au centre
6 février 2016 § 2 Commentaires
Je suis dans mon centre,
Tu es dans le tien.
C’est la rencontre de nos centres,
La permanence de cette rencontre
– Pour tout éclairer –
C’est leur coïncidence
Qui est notre amour.
Guillevic
le canal
21 novembre 2015 § 2 Commentaires
sur le bord de la route, un panneau indique partage des eaux… au loin le canal propose une mystérieuse promenade… plus rien ne peut arriver et les petites maisons ressemblent à des villégiatures pour fantômes… mon esprit bat la campagne et cette vision le traverse comme ce canal
coeur gros
11 octobre 2015 § Poster un commentaire
fruits du bourdon
10 août 2015 § Poster un commentaire
fin de journée au bord du lac du Bourdon… des personnes, des voitures, une chaleur intense, la cabane à frites et ses 35 bières… la sensation d’un ailleurs mais très étouffant… mes pieds peinent à rejoindre le sol et monte en moi comme une angoisse…
je m’assieds, je respire… pas le courage de me baigner… je reste avec cette sensation d’étrangeté et de solitude…
je prends mon cahier… je dessine… sans réfléchir…
le calme revient peu à peu alors que les dessins apparaissent…
Un bourdonnement de fond
témoigne de la présence des choses.
Nous avons besoin de la parole et du vent
pour le supporter.
Un bourdonnement de fond
dénonce l’absence des choses.
Nous devons inventer une autre mémoire
pour ne pas devenir fous.
Un bourdonnement de fond
annonce qu’il n’y a rien
qui ne puisse exister.
Nous avons besoin d’un silence doublé de silence
pour admettre que tout existe.
Un bourdonnement de fond
souligne le froid et la mort.
Nous avons besoin de la somme de tous les chants,
du résumé de tous les amours
pour pouvoir apaiser ce bourdonnement.
Ou bien un soir,
sans autre condition que son ajour,
un oiseau viendra se poser sur l’air
comme si l’air était une branche.
Alors cesseront tous les bourdonnements.
Roberto Juarroz ( trouvé ici )
passage
3 janvier 2015 § Poster un commentaire

Il n’est pas abstrus de penser
qu’il existe en chaque vie
un trou vertigineux
par lequel s’opère le passage
à une dimension autre.
Christiane Singer
car renaît …
10 novembre 2014 § Poster un commentaire
rose en hiver
2 novembre 2014 § Poster un commentaire
Si profond le souvenir des morts !
Dans leur grande mémoire nous évoquons
L’histoire fabuleuse,
Nous goûtons le fruit amer, trébuchons, tombons,
Tandis que de la terre
Par myriades les cœurs ensevelis
Murmurent pour toujours à nos oreilles
Musique de joie qui ne meurt.***
How deep the recollection of the dead
In whose great memory we recall
The fabled story;
We taste the bitter fruit, we fail, we fall,
While earth’s myriad buried hearts
Murmur forever in our ears
Music of undying joy.(Kathleen Raine) poème trouvé sur l’arbre à lettres … http://arbrealettres.wordpress.com
souvenir des traits passés

rose en hiver
je me sens
parfum réchauffé des derniers rayons
réveille une parole
ce secret entrevu
me tient en vie
jusqu’au retour de la lumière
retraité
1 octobre 2014 § Poster un commentaire
souvenir réel ou rêve virtuel?
4 août 2014 § Poster un commentaire
reflet d’un rêve…

L’enfant que je fus pleure sur la route.
Je l’y laissais quand je vins être qui je suis;
Mais aujourd’hui, voyant que ce que je suis n’est rien,
Je veux aller chercher qui je fus là où il est resté.
Ah, comment faire pour le rencontrer? Qui s’est
Trompé en venant, au retour se trompera.
Et je ne sais plus d’où je suis venu ni où
Je me trouve. Ignorance où mon âme est en panne.
Que ne m’est-il donné d’atteindre en ces parages
Une élévation, d’où je puisse enfin voir
De mes yeux mes oublis, pour les remémorer!
Car, dans l’absence au moins, j’aurai de moi nouvelle:
Oui me voyant tel que je fus dans le lointain,
Trouver en moi un peu de quand j’étais ainsi!
Fernando Pessoa (Cancioneiro)








