Sabine

4 avril 2016 § 2 Commentaires

dessiné pendant un échange téléphonique avec Serge…

une apparition en entraîne une autre… d’une campagne au cosmos…

une compagne réapparait au-delà du jeu des miroirs…

Bourgogne rêvée par Kajan©

Par la roseraie éclose,
Par la saulaie apâlie,
Au bord des viviers, sous l’aurore rose,
Au long des étangs où le roseau plie,
Au son d’une chanson trillée,
Jusqu’à la plaine ensoleillée!

Au cours de la rivière lente
Des herbes traînent vertes ou rousses,
Oscillantes sans secousses,
Au cours de la rivière lente
Des herbes traînent au long des mousses.

Nul bruit qu’un roulement lointain de chariot,
Nulle crainte que d’un rêve interrompu;
Et nul regret de ce que l’on n’a pu
— Un roulement lointain de chariot —
L’azur jusque là-bas où sont les peupliers
Rigides et légers au long du vieux canal
— Ah! que ce paysage a d’êtres familiers;
Que tout y est doux et banal.

L’herbe est plus haute, ainsi, pour ma tête penchée,
Que les collines bleuissantes de là-bas;
Et tout, par la vie, est de même, est-ce pas,
Folle âme à ton ombre attachée,
O toi qui te suis pas à pas,
Sur toi-même penchée,
La vie est telle, n’est-ce pas?

Francis Vielé-Griffin

 

Bourgogne rêvée par Kajan© en rayons

L’âme est éprise du néant non figuré
Du chemin vide entre les montagnes saigneuses
De l’Esprit qui n’est pas et du Rien qui est
Entre les assemblées de la matière immonde

Jean Jouve   ( merci à mon pourvoyeur de mots )

Bourgogne radiograhiée par Kajan(c)

 

pour Muriel

 

 

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§ 2 réponses à Sabine

  • Muriel dit :

    Elle est magnifiiiiique… Comme toi….

    • Kajan dit :

      ô … ô … merci …
      La mort n’existe pas : tout est présence, éternellement
      pas un battement de ton cœur ne peut se perdre
      il continuera de retentir dans les jardins
      quand déjà tu reposeras dans l’humidité de la terre

      Ce qui criait en toi durant les longues nuits
      continuera de vivre sous le couvert des hêtres
      dans le souffle fiévreux des orages d’été

      Et chaque élan d’amour de ton cœur
      sera là, intact encore, au creux des nuits de mai
      dans l’appel caressant des sombres feuillages

      Tu peux penser ce que tu veux :
      tout est présence,
      éternellement.

      (de Nathan Katz)…
      que je pique encore un à Arbrealettres… parce que ces mots sont ciselés pour chaque instant…

      toi aussi tu es « pas mal »… créature !

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