printemps
21 mars 2016 § 3 Commentaires
à Pierre Faa
dessiné en fin de journée dans le métro… une graine qui devient une fleur… une décision d’aimer…
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Avec la brise du printemps
cette vallée, cette autre
quelle agitation
la tête me tourne
ah, ces filles-fleurs, ces garçons-fleurs!
Ko Un trouvé ici
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fascination et disparition
12 mars 2016 § 6 Commentaires
depuis plusieurs mois j’expérimente le dessin en transports publics… je tente de capter l’énergie de ce moment… mon temps de transport s’est allongé jusqu’à mon travail… j’observe les gens… nous sommes ensemble dans la rame du métro mais rien n’est moins sûr… quelque chose fascine… hypnotise même…
moi et mon carnet de dessin … eux et leurs écrans … est-ce pareil ?
Les cris jaune pâle des fous de Bassan
me vieillissent de mille ans
et à chaque résistance
l’ondulation
de chacun de leurs vols
bénit la terre
et bâtit le temple
de la Fascination
Judith Pointejour trouvé ici


le 4 mars dedans
7 mars 2016 § Poster un commentaire
dessiné vendredi passé dans le train en pensant à mon côlon… à l’intérieur de mon ventre le 4 mars… dedans se trouve un vieux souvenir… un passé collant qui m’empêche d’accéder à la lumière…
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– Si tu passes la main hors lisière
tu risques de la perdre,
agrippée par les ébauches
des gestes inassouvis.
– Si tu glisses tes yeux hors lisière
tu risques qu’ils soient piégés
par une nuit cadenassée
la nuit de tout cela
que tu n’auras pas vu
ni voulu voir.
– Faut-il s’enliser in situ
pour habiter du vivant?
– Tu pourrais camper
dans les andains de la géographie,
t’extirper des plaies
par la grille des déchiffrements.
– Mais que sont tes mots,
sinon confusion
ou contusions de la langue?
– Tout le dedans est à exclure,
de l’ordre du dehors
pour rendre le temps réversible.
– Tu es raturé par ce que tu n’es pas
qui veut corriger ce que tu crois être.
– Parfois à l’aube, tu te couvres
du givre,
de ce qui reste informulable.
Charles Dobzynski
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déjà là le 4 février
des mètre d’intestins interminables… des kilomètres de pensées… et après le vide…
Laisser dedans
En attente
La clé de la porte latérale.
Mukai Kyorai
en souvenir de Claude mon père…
œil en tulipe
2 mars 2016 § Poster un commentaire
Chanson d’une dame dans l’ombre
Quand vient la Silencieuse et coupe la tête des tulipes :
Qui gagne ?
Qui perd ?
Qui s’avance vers la fenêtre ?
Qui nomme en premier son nom ?
Il en est un, qui porte mes cheveux
Il les porte comme on porte les morts à bout de bras.
Il les porte comme le ciel portait mes cheveux dans l’année, celle où j’aimais
Ainsi il les portait par vanité
Celui-là gagne.
Celui-là ne perd pas.
Celui-là ne s’avance pas vers la fenêtre
Celui-là ne nomme pas son nom.
Il en est un, qui a mes yeux.
il les a, depuis que les grandes portes se sont refermées.
il les porte comme anneau aux doigts.
Il les porte comme éclats de plaisir et de saphir :
Il était déjà mon frère à l’automne ;
Il compte déjà et les jours et les nuits.
Celui-là gagne.
Celui-là ne perd pas.
Celui-là ne s’avance pas vers la fenêtre
Celui-là nomme son nom en dernier.
Il en est un, qui a ce que j’ai dit.
Il le porte sous le bras comme un paquet.
Il le porte comme l’horloge porte sa plus mauvaise heure.
Il le porte de seuil en seuil, il ne le jette pas au loin.
Celui-là ne gagne pas.
Celui-là perd.
Celui-là s’avance vers la fenêtre
Celui-là nomme son nom en premier.
Celui-là sera décapité avec les tulipes
Paul Celan
entrée en matière … et sortie
26 février 2016 § 3 Commentaires
quelques mots du matin dans le métro … suivis de quelques traits ce soir en sens inverse …
de la même façon que tu es entré en matière
un jour tu en sors
tous ces regards ne pourront te retenir
sans toi les parfums flotteront
flottent encore
un instant suffit
et
résume tout
tu n’es qu’une impression de la vie
atlas
25 février 2016 § 1 commentaire
dessiné dans le tgv en rentrant de Bourgogne ce soir… je suis Atlas… de plus en plus conscient de ce monde et de ses contours, de tous les habitants qui le peuplent… et de son poids…
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En étrange pays
Tu étais là présente parfois double,
En ce pays du jamais revenu
Atlas sans méridien Zone inconnue
Temps sans passé Temps qui n’est plus qu’eau trouble.
Tu étais là. Ramenée en arrière
D’une mer amputée de littoral.
Tu gouvernais ton navire amoral
Vers l’au-delà des vies aventurières.
Tu étais là. Je ne sais depuis quand
De ta mémoire émargée. Péninsule
Où nous étions exilés, nous Consuls
Très surveillés d’au-dessous le volcan.
C’était la zone extrême dévolue
Aux animaux d’une ancienne mémoire
Qui surgissaient portant sur eux les moires
D’une autre mer, d’un monde révolu.
Un soleil maigre à jambes d’antilope
S’imprimait sur le sable à pas légers
Mais tu fuyais de ce site étranger
Comme traquée par son œil de cyclope.
Charles Dobzynski …trouvé chez arbrealettres
au centre
6 février 2016 § 2 Commentaires
Je suis dans mon centre,
Tu es dans le tien.
C’est la rencontre de nos centres,
La permanence de cette rencontre
– Pour tout éclairer –
C’est leur coïncidence
Qui est notre amour.
Guillevic
mélancolie du jour
2 février 2016 § Poster un commentaire
deux dessins réalisés en transports en commun… aujourd’hui…
autour de moi des gens émus… par la mort soudaine de ce cuisinier au regard brillant… l’impossible communication des couples millésimés… un message de Moscou pour me rappeler qu’il n’est plus là… déjà six mois… une vengeance à base d’excréments projetés sur la façade… trop de travail… comment faire… je ne dormirai pas avec toi ce soir…
alors tristesse… puis dessin… il fallait bien la sortir sur le quai de la gare…
à qui parler ?
23 janvier 2016 § 8 Commentaires
dessins du métro le 21 janvier 2016…
dans ce moment entre deux territoire distincts, les impressions se bousculent… je les exprime en dessinant et souvent je m’interroge en découvrant ce qui prend forme dans mon carnet…
celui-ci en-dessous m’évoque Frida Kahlo … en version simple ou inversée… diurne ou nocturne… ces promenades dans les méandres de mon imagination sont sans fin… je crois que ma fonction dans ce monde est de m’y adonner…
Entrer enfin
s’enfoncer
dans le verbe
Se perdre
dans la chair
des mots
toute en femme et toute en lumière
Faire
laisser se faire
les gouffres, les ponts
les passages
l’abîme
De jour tu écris le poème
qui écrit
en toi
la nuit
Henry Bauchau
3ème prix
8 décembre 2015 § 3 Commentaires

le dessin pour lequel j’ai reçu un troisième prix lors du concours de la création de la carte de vœux de la fonction publique de l’État de Vaud …
ensemble rouge…
dessiné dans les transports en commun en me rendant à mon travail: évoque la possibilité de se percevoir comme un tout, un ensemble plutôt que chacun dans sa bulle… un exercice que je pratique chaque jour alors que ma perception de la promiscuité semble de plus en plus difficile, parfois même violente…
ensemble de services… ensemble de personnes… tous ensemble…
l’état c’est nous…
la cérémonie filmée c’est ici













