bientôt ailleurs…
17 juillet 2010 § Poster un commentaire

Tandis que je parlais le langage des vers
Elle s’est doucement tendrement endormie
Comme une maison d’ombre au creux de notre vie
Une lampe baissée au cœur des myrtes verts
Aragon

dessin « à quatre mains » avec ma fille Celeste
hier au soir
3 juillet 2010 § 2 Commentaires

Hier, le vent du soir, dont le souffle caresse,
Nous apportait l’odeur des fleurs qui s’ouvrent tard ;
La nuit tombait ; l’oiseau dormait dans l’ombre épaisse.
Le printemps embaumait, moins que votre jeunesse ;
Les astres rayonnaient, moins que votre regard.
Moi, je parlais tout bas. C’est l’heure solennelle
Où l’âme aime à chanter son hymne le plus doux.
Voyant la nuit si pure et vous voyant si belle,
J’ai dit aux astres d’or : Versez le ciel sur elle !
Et j’ai dit à vos yeux : Versez l’amour sur nous !
« Les Contemplations » Victor Hugo ( Livre deuxième ) L’âme en fleur
à Sylvie
langue d’amour universel
27 juin 2010 § 4 Commentaires
sur l’océan de la toile
un marin parti chercher un sens
aux mots
au-delà des eaux
soufflant dans le voile
leva les yeux au ciel et rencontra la lune

un dessin reflet du poème « la Chanson de Personne » de Perrin Langda

emploi du temps
21 juin 2010 § 2 Commentaires
une page de mon agenda un jour où je rêvais (encore) d’être « ailleurs »… que cette explosion de formes colorées accueille comme il se doit le premier jour (officiel) de l’été…

juste pour la beauté du geste…
retourner au noir
4 juin 2010 § 3 Commentaires
dites-moi tout ce que vous voyez, entrevoyez, devinez… imaginez
un dessin inspiré par la gravure sur bois, technique que je tente d’approcher…
la grande impatiente que je suis se rebelle…

au labyrinthe de moi-même, je
ne sais plus quel est le chemin qui me mène
d’ici à la réalité claire et humaine,
à la réalité pleine de lumière où je pourrais
me trouver des frères

10 000 et même au-delà
31 Mai 2010 § 4 Commentaires
une fleur, le souvenir d’un baiser,
pour les visiteurs de mon journal virtuel…

Dans le cosmos
où chaque créature possède sa loi
et ne peut en suivre ni en obtenir d’autre que la sienne,
l’homme a pour loi d’être libre:
il constitue, dans l’infini paysage de la Création,
la réserve de liberté.
partir et revenir
27 Mai 2010 § Poster un commentaire
en me plongeant dans le mystère d’un dessin de Leonardo da Vinci…

Les vivants apparaissent et disparaissent autour de moi comme les colombes qui sortent des mains vides du magicien. J’ai beau regarder attentivement ces mains, je ne trouve aucune explication. Christian Bobin « Ressusciter »
à Brouette
retour(s) de Paris
24 Mai 2010 § Poster un commentaire
seulement une semaine et c’est comme si c’était déjà une autre vie…

en terroriste poétique, je détourne le billet de retour à défaut du train lui-même… comment faire pour sauter d’une dimension à l’autre sans dégâts collatéraux?… rêver en toutes circonstances, rêver éveillée, rêver endormie… et ne percevoir qu’une réalité… heureuse… paisible enfin…
rencontres… dessins rencontres… la porte est ouverte… je regarde de l’autre côté… que vois-je?

l’inspiration me revient soudain… celui rencontré devient l’ inspiré…et ses mots touchent mon cœur
ces mots improvisés par le comédien Laurent Desponds… et même quelques dessins détournés comme des billets de train…

et dire que tout avait commencé par un pull rose… un reflet de lune… des paillettes sur les yeux…

« … on les veut les petits miroirs
ressemblants mais faut-il y croire
quand ma tête alouette
aime trop ce que tu reflètes … »
et je ne vous parle même pas de l’effet des ballades au Père Lachaise…

coule, légère, ô vie
12 Mai 2010 § Poster un commentaire

Coule, légère, ô vie qu’on ne sent point, ruisseau au mouvant silence, glissant sous des arbres oublieux! Coule, caressante, âme que nul ne connaît, murmure que nul ne peut voir derrière les longues branches inclinées! Coule, inutile, coule sans raison, conscience qui ne l’est de rien, vague lueur brillant au loin, au creux des feuilles, conscience dont nul ne sait d’où elle vient ni où elle va!
Coule, et laisse moi oublier!
483 Fernando Pessoa « Le livre de l’intranquillité »
café mortel
11 Mai 2010 § 1 commentaire
ou soirée de parole à propos de la mort
avec Bernard Crettaz


