3ème prix
8 décembre 2015 § 3 Commentaires

le dessin pour lequel j’ai reçu un troisième prix lors du concours de la création de la carte de vœux de la fonction publique de l’État de Vaud …
ensemble rouge…
dessiné dans les transports en commun en me rendant à mon travail: évoque la possibilité de se percevoir comme un tout, un ensemble plutôt que chacun dans sa bulle… un exercice que je pratique chaque jour alors que ma perception de la promiscuité semble de plus en plus difficile, parfois même violente…
ensemble de services… ensemble de personnes… tous ensemble…
l’état c’est nous…
la cérémonie filmée c’est ici
songeuse
18 septembre 2014 § 3 Commentaires
Chaque fois que je regarde les choses et pense à ce que les hommes pensent d’elles,
Je ris comme un ruisselet qui bruit frais sur une pierre.
Car l’unique sens occulte des choses
Est qu’elles n’ont pas de sens occulte du tout.
Ce qui est plus étrange que toutes les étrangetés
Et que les rêves de tous les poètes
Et les pensées de tous les philosophes,
C’est que les choses soient réellement ce qu’elles semblent être
Et qu’il n’y ait rien à comprendre.
Oui, voici ce que mes sens ont appris tout seuls: –
Les choses n’ont pas de signification:
elles ont de l’existence.
Les choses sont l’unique sens occulte des choses.
Fernando Pessoa » Le Gardeur de troupeaux »
porteur de sens
17 août 2014 § Poster un commentaire
Celui qui connaît le sens de ses rêves
N’a plus rien à apprendre de la réalité
Son royaume réside au-delà des galaxies
A cet endroit précis
D’où part le regard
Marcel Béalu
ma vision de ce jour et le texte trouvé sur Arbrealettres…
reflets intranquilles
1 avril 2014 § 4 Commentaires
dessin rencontre à la Folie Voltaire
28 août 2013 § Poster un commentaire
dessin improvisé à partir d’un tirage de cartes et d’une phrase, je vous propose quatre rencontres en septembre à la Folie Voltaire dans le magnifique et inspirant parc de Mon Repos à Lausanne
1er, 8, 22 et 29 septembre si le temps est clément…
« Le Trait de Pinceau […] n’est pas une simple ligne ou le simple contour des choses. Né de l’art calligraphique, il comporte de multiples implications. Par son plein et son délié et par le Vide qu’il cerne, il représente forme et volume ; par son « attaque » et sa « poussée », il exprime rythme et mouvement ; par le jeu de l’Encre, il suggère ombre et lumière ; enfin, par le fait que l’exécution en est instantanée et sans retouche, il introduit les souffles vitaux. Plus que la ressemblance extérieure, ce que le Trait cherche à capter, c’est le li « ligne interne » des choses. En même temps il prend en charge les pulsions irrésistibles de l’homme. » François Cheng
« […] le plus souvent nous passons d’un endroit à l’autre, d’un espace à l’autre sans songer à mesurer, à prendre en charge, à prendre en compte ces laps d’espaces. Le problème n’est pas d’inventer l’espace, encore moins de le réinventer […], mais de l’interroger, ou, plus simplement encore, de le lire ; car ce que nous appelons quotidienneté n’est pas évidence, mais opacité : une forme de cécité, une manière d’anesthésie. » Georges Perec
« Car je ne le regarde pas comme on regarde une chose, je ne le fixe pas en son lieu, mon regard erre en lui […], je vois selon ou avec lui plutôt que je ne le vois. » Maurice Merleau-Ponty
carré
25 août 2013 § Poster un commentaire
Avec mes pierres carrées
je t’enfermerai dans une œuvre
car tu es coureur de chagrins
et la règle est d’apprendre à rire
Homme
avant de mourir.
Henry Bauchau
encore merci à Arbrealettres mon pourvoyeur de textes inspirés…
en apparence
29 avril 2013 § Poster un commentaire

L’Univers visible n’est que l’apparence passagère
d’un état de l’Univers invisible.
Camille Flammarion
tous mes voeux et plus si affinité
7 janvier 2013 § Poster un commentaire
Par dons modestes et à demi-mots,
le cœur humain apprend le rien.
Rien, est la force qui rend le monde neuf.
Emily Dickinson
envie d’improviser sur le thème de la valeur ? en participant au projet « le prix du paradis » lors d’une visite de mon lieu de création ou en interprétant les images que je vous enverrai si vous vous manifestez sur dessinrencontre@gmail.com (contact et rendez-vous…)…………….. dessin, découpage, collage, réflexion, écriture, présence… rien…

Je ne suis rien.
Je ne serai jamais rien.
Je ne peux vouloir être rien.
À part ça je porte en moi tous les rêves du monde.
Fenêtres de ma chambre,
Ma chambre où vit l’un des millions d’êtres au monde dont personne ne sait qui il est
(Et si on le savait, que saurait-on ?),
Vous donnez sur le mystère d’une rue au va-et-vient continuel,
Une rue inaccessible à toutes pensées,
Réelle au-delà du possible, certaine au-delà du secret,
Avec le mystère des choses par-dessus les pierres et les êtres,
Avec la mort qui moisit les murs et blanchit les cheveux des hommes,
Avec le Destin qui mène la carriole de tout par la route de rien.
Fernando Pessoa « Bureau de tabac » trad. R. Hourcade, éditions Unes 1993
Não sou nada.
Nunca serei nada.
Não posso querer ser nada.
A parte isso, tenho em mim todos os sonhos do mundo.
Janelas do meu quarto,
Do meu quarto de um dos milhões do mundo que ninguém sabe quem é
(E se soubessem quem é, o que saberiam ?),
Dais para o mistério de uma rua cruzada constantemente por gente,
Para uma rua inacessível a todos os pensamentos,
Real, impossívelmente real, certa, desconhecidamente certa,
Com o mistério das coisas por baixo das pedras e dos seres,
Com a morte a pôr umidade nas paredes e cabelos brancos nos homens,
Com o Destino a conduzir a carroça de tudo pela estrada de nada.
souffle
25 novembre 2012 § Poster un commentaire

Là où ni pensée ni souffle ne circulent, là ou ni soleil ni lune pénètrent, là même, insensé, mets ta conscience en repos. Tel l’enseignement que profère Saraha.
Où la pensée meurt, le souffle s’arrête… réside la suprême et grande Béatitude. Elle ne se trouve pas ailleurs dit Saraha .
La pensée aussi instable que le vent et le cheval, abandonnez-la. Prenez conscience de la nature propre du Spontané et d’elle-même la pensée s’immobilisera.
Là, l’intelligence se défait, la pensée succombe, l’orgueil vole en éclats. Telle est la suprême kala identique à l’illusion. Pourquoi s’y lier par la méditation ?
Regardez, écoutez, touchez, mangez, sentez, marchez, restez assis, levez-vous, [mais] renoncez au bavardage de la vie courante. Abandonnez la pensée, ne vous écartez pas de l’Un.
Suprêmement libre d’être et de non-être, c’est en Lui que s’engloutit le monde entier. Quand la pensée s’arrête, immobile, on se libère alors du cycle du devenir !
En elle, il rend toute forme égale à l’espace infini, il affermit la pensée elle aussi dans la nature propre de [cette] égalité spatiale, celui qui rend sa pensée sans pensée se réjouit de la suprême nature propre du Spontané.
Saraha, co-fondateur de l’école tantrique Sahajiya, (début du VIIe siècle)
(Dohakosa de Saraha, par André Padoux, Aux sources du Bouddhisme, Fayard)
Lumière
19 novembre 2012 § Poster un commentaire
pour ceux qui se sentent seuls, pour ceux qui souffrent…
Sache que, même si ton âme est cachée dans l’obscurité, elle demeure une étincelle de la flamme véritable.
Elle est une avec la plus grande de toutes les lumières. Trouve dans cette Lumière la source, le sens de ta quête.
La Lumière est la vie; sans la Lumière rien ne peut exister.
Que ce soit au cœur de la matière la plus dense ou enchaînée dans les ténèbres, la Lumière est toujours présente.
Hermès Trismégiste
J’ai vu l’ordre émerger du chaos,
La lumière émerger de l’ordre,
La vie émerger de la lumière.














