car renaît …

10 novembre 2014 § Poster un commentaire

qu'ouverture par Kajan(c)

ceci n'est pas une cage par Kajan(c)

Qu’est-ce qu’un cœur
dans un carnet

Un silence creuse l’écriture
et lui fait une âme

Personne à l’horizon
le nom n’a pas d’apparence

Qui fait du bruit
n’a pas de bouche amoureuse

Les mains jettent des paysages
un lac tombe dans mes yeux

Claudine Bertrand

 

 

retraité

1 octobre 2014 § Poster un commentaire

ou variation au moine…

retraité par Kajan(c)

Le moine me donna la rose la plus belle
du jardin clos

et ma cellule brûla de cette étincelle
comme une peau

qu’éventerait très fraternellement l’aile
d’un ange trop beau.

Robert Mallet

songeuse

18 septembre 2014 § 3 Commentaires

songeuse par Kajan(c)

 

Chaque fois que je regarde les choses et pense à ce que les hommes pensent d’elles,
Je ris comme un ruisselet qui bruit frais sur une pierre.
Car l’unique sens occulte des choses
Est qu’elles n’ont pas de sens occulte du tout.
Ce qui est plus étrange que toutes les étrangetés
Et que les rêves de tous les poètes
Et les pensées de tous les philosophes,
C’est que les choses soient réellement ce qu’elles semblent être
Et qu’il n’y ait rien à comprendre.

Oui, voici ce que mes sens ont appris tout seuls: –
Les choses n’ont pas de signification:
elles ont de l’existence.
Les choses sont l’unique sens occulte des choses.

Fernando Pessoa  » Le Gardeur de troupeaux »

porteur de sens

17 août 2014 § Poster un commentaire

porteur de sens par Kajan(c)

Celui qui connaît le sens de ses rêves
N’a plus rien à apprendre de la réalité
Son royaume réside au-delà des galaxies
A cet endroit précis
D’où part le regard

Marcel Béalu

 

ma vision de ce jour et le texte trouvé sur Arbrealettres

 

silence heureux

28 juillet 2014 § Poster un commentaire

Serge par Kajan© juin2014

Serge Sautereau saisi silencieusement

ARRÊT D’UNE MINUTE…

Parce que c’est important,
de temps en temps,
je m’offre une minute de silence…
En hommage, bien sûr,
à ma mémoire future !
Mais aussi,
cet instant précis,
pour comprendre que je vis.

Toucher et caresser un objet,
goûter et savourer un bruit,
écouter le bruit de la rue,
regarder les nuages qui passent,
sentir cette odeur de terre mouillée
laquelle s’ajoute
celles de l’herbe et des feuilles, mêlées,
ah ! respirer, respirer profondément,
et intensément, comprendre que je vis,
une fois, une seule fois,
quel que soit le décor,
mais seul dépositaire de ce cadeau :
ma vie, ce trésor
perdu dans le temps…

Quand vous m’accorderez
la minute de silence
qui est due
à ceux qui ne sont plus,
quand vous vous souviendrez de moi,
vous penserez à tout cela…

Serge Lardans

et  » Légendes «  l’art du récit photographique par Serge Sautereau… voix d’Yves Simon  …

Tu retrouvais partout la vérité hideuse, Jamais ce qu’ici-bas cherchaient tes vœux ardents, Partout l’hydre éternelle qui te montrait les dents; Et poursuivant toujours ta vie aventureuse, Regardant sous tes pieds cette mer orageuse, Tu te disais tout bas: « Ma perle est là dedans. » (Alfred de Musset)

Tu retrouvais partout la vérité hideuse,
Jamais ce qu’ici-bas cherchaient tes vœux ardents,
Partout l’hydre éternelle qui te montrait les dents;
Et poursuivant toujours ta vie aventureuse,
Regardant sous tes pieds cette mer orageuse,
Tu te disais tout bas: « Ma perle est là dedans. »
(Alfred de Musset)

la roSe et la Source

24 juin 2014 § 2 Commentaires

la source par Kajan (c)

feu à feu
dans la chair du poème
nous dirons
le silence qui ranime
la rose et sa source
la légende des amants du désert

Rabah Belamri

à la source par Kajan (c)

philtre rouge… vert… même or vif ………….

 

aScenSion

9 juin 2014 § Poster un commentaire

aScenSion par Kajan(c)

 

tu me parles

j’entre en réflexion

puis tu me prends pour garder le silence

 

nous parlons

vient la lumière de la réflexion

puis tu me prends pour garder la chaleur

 

as-tu besoin de moi pour réfléchir ?

 

nous sommes des éclats de lumière

des reflets

 

la lumière est partout

 

parfois nous prenons le corps

pour une ombre

 

le reflet embrase l’ombre

je t’embrasse

puis tu me prends

 

l’ombre disparait

notre corps réfléchit

 

lumière

 

passage

15 Mai 2014 § 1 commentaire

passage par Kajan(c)

 

 

Il n’est pas abstrus de penser
qu’il existe en chaque vie
un trou vertigineux
par lequel s’opère le passage
à une dimension autre.

Christiane Singer

 

 

 

la case

26 avril 2014 § 2 Commentaires

casée par Kajan(c)

DANS L’ŒIL DE L’ESPRIT

Autrefois c’était sa fenêtre ;
Et la bougie tout contre
Qui brûlait à l’intérieur
Disait : »Je suis ici ! »

Maintenant je la vois comme alors
Bouger derrière la vitre.
Ah ! ce n’est que son fantôme
Né de mon cerveau !

Dans mes visions sans cesse
Elle est partout présente ;
Que les paysages s’effacent :
Elle demeure avec moi.

O chère ombre douce et timide,
Qui peut te repousser ?
Chère, pas une fois je n’ai
Désiré ton départ.

 

Thomas Hardy

IN THE MIND’S EYE

That was once her casement,
And the taper nigh,
Shining from within there,
Beckoned, `Here am I !’

Now, as then, I see her
Moving at the pane ;
Ah ; ’tis but her phantom
Borne within my brain ! —

Foremost in my vision
Everywhere goes she ;
Change dissolves the landscapes,
She abides with me.

Shape so sweet and shy, Dear,
Who can say thee nay ?
Never once do I, Dear,
Wish thy ghost away.

trouvé ici

 

 

 

.oi et .oi

24 avril 2014 § Poster un commentaire

cadeau par Kajan(c)d

INVENTION DE L’AMOUR

ici et là, partout et même
Où n’étant plus tu es encor
Je te découvre et te ramène
Dans l’ombre étroite de ton corps.

Tu peux perdre ici ta présence
Et disperser ton mouvement,
Dans ta forme qui recommence
J’immobilise mon tourment.

Tu n’es plus ce nom, ce visage,
Cette colère, cette loi :
Tu conduis dans mon paysage
La saison qui n’aime que toi.

Je n’existe plus si je doute,
Ombre vive aux bras transparents,
Et si tu parles je n’écoute
Que le silence où je m’entends.

Louis Emié

 

 

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