70 ans

18 Mai 2017 § Poster un commentaire

n’est pas l’âge de ce personnage mais celui de l’édition du livre sur lequel je l’ai dessiné au stylo bille …

 

Le bleu
Vient de plus loin
Que la lumière.

Guillevic

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Le firmament
Accueille les chants

Qui de partout
Montent vers lui.

Il les absorbe
Et les transforme en bleu.

Guillevic

 

deux cœurs sur un tabouret 

27 avril 2017 § Poster un commentaire

Sans se parler, deux coeurs s’aiment secrètement.
Elle coud sous la lampe; sous la lune, il s’achemine.
Arrivé devant le perron, il sait qu’elle n’est pas encore couchée.
Dans la nuit profonde, on entend le bruit des ciseaux qui tombent…

Anonyme

 

et tout se vide de sens … 

16 mars 2017 § Poster un commentaire

aperçu de mon carnet du moment … 

détail dans l’atelier

11 mars 2017 § 4 Commentaires

juste saisi maintenant, un peu de lumière sur le dessin accroché au mur de l’atelier… acrylique et crayon sur sac papier pour ordures… 

Pour qu’aucune lumière ne nous aime

Ils sont venus
portant drapeaux acérés et pistolets
ont abattu toutes les étoiles et la lune
pour qu’aucune lumière ne nous reste
pour qu’aucune lumière ne nous aime

Alors nous avons enterré le soleil
Ce fut une éclipse sans fin

***

Damit kein Licht uns liebe

Sie kamen
mit scharfen Fahnen und Pistolen
schossen alle Sterne und den Mond ab
damit kein Licht uns bliebe
damit kein Licht uns liebe

Da begruben wir die Sonne
Es war eine unendliche Sonnenfinsternis

Rose Ausländer

trouvé chez Arbrealettres… mon pourvoyeur de mots…

avec le reste du ciel

1 mars 2017 § Poster un commentaire

une lune inopinée …

lune-inopinee-par-kajanc

 

pour la lune la question est :
ceux qui la contemplent
sont-ils les mêmes
qu’il y a mille ans ?

Abbas Kiarostami

Atlas féminin

26 février 2017 § 4 Commentaires

ou une autre façon de porter le monde … dessin du jour dans un carnet commencé et l’envie de détourner quelques autocollants didactiques distribués en grande surface…

atlas-feminin-par-kajanc

Un jour au mont Atlas

Un jour au mont Atlas les collines jalouses
Dirent : – Vois nos prés verts, vois nos fraîches pelouses
Où vient la jeune fille, errante en liberté,
Chanter, rire, et rêver après qu’elle a chanté ;
Nos pieds que l’océan baise en grondant à peine,
Le sauvage océan ! notre tête sereine,
A qui l’été de flamme et la rosée en pleurs
Font tant épanouir de couronnes de fleurs !

Mais toi, géant ! – d’où vient que sur ta tête chauve
Planent incessamment des aigles à l’œil fauve ?
Qui donc, comme une branche où l’oiseau fait son nid,
Courbe ta large épaule et ton dos de granit ?
Pourquoi dans tes flancs noirs tant d’abîmes pleins d’ombre ?
Quel orage éternel te bat d’un éclair sombre ?
Qui t’a mis tant de neige et de rides au front ?
Et ce front, où jamais printemps ne souriront,
Qui donc le courbe ainsi ? quelle sueur l’inonde ?… –

Atlas leur répondit : – C’est que je porte un monde.

Victor Hugo

moshi moon 

5 février 2017 § Poster un commentaire

sur le papier du moshi au litchi … avec un peu d’encre et de colle … 

Rue Pestre 1

28 janvier 2017 § Poster un commentaire

il y a des mois, le fils de ma voisine du dessus a un peu oublié le robinet d’ho ! … qu’à cela ne tienne ! … le ciel peut me tendre la perche encore une fois…

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AUTRE CHÂTEAU

Je ne suis pas, je ne suis pas de braise ardente,
je suis fait de linge et de rhumatismes,
de papiers déchirés, de rendez-vous manqués,
de modestes signes rupestres
sur ce qui fut pierres d’orgueil.

Que reste-t-il du château de la pluie,
de cette adolescence avec ses tristes rêves,
de cette intention entrouverte
d’être aile déployée, d’être un aigle en plein ciel,
une flamme héraldique?

Je ne suis pas, je ne suis pas l’éclair de feu
bleu, planté comme un javelot,
dans le cœur de quiconque échappe à l’amertume.

La vie n’est pas la pointe d’un couteau
ni le heurt d’une étoile,
elle est vieillissement dans une garde-robe,
soulier mille fois répété,
médaille qui se rouille
dans les ténèbres d’un écrin.

Je ne demande ni rose nouvelle ni douleurs,
ni indifférence, elle me consume,
chaque signe a été écrit,
le sel avec le vent effacent l’écriture
et l’âme est maintenant un tambour muet
au bord d’un fleuve, de ce fleuve
qui continuera de couler où il coulait.

Pablo Neruda … le beau poème trouvé sur arbralettres

merci à Serge pour le titre…

effroi

27 janvier 2017 § 3 Commentaires

dessiné au crayon gris inopinément ce matin dans le métro…

leffroi-par-kajanc

–  » est-ce qu’il pourrait y avoir une troisième guerre mondiale ? … j’ai rêvé qu’il y avait des combats dans la rue en-bas …  »

je la regarde … je réfléchis … que lui dire au juste ? … comment répondre avec honnêteté ? 

– » pas besoin de compter … dans ce monde il y a toujours eu la guerre… « 

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Pendant la guerre
(la mondiale)
nous vivions. Déjà.

On colore de vieux films d’elle

mais l’odeur des ruines
on ne peut la représenter
suffocante.

Mais la faim ne crie pas aux entrailles du spectateur.

C’est comme l’histoire d’une antiquité très ancienne
Qu’un érudit raconterait
à des gens dont le corps, le corps n’est pas
ne peut pas être
de la partie.

Marie-Claire Bancquart

 

2017 un bonheur simple comme …

16 janvier 2017 § 4 Commentaires

petit-cafe-mon-amour-par-kajanc

2017 … un bonheur simple comme un petit café …

parce qu’un de mes bonheurs simples est de descendre en-bas de chez moi boire un « cafezinho » et parfois de réinterpréter le sachet de sucre …

 

Ici
on cherche toujours quelque chose
dans les cafés, les églises, les places
et jusque dans les poubelles
on cherche en l’autre, en soi
dans la cohue des trottoirs
l’accalmie des ponts
dans l’eau stagnante des fontaines
et sur les bancs indiscrets
on cherche en bas, en haut, devant soi
un ticket de métro
une terre ou une femme perdues
un livre qu’on lira
sur un lit d’hôpital ou en prison
une chanson sans titre
un ouvre-boîtes solide
un oiseau qui ne chante que de nuit
On cherche
un regard qui fera basculer sa vie
un graffiti à soi seul adressé
un heurtoir arabe sur une porte italienne
une carte postale qu’on a envoyée il y a vingt ans
et que le destinataire a revendue
avec la date de sa mort inscrite dessus

Abdellatif Laâbi

 

lheure-du-the-par-kajanc

2017 … un bonheur simple comme l’heure du thé

 

 » Le premier bol humecte onctueusement mes lèvres et ma gorge. 

Le deuxième bannit toute ma solitude. 

Le troisième dissipe la lourdeur de mon esprit, affinant l’inspiration acquise par tous les livres que j’ai lus. 

Le quatrième produit une légère transpiration, dispersant par mes pores les afflictions de toute une vie. 

Le cinquième purifie tous les éléments de mon être. 

Le sixième m’inscrit dans la race des Immortels. 

Le septième est le dernier… je ne puis boire davantage. Une brise légère sort de mes aisselles »

LU TUNG

 

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Catégorie seulement dessin sur journal du dessin rencontre.