Keziah et l’ours
25 avril 2016 § Poster un commentaire
Sabine
4 avril 2016 § 2 Commentaires
dessiné pendant un échange téléphonique avec Serge…
une apparition en entraîne une autre… d’une campagne au cosmos…
une compagne réapparait au-delà du jeu des miroirs…
Par la roseraie éclose,
Par la saulaie apâlie,
Au bord des viviers, sous l’aurore rose,
Au long des étangs où le roseau plie,
Au son d’une chanson trillée,
Jusqu’à la plaine ensoleillée!
Au cours de la rivière lente
Des herbes traînent vertes ou rousses,
Oscillantes sans secousses,
Au cours de la rivière lente
Des herbes traînent au long des mousses.
Nul bruit qu’un roulement lointain de chariot,
Nulle crainte que d’un rêve interrompu;
Et nul regret de ce que l’on n’a pu
— Un roulement lointain de chariot —
L’azur jusque là-bas où sont les peupliers
Rigides et légers au long du vieux canal
— Ah! que ce paysage a d’êtres familiers;
Que tout y est doux et banal.
L’herbe est plus haute, ainsi, pour ma tête penchée,
Que les collines bleuissantes de là-bas;
Et tout, par la vie, est de même, est-ce pas,
Folle âme à ton ombre attachée,
O toi qui te suis pas à pas,
Sur toi-même penchée,
La vie est telle, n’est-ce pas?
Francis Vielé-Griffin
L’âme est éprise du néant non figuré
Du chemin vide entre les montagnes saigneuses
De l’Esprit qui n’est pas et du Rien qui est
Entre les assemblées de la matière immonde
Jean Jouve ( merci à mon pourvoyeur de mots )
pour Muriel
blessure
29 mars 2016 § 3 Commentaires
état de spleen de ce jour… seule… le regard interrogeant le ciel… alors j’ai dessiné… j’ai soufflé sur la blessure… dans le train entre Renens et Lausanne…
Finir
Par se pardonner
Jusqu’à la blessure
Faite à la rose.
Guillevic
on n’a jamais dit la haute blessure
le besoin de pleurer jusqu’au sang
et la gorge prise
dans l’étau de lune
la plaie si douce
et les ténèbres renversées
on n’a jamais dit
tous les mots du monde
écorchant d’un coup les nerfs
et le chemin qui se perd
au plus noir d’aimer
Zéno Bianu
printemps
21 mars 2016 § 3 Commentaires
à Pierre Faa
dessiné en fin de journée dans le métro… une graine qui devient une fleur… une décision d’aimer…
***
Avec la brise du printemps
cette vallée, cette autre
quelle agitation
la tête me tourne
ah, ces filles-fleurs, ces garçons-fleurs!
Ko Un trouvé ici
***

fascination et disparition
12 mars 2016 § 6 Commentaires
depuis plusieurs mois j’expérimente le dessin en transports publics… je tente de capter l’énergie de ce moment… mon temps de transport s’est allongé jusqu’à mon travail… j’observe les gens… nous sommes ensemble dans la rame du métro mais rien n’est moins sûr… quelque chose fascine… hypnotise même…
moi et mon carnet de dessin … eux et leurs écrans … est-ce pareil ?
Les cris jaune pâle des fous de Bassan
me vieillissent de mille ans
et à chaque résistance
l’ondulation
de chacun de leurs vols
bénit la terre
et bâtit le temple
de la Fascination
Judith Pointejour trouvé ici


le 4 mars dedans
7 mars 2016 § Poster un commentaire
dessiné vendredi passé dans le train en pensant à mon côlon… à l’intérieur de mon ventre le 4 mars… dedans se trouve un vieux souvenir… un passé collant qui m’empêche d’accéder à la lumière…
*******************************************
– Si tu passes la main hors lisière
tu risques de la perdre,
agrippée par les ébauches
des gestes inassouvis.
– Si tu glisses tes yeux hors lisière
tu risques qu’ils soient piégés
par une nuit cadenassée
la nuit de tout cela
que tu n’auras pas vu
ni voulu voir.
– Faut-il s’enliser in situ
pour habiter du vivant?
– Tu pourrais camper
dans les andains de la géographie,
t’extirper des plaies
par la grille des déchiffrements.
– Mais que sont tes mots,
sinon confusion
ou contusions de la langue?
– Tout le dedans est à exclure,
de l’ordre du dehors
pour rendre le temps réversible.
– Tu es raturé par ce que tu n’es pas
qui veut corriger ce que tu crois être.
– Parfois à l’aube, tu te couvres
du givre,
de ce qui reste informulable.
Charles Dobzynski
******************************************
déjà là le 4 février
des mètre d’intestins interminables… des kilomètres de pensées… et après le vide…
Laisser dedans
En attente
La clé de la porte latérale.
Mukai Kyorai
en souvenir de Claude mon père…
quelque part
2 mars 2016 § Poster un commentaire
il doit exister
quelque part dans l’univers
en bordure d’un trou noir peut-être
une expression pure
qui n’évoque rien
à laquelle j’aspire
je sens qu’elle est proche
quand le fracas des hommes est intense
évidente quand je reconnais
une rime sans voix
une poésie sans visage
dessin inspiré par les oeuvres et la démarche d’Emma Kunz… et ces quelques mots frais de ce jour…
œil en tulipe
2 mars 2016 § Poster un commentaire
Chanson d’une dame dans l’ombre
Quand vient la Silencieuse et coupe la tête des tulipes :
Qui gagne ?
Qui perd ?
Qui s’avance vers la fenêtre ?
Qui nomme en premier son nom ?
Il en est un, qui porte mes cheveux
Il les porte comme on porte les morts à bout de bras.
Il les porte comme le ciel portait mes cheveux dans l’année, celle où j’aimais
Ainsi il les portait par vanité
Celui-là gagne.
Celui-là ne perd pas.
Celui-là ne s’avance pas vers la fenêtre
Celui-là ne nomme pas son nom.
Il en est un, qui a mes yeux.
il les a, depuis que les grandes portes se sont refermées.
il les porte comme anneau aux doigts.
Il les porte comme éclats de plaisir et de saphir :
Il était déjà mon frère à l’automne ;
Il compte déjà et les jours et les nuits.
Celui-là gagne.
Celui-là ne perd pas.
Celui-là ne s’avance pas vers la fenêtre
Celui-là nomme son nom en dernier.
Il en est un, qui a ce que j’ai dit.
Il le porte sous le bras comme un paquet.
Il le porte comme l’horloge porte sa plus mauvaise heure.
Il le porte de seuil en seuil, il ne le jette pas au loin.
Celui-là ne gagne pas.
Celui-là perd.
Celui-là s’avance vers la fenêtre
Celui-là nomme son nom en premier.
Celui-là sera décapité avec les tulipes
Paul Celan
entrée en matière … et sortie
26 février 2016 § 3 Commentaires














