier dans un beau soir perdu ;
Et voici ce que le rosier m’a répondu :
Pourquoi briser ainsi mon rêve
De terre grasse et de paix brève ?
Ayant su l’écouter alors je reconnus
Que ces mots étaient vrais… Je partis, les pieds nus.
Car en ce monde où la fatigue se prolonge,
Chacun sait que rien n’est si parfait que le songe.
Renée Vivien
à respirer tant de roses sans penser aux épines … pour Serge







