un ange passe
3 janvier 2016 § 4 Commentaires
partons de la bonne aile… revenons comme un seul ange…
dessiné ce soir avec ma fille Celeste…
bel envol 2016 à vous …
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Que ton poème soit
comme l’aile du fou
puissante et claire
dans son essor
portant le corps embrasé
vers la grande lumière
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Let your poem
be as the gannet’s wing
with power and clarity
in its wheeling
bearing erotic flesh
to the ecstasy of being
Kenneth White trouvé chez arbrealettres
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méditation pour dimanche soir
13 décembre 2015 § 1 commentaire
que je dédie à Anne Monbaron
DIMANCHE
C’est dimanche aujourd’hui.
Pour la première fois, aujourd’hui
ils m’ont laissé sortir au soleil
et moi
pour la première fois dans ma vie,
j’ai regardé le ciel sans bouger
m’étonnant qu’il soit si loin de moi
qu’il soit si bleu
qu’il soit si vaste
Je me suis assis par terre
plein de respect
et j’ai collé mon dos contre le mur blanc.
Il n’est pas question en cet instant
de me jeter dans les vagues.
Pas de combat en cet instant
Pas de liberté et pas de femme
Terre, soleil et moi
Je suis un homme heureux.
Nâzim Hikmet
le verger de Francis
13 décembre 2015 § Poster un commentaire
ou la culture collective des traits d’union…
ce dessin collectif est né du dialogue d’un groupe de personnes à qui j’ai proposé de visiter le verger de Francis, notre hôte, avec leurs couleurs et leurs formes… au long de cette belle soirée d’anniversaire, le jardin est apparu simplement sur le papier… les crayons sont fertiles… la proposition a surpris puis charmé…

un dialogue autrement… au-delà des conversations convenues… un échange simple… je suis fascinée de découvrir à chaque dessin collectif l’empreinte du moment… le plaisir des gens de laisser une trace simple et poétique…


une vingtaine de personnes ont imaginé une nouvelle flore pour ce jardin particulier…
images de Serge Sautereau
le dessin collectif de 2015… celui de 2014… le tout premier…
3ème prix
8 décembre 2015 § 3 Commentaires

le dessin pour lequel j’ai reçu un troisième prix lors du concours de la création de la carte de vœux de la fonction publique de l’État de Vaud …
ensemble rouge…
dessiné dans les transports en commun en me rendant à mon travail: évoque la possibilité de se percevoir comme un tout, un ensemble plutôt que chacun dans sa bulle… un exercice que je pratique chaque jour alors que ma perception de la promiscuité semble de plus en plus difficile, parfois même violente…
ensemble de services… ensemble de personnes… tous ensemble…
l’état c’est nous…
la cérémonie filmée c’est ici
Gravenstein
30 novembre 2015 § Poster un commentaire

drôle de dessin que celui-ci, apparu dans le métro entre Croisettes et Renens… aujourd’hui…
ARBRE AU-DEDANS
Dans mon front a poussé un arbre.
il a poussé au-dedans.
Ses racines sont des veines,
des nerfs ses branches,
ses feuillages confus des pensées.
Tes regards l’enflamment
et ses fruits d’ombres
sont oranges de sang,
grenades de lumière.
Le jour se lève
dans la nuit du corps.
Là au-dedans, dans mon front,
l’arbre parle.
Approche, tu l’entends?
Octavio Paz ( trouvé chez Arbrealettres )

en douceur avec vous
24 novembre 2015 § Poster un commentaire
pour Carmen et ma maman …

[…]
Douceur de ce silence et de ne plus savoir
S’analyser et d’être à ce point qu’on croit voir
Des fils d’ombre dans la chambre de sa mémoire
Descendre et se confondre en une tache noire
Comme la toile d’une araignée où l’essor
Des songes va finir son vol de mouches d’or.
Et tout s’éteint ! Plus de rêve qui se dévide !
Douceur ! penser du vague et regarder du vide !
Georges Rodenbach
le canal
21 novembre 2015 § 2 Commentaires
sur le bord de la route, un panneau indique partage des eaux… au loin le canal propose une mystérieuse promenade… plus rien ne peut arriver et les petites maisons ressemblent à des villégiatures pour fantômes… mon esprit bat la campagne et cette vision le traverse comme ce canal
en carnet incarné
12 novembre 2015 § 1 commentaire
mosaïque des quelques-uns de mes carnets dessinés…
Pour moi, si j’ai tant griffonné de carnets, ce n’a jamais été que pour surprendre un brin des musiques de l’inconcevable existence, percevant aux heures de gloire l’universelle harmonie dans le crissement d’une cigale. Henri Thomas
Qu’est-ce qu’un coeur
dans un carnet
Un silence creuse l’écriture
et lui fait une âme
Personne à l’horizon
le nom n’a pas d’apparence
Qui fait du bruit
n’a pas de bouche amoureuse
Les mains jettent des paysages
un lac tombe dans mes yeux
Claudine Bertrand ………………………..trouvé chez Arbralettres
drôle d’équilibre
26 octobre 2015 § Poster un commentaire
encore un dessin rencontre… inspiré par deux cartes de tarot à jouer et une phrase au hasard… dans une énergie de fin de dimanche approchant…
qui est ce drôle de personnage ? un fou se promène sur le bord d’une roue… la frange d’une comète… le rebord de la fin du monde… ou du commencement… ce livre le rend peut-être invincible… ou invisible…
Au secret de la source et de la foudre
L’ombre chantait ancienne autour de ta jeunesse.
Je lisais au bond de la flamme une caresse
De nos regards, de notre songe, avant que s’ouvrent
La nuit, et cet affrontement tendre ou cruel
Où nous fûmes jetés pareils
Au secret de la source et de la foudre.
Georges-Emmanuel Clancier
Au commencement était le mot, le mot
Qui des bases solides de la lumière
A dérobé toutes les lettres du vide.
Dylan Thomas
pour ma vieille copine Corinne qui a déjà gravi des volcans en dansant…
rencontre en dessin
23 octobre 2015 § 2 Commentaires
dessin improvisé à partir d’un idéogramme, d’un mot symbolique et d’une carte tirés au hasard…
apparue en soirée… la fiancée puise ses forces dans le sol céleste et fait germer le champ de ses pensées… les gardiens se sont tus… le regard du père semble bienveillant… elle est prête à rencontrer le fiancé de son âme… celui qui la laissera libre et tranquille pour toujours… la musique de son sang chante en rouge… elle l’écoute
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La couronne effeuillée
J’irai, j’irai porter ma couronne effeuillée
Au jardin de mon père où revit toute fleur ;
J’y répandrai longtemps mon âme agenouillée :
Mon père a des secrets pour vaincre la douleur.
J’irai, j’irai lui dire au moins avec mes larmes :
» Regardez, j’ai souffert… » Il me regardera,
Et sous mes jours changés, sous mes pâleurs sans charmes,
Parce qu’il est mon père, il me reconnaîtra.
Il dira: » C’est donc vous, chère âme désolée ;
La terre manque-t-elle à vos pas égarés ?
Chère âme, je suis Dieu : ne soyez plus troublée ;
Voici votre maison, voici mon coeur, entrez ! »
Ô clémence! Ô douceur! Ô saint refuge ! Ô Père !
Votre enfant qui pleurait, vous l’avez entendu !
Je vous obtiens déjà, puisque je vous espère
Et que vous possédez tout ce que j’ai perdu.
Vous ne rejetez pas la fleur qui n’est plus belle ;
Ce crime de la terre au ciel est pardonné.
Vous ne maudirez pas votre enfant infidèle,
Non d’avoir rien vendu, mais d’avoir tout donné.
Marceline Desbordes-Valmore
merci arbrealettres









