froissé 

15 octobre 2017 § Poster un commentaire

il n’y a pas que le linge qui se froisse… moi, pour un oui pour un non, je me mets en boule… je ferme les yeux et j’en découds avec moi-même…

LA ROSE EN SA TÉNÈBRE       (7)

Il ne faut pas se saisir d’elle
Il ne faut la donner à personne
Sa propre ténèbre l’entoure
Elle n’a plus de masque
Elle est elle-même son poids

Elle est l’amour qu’elle refuse
Pour la comprendre il faut l’ouvrir
Il ne restera rien qu’un pas imperceptible
De pétales froissés

Elle tremble légèrement
Et ce n’est peut-être pas elle

Jean Tortel

le plus froissé des chemins se réveille
parfois dans l’automne déjà flétri
éloignant devant lui le jour des âmes

le traverse un oiseau que nul n’attend

Herri Gwilherm Kerourédan

°°°

les mots ont été trouvés sur arbrealettres… 

mise en forme du jour

3 février 2013 § Poster un commentaire

à partir d'éléments du billet de 1000 francs suisses

à partir d’éléments du billet de 1000 francs suisses

aperçus du projet « le prix du paradis »

sur la table de découpage

sur la table de découpage

 

Dès que nous séchons notre papier, il n’est plus autour de nous qu’une grande solitude.
A la fin, il n’y a plus que la mort sur les rives de la mer. Tout est néant.
Mais dans la cendre des mots je sais bien que nous écrirons encore avec le doigt, comme des enfants.

Antonio Brocardo

la dentelle d'Edgar

C’est pas brillant
Papier d’argent
C’est pas donné
Papier-monnaie
Ou l’on en meurt
Papier à fleurs
Ou l’on s’en fout

Serge Gainsbourg

à l'oeuvre...

chacun exprime sa sensibilité dans un mode choisi…

la table à découper...

 

improvisations sur papier végétal

15 avril 2012 § Poster un commentaire

[§] Nous ne nous tenons jamais au présent. Nous anticipons l’avenir comme trop lent, et comme pour le hâter ; ou nous rappelons le passé pour l’arrêter comme trop prompt. Si imprudents, que nous errons dans les temps qui ne sont pas à nous, et ne pensons point au seul qui nous appartient : et si vains, que nous songeons à ceux qui ne sont point, et laissons échapper sans réflexion le seul qui subsiste. C’est que le présent d’ordinaire nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce qu’il nous afflige ; et s’il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper. Nous tâchons de le soutenir par l’avenir, et pensons à disposer les choses qui ne sont pas en notre puissance pour un temps où nous n’avons aucune assurance d’arriver.

Que chacun examine sa pensée. Il la trouvera toujours occupée au passé et à l’avenir. Nous ne pensons presque point au présent ; et si nous y pensons, ce n’est que pour en prendre des lumières, pour disposer l’avenir. Le présent n’est jamais notre but. Le passé et le présent sont nos moyens ; le seul avenir est notre objet. Ainsi nous ne vivons jamais ; mais nous espérons de vivre ; et nous disposant toujours à être heureux, il est indubitable que nous ne le serons jamais, si nous n’aspirons à une autre béatitude qu’à celle dont on peut jouir en cette vie.

[§] Notre imagination nous grossit si fort le temps présent à force d’y faire des réflexions continuelles, et amoindrit tellement l’éternité manque d’y faire réflexion, que nous faisons de l’éternité un néant, et du néant une éternité. Et tout cela a ses racines si vives en nous, que toute notre raison ne nous en peut défendre.

Pensées de M. Pascal sur la religion et sur quelques autres sujets, qui ont esté trouvées après sa mort parmy ses papiers

Où suis-je ?

Entrées taguées papier sur journal du dessin rencontre.