rêverie du dimanche soir
19 septembre 2016 § 2 Commentaires
au café
11 septembre 2016 § 5 Commentaires
dessiné ce matin sur le sachet de papier de la boulangerie portugaise où j’ai mes petites habitudes…
en lutte depuis toujours dans ma perception du monde, je trouve refuge dans les cafés où je me sens dans une interface acceptable avec la société … enveloppée juste ce qu’il faut par un sentiment de familiarité … mes sens ravivés par la délicieuse odeur de café … ma drogue … des histoires brèves …
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Ici
on cherche toujours quelque chose
dans les cafés, les églises, les places
et jusque dans les poubelles
on cherche en l’autre, en soi
dans la cohue des trottoirs
l’accalmie des ponts
dans l’eau stagnante des fontaines
et sur les bancs indiscrets
on cherche en bas, en haut, devant soi
un ticket de métro
une terre ou une femme perdus
un livre qu’on lira
sur un lit d’hôpital ou en prison
une chanson sans titre
un ouvre-boîtes solide
un oiseau qui ne chante que de nuit
On cherche
un regard qui fera basculer votre vie
un graffiti à vous seul adressé
un heurtoir arabe sur une porte italienne
une carte postale que vous avez envoyée il y a vingt ans
et que le destinataire a revendue
votre date de mort inscrite
Abdellatif Laâbi
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ne laissons pas les villages sans café ni église…
Kudsi
7 septembre 2016 § Poster un commentaire

commencé ce matin au café … fini dans ma cuisine en écoutant la sagesse du joueur de ney Kudsi Ergüner … la beauté révélée du cœur … des mots qui parlent de l’importance de distinguer la forme et le fond … de l’importance de reconnaître l’autre …
Si le monde entier est rempli d’épines,
Le cœur de l’amoureux est une roseraie.
Si la roue céleste cessait de tourner,
Le monde des amoureux continueraient à se mouvoir.
Si tous les êtres devenaient tristes, l’âme de l’amoureux
Resterait fraîche, vivante et légère.
Où y a-t-il une chandelle éteinte ? Donne-la à l’amoureux,
Car il détient cent mille lumières.
Si l’amoureux est solitaire, pourtant il n’est jamais seul :
Il a pour compagnon le Bien-Aimé caché.
C’est de l’âme que provient l’ivresse des amants :
Le compagnon de l’amour demeure dans le secret.
L’amour ne se satisfait pas de cent promesses,
Car innombrables sont les ruses des beautés.
Si tu trouves l’amoureux sur un lit de souffrance,
Le Bien-Aimé n’est-il pas au chevet du malade ?
Monte sur le coursier de l’amour, et ne crains pas la route ;
Le coursier de l’amour connaît bien le chemin :
D’une seule foulée, il t’amènera à ta demeure,
Bien que la voie ne soit pas sans obstacles.
Rûmî
drôle d’oiseau
5 septembre 2016 § Poster un commentaire
Les oiseaux libres
ne souffrent pas qu’on les regarde.
Demeurons obscurs,
renonçons à nous,
près d’eux.
René Char
poster un oiseau c’est étrange mais je sais que celui-là sera reconnu…
l’heure du thé
21 août 2016 § 5 Commentaires
croquis improvisés sur sachet de thé… de ceux qui me sont restés de la collecte pour Armén Rotch…
La première tasse humecte mes lèvres et ma gorge.
La deuxième bannit ma solitude.
La troisième dissipe la lourdeur de mon esprit, rendu confus par tant de lecture.
La quatrième exhale une légère transpiration, dispersant par mes pores toutes afflictions de la vie.
La cinquième me purifie.
La sixième m’ouvre le royaume des immortels.
La septième, ah que ne puis-je en boire davantage !
Je ne perçois plus le souffle du vent qui enfle mes manches.
Transporté par cette douce brise, je gagne les cieux.
Lu Tung ( trouvé là )
il s’est posé à la fin du jour…
20 août 2016 § 8 Commentaires
… puis il a souri …
( quelques-unes de mes interventions dessinées sur le mur encore brut de la cuisine… inopinément… avec le reste de peinture… et tout mon cœur… )
SURPRISE D’EN HAUT
Au fond du couloir les portes s’ouvriront
Une surprise attend ceux qui passent
Quelques amis vont se trouver là
Il y a une lampe qu’on n’allume pas
Et ton oeil unique qui brille
On descend l’escalier pieds nus
C’est un cambrioleur ou le dernier venu
Qu’on n’attendait plus
La lune se cache dans un seau d’eau
Un ange sur le toit joue au cerceau
La maison s’écroule
Dans le ruisseau il y a une chanson qui coule
Pierre Reverdy

cœur de ce matin
23 juillet 2016 § 2 Commentaires
1… 2… 3… Pique celle-là ! les battements du mien accélèrent grâce au café … grâce à toi… grâce à la vie…
dessiné ce matin en dégustant mon café portugais…
Le cœur est un jardin secret
où se cachent des arbres
Il manifeste cent formes,
mais il n’a qu’une seule forme.
C’est un océan immense,
sans limites et sans rives
Cent vagues s’y brisent
les vagues de chaque âme.
Rûmi
double sens
13 juillet 2016 § Poster un commentaire













