sous la lune du 10 janvier
19 janvier 2020 § 6 Commentaires
apparitions dans l’énergie de cette lune du 10 janvier sur des estampes réalisées avec une peau de banane gravée…
Cette Pleine Lune du loup est apparue dans le signe du Cancer reliée à la conjonction Saturne Pluton qui est l’aspect majeur de l’année 2020.
La puissante énergie de transmutation de Pluton favorise la désintégration d’un système archaïque, la présence de Saturne à ses côtés renforce l’exigence d’une transformation aussi profonde que radicale.
Le vieux monde s’écroule, le Nouveau Monde est en marche …

Nous sommes les vagues profondes
Où les yeux plongent vainement ;
Nous sommes les flots et les ondes
Qui déroulent autour des mondes
Leur manteau d’azur écumant !
extrait de Josef Autran

l’ombre de la banane à l’encre

Chaque chose au monde porte en elle sa réponse,
ce qui prend du temps ce sont les questions.
José Saramago


MYSTÈRE DU MONDE
Cela qu’on ne peut voir – devient.
Cela que l’on voit – est advenu déjà.
Ce qui est advenu – déjà n’est plus
Pour devenir autre chose en secret.
Ce qui n’a plus pouvoir de devenir
Déjà doit s’anéantir.
Ce qui plus haut cesse de s’élever
Il lui faut descendre plus bas.
S’anéantir – est aussi devenir
Dans l’effacement.
Le devenir d’un brin d’herbe
Est un secret pour la terre
Comme chaque homme pour l’homme.
Chaque rameau particulier
A son foyer
Chaque arbre pour le monde est singulier,
Enfoui avec les troncs
Ils vivent ensemble.
Aron Lutski


merci à toi Serge pour ton regard et la force que tu me donnes
tous ces mots inspirés ont été dénichés chez Arbrealettres … pourvoyeur de bijoux poétiques
hygiène et sécurité
10 décembre 2019 § Poster un commentaire
la peur m’a confinée à une étrange solitude
tremblante dans l’illusion de ce monde injuste
je peux enfin crier
je ne veux plus me défendre
contre tous les dangers que j’ai moi-même inventés
je suis fatiguée
pourtant je sais
quelque part
m’attend une douce lumière
une belle chaleur
comme une musique des âges célestes
j’écoute les battements de mon cœur
CJdK

LA CELLULE DE MOI-MÊME
emplie d’étonnement
La muraille peinte à la chaux de mon secret
J’ouvre la porte avec ma main vide
Un peu de sang blessé dans la paume
Pierre Jean Jouve
**************************************************************
Nos corps ne connaissent pas l’adieu
Rencontre est le nom
de chacune de nos cellules
Adonis

Deux bouddhas de pierre au bord du chemin
Nus, mal nourris, se font face
Sans protection contre le vent, la pluie,
la neige et le givre
Je les envie pourtant, car ils ignorent
La douleur de la séparation
Chông Chôl
à la fin de ce jour
26 novembre 2019 § 2 Commentaires
Je veux entrer
Mais je ne sais
Ni où ni dans quoi.
Il semblerait que ce soit là
Où je me confondrais
Avec la source de ce
Dont j’ai toujours eu besoin.
Guillevic
apparition à l’arbre … acrylique et stylo sur sachet de boulangerie
il est encore dit
dans le village d’où je viens
que les arbres aussi versent des larmes
lorsque perdure
l’absence des oiseaux
sur leurs branches
Alain Mabanckou
10 ans de journal et des fleurs …
3 juillet 2019 § Poster un commentaire
comme le temps passe…
le 2 juillet 2009 je publiais le premier article de ce blog :

que dire et que montrer
en ce lieu étrange dit virtuel
qui serait alors comme l’illusion de l’illusion
et cela pourrait il ressembler à la réalité
que tous ces mots
et toutes ces images semblent dissimuler
Les fleurs sont tombées –
nos esprits maintenant
sont en paix
Koyû-Ni
Entre Mon Pays – et les Autres –
S’étend un Océan –
Mais – en Ambassadrices – les Fleurs –
Entre nous négocient.
***
Between My Country – and the Others –
There is a Sea –
But Flowers – negociate between us –
As Ministry.
Emily Dickinson
Poussière nous sommes et serons.
Ni air, ni feu, ni eau
mais
terre,
seulement terre
nous serons
et peut-être
des fleurs jaunes.
Pablo Neruda

un merci particulier à Arbrealettres chez qui j’ai découvert tant de merveilles poétiques qui ont accompagné mes dessins …
besoin d’air
25 juin 2019 § Poster un commentaire
dessin réalisé pendant une présentation de la ligue pulmonaire et poème inspiré par l’apnée du sommeil … http://www.lpvd.ch

de l’air que je respire mal
que je me donne
inspire les rêves
où je crois partir
la gorge serrée
le torse se tord
en essayant
de respirer
fort
ma langue remplit l’espace
cherche à combler le vide
mais le vide c’est mon souffle
ma gorge aride
ma pensée confuse
plonge peu profondément
en apnée
soudain je me réveille
effrayée
l’air de rien
Vénus dévoilée
me jette un regard
incrédule
et la fatigue victorieuse
emporte ma journée
poème et dessin de Catherine Jan dite Kajan
mater dolorosa
23 juin 2019 § 2 Commentaires
mater dolorosa
gelée à la rose
perdre ma mère n’est pas un thème pour la chanson
perdre sa mère
comment le peut-on?
sous la lune
en perpétuelle gestation
le temps a craché des mots incompréhensibles
dont le poète s’est saisi
tu semblais là
es-tu partie?
le vide n’a jamais semblé aussi plein d’impossibles questions
ce soir ma peine se soigne à l’essence de rose
dans le jardin éternel
tu reposes
poème et dessin de Catherine Jan dite Kajan

table de nuit
2 Mai 2019 § 3 Commentaires
c’est la première fois que je tatoue un meuble …
juste à côté du lit cette petite table de nuit avait été parée autrefois d’un système de protection avec fermeture renforcée contre de petits doigts aventureux … les doigts ont grandi … la drôle de porte avait envie d’une nouvelle histoire …
Ce que dit le Rosier
Je parlais au rosier dans un beau soir perdu ;
Et voici ce que le rosier m’a répondu :
Pourquoi briser ainsi mon rêve
De terre grasse et de paix brève ?
Ayant su l’écouter alors je reconnus
Que ces mots étaient vrais… Je partis, les pieds nus.
Car en ce monde où la fatigue se prolonge,
Chacun sait que rien n’est si parfait que le songe.
Renée Vivien
à respirer tant de roses sans penser aux épines … pour Serge
printemps
21 mars 2019 § 2 Commentaires

c’est le printemps
le broyage des poussins vivants doit être interdit
je viens de le lire
qui peut bien broyer des poussins ?
parfois je broie du noir
je ne crois pas qu’à l’intérieur se cache aucun poussin
j’espère
je crois que ce monde parfois essaie de me broyer
je ne suis pas un poussin
c’est le printemps
Catherine Jan dite Kajan






