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20 juillet 2013 § Poster un commentaire
Dures grandes entr’ouvertes
Cédant à l’excès de vos grains,
Je crois voir des fronts souverains
Éclatés de leurs découvertes !
Si les soleils par vous subis,
O grenades entre-bâillées,
Vous ont fait d’orgueil travaillées
Craquer les cloisons de rubis,
Et que si l’or sec de l’écorce
A la demande d’une force
Crève en gemmes rouges de jus,
Cette lumineuse rupture
Fait rêver une âme que j’eus
De sa secrète architecture.
Les Grenades de Paul Valéry
pensée
14 juillet 2013 § Poster un commentaire
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le chaos et Dieu c’est pareil ………………………………. inaccessible
Quand le livre où s’endort chaque soir ma pensée,
Quand l’air de la maison, les soucis du foyer,
Quand le bourdonnement de la ville insensée
Où toujours on entend quelque chose crier,
Quand tous ces mille soins de misère ou de fête
Qui remplissent nos jours, cercle aride et borné,
Ont tenu trop longtemps, comme un joug sur ma tête,
Le regard de mon âme à la terre tourné ;
Elle s’échappe enfin, va, marche, et dans la plaine
Prend le même sentier qu’elle prendra demain,
Qui l’égare au hasard et toujours la ramène,
Comme un coursier prudent qui connaît le chemin.
Elle court aux forêts où dans l’ombre indécise
Flottent tant de rayons, de murmures, de voix,
Trouve la rêverie au premier arbre assise,
Et toutes deux s’en vont ensemble dans les bois !
Victor Hugo
dans l’eau du carnet
8 juillet 2013 § Poster un commentaire
moi et mon dragon
16 juin 2013 § Poster un commentaire

il s’est réveillé… aucune colère ne saurait le vaincre puisqu’il s’en nourrit… mon dragon et moi dans un étrange combat sans violence… dans une paradoxale étreinte… cherchant l’étincelle qui nous désunit il y a longtemps… le feu nous montre le chemin du retour…
dessin évolutif d’après https://dessinrencontre.wordpress.com/2010/08/01/mon-dragon-et-moi/
sur la plage
11 juin 2013 § Poster un commentaire
d’où viennent-ils ces étranges galets ? d’une plage… quelque part dans ma mémoire…



TOUT LE SEL DE LA PLAGE
Tout le sel de la plage
toutes les eaux du ciel ;
toute l’herbe mâchée
quand la route se faisait longue…
Tu pleures tout cela !
Tu fais crier ta barbe
au passage des doigts ;
tu sanglotes sans honte
comme un jouet cassé.
C’est la tristesse d’homme
qu’il faut avoir connue
pour n’être pas maudit
par les animaux et les plantes.
Axel Toursky

merci une fois de plus à Arbrealettres
l’autre pays du
4 juin 2013 § Poster un commentaire


Qu’est-ce qui se passe
Pour une racine
Quand elle débouche
Dans l’air d’un abîme?
***
Est-ce qu’il arrive
A une racine
De crier:
Pas si vite.
Pas si vite.
J’ai peur?
Guillevic
mots inspirés trouvés chez un pourvoyeur de qualité …..
l’éventail
26 Mai 2013 § Poster un commentaire
à quoi me serviras-tu quand je ne respirerai plus ?
Le vent. Le vent profond et noir. Or le vent immobile.
Très proche infiniment du centre, interrogeant l’obscur, avec une respiration inquiète, et des images sans images.
Qui suis-je, en cette chambre ? Il est un échange équivoque où tremble, dans l’espace des murs simultanés,
le présent simple.
Jean Laude

lampions
23 Mai 2013 § Poster un commentaire
céleste botanique
9 Mai 2013 § Poster un commentaire

Le miroir et la petite fille
Le miroir a plus de cent ans.
Sa peau de glace est tachetée
Comme le front ridé des vieilles
– Petite fille magique,
Dit le miroir,
Peux-tu me rendre ma jeunesse?
– Excusez-moi, dit la petite fille,
Vous devez faire erreur.
Dans mon pays,
Ce sont les miroirs qui sont magiques.
Je ne peux rien pour votre jeunesse,
Mais j’aimerais bien devenir princesse.
Michel Luneau







