le canal

21 novembre 2015 § 2 Commentaires

 

FullSizeRender(4)sur le bord de la route, un panneau indique partage des eaux…  au loin le canal propose une mystérieuse promenade… plus rien ne peut arriver et les petites maisons ressemblent à des villégiatures pour fantômes… mon esprit bat la campagne et cette vision le traverse comme ce canal

coeur gros

11 octobre 2015 § Poster un commentaire

coeur gros par Kajan(c)

Lourd
était son coeur
sur la grève,
un pépiement de passereau.
Pier Paolo Pasolini

dessiné il y a peu au café d’en-bas et dédié à tous les amoureux du dimanche soir…

fruits du bourdon

10 août 2015 § Poster un commentaire

rose au Bourdon par Kajan(c)

fin de journée au bord du lac du Bourdon… des personnes, des voitures, une chaleur intense, la cabane à frites et ses 35 bières… la sensation d’un ailleurs mais très étouffant… mes pieds peinent à rejoindre le sol et monte en moi comme une angoisse…

je m’assieds, je respire… pas le courage de me baigner… je reste avec cette sensation d’étrangeté et de solitude…

je prends mon cahier… je dessine… sans réfléchir…

le calme revient peu à peu alors que les dessins apparaissent…

loin du Bourdon par Kajan(c)

Un bourdonnement de fond

témoigne de la présence des choses.
Nous avons besoin de la parole et du vent
pour le supporter.

Un bourdonnement de fond
dénonce l’absence des choses.
Nous devons inventer une autre mémoire
pour ne pas devenir fous.

Un bourdonnement de fond
annonce qu’il n’y a rien
qui ne puisse exister.
Nous avons besoin d’un silence doublé de silence
pour admettre que tout existe.

Un bourdonnement de fond
souligne le froid et la mort.
Nous avons besoin de la somme de tous les chants,
du résumé de tous les amours
pour pouvoir apaiser ce bourdonnement.

Ou bien un soir,
sans autre condition que son ajour,
un oiseau viendra se poser sur l’air
comme si l’air était une branche.
Alors cesseront tous les bourdonnements.

Roberto Juarroz    ( trouvé ici )

Or  Bourdon par Kajan(c)

faites l’amour

14 février 2015 § Poster un commentaire

passage

3 janvier 2015 § Poster un commentaire

journal du dessin rencontre

passage par Kajan(c)

Il n’est pas abstrus de penser
qu’il existe en chaque vie
un trou vertigineux
par lequel s’opère le passage
à une dimension autre.

Christiane Singer

Voir l’article original

car renaît …

10 novembre 2014 § Poster un commentaire

qu'ouverture par Kajan(c)

ceci n'est pas une cage par Kajan(c)

Qu’est-ce qu’un cœur
dans un carnet

Un silence creuse l’écriture
et lui fait une âme

Personne à l’horizon
le nom n’a pas d’apparence

Qui fait du bruit
n’a pas de bouche amoureuse

Les mains jettent des paysages
un lac tombe dans mes yeux

Claudine Bertrand

 

 

rose en hiver

2 novembre 2014 § Poster un commentaire

Si profond le souvenir des morts !
Dans leur grande mémoire nous évoquons
L’histoire fabuleuse,
Nous goûtons le fruit amer, trébuchons, tombons,
Tandis que de la terre
Par myriades les cœurs ensevelis
Murmurent pour toujours à nos oreilles
Musique de joie qui ne meurt.

***

How deep the recollection of the dead
In whose great memory we recall
The fabled story;
We taste the bitter fruit, we fail, we fall,
While earth’s myriad buried hearts
Murmur forever in our ears
Music of undying joy.

(Kathleen Raine) poème trouvé sur l’arbre à lettres … http://arbrealettres.wordpress.com

journal du dessin rencontre

souvenir des traits passés

rose en hiver

je me sens

parfum réchauffé des derniers rayons

réveille une parole

ce secret entrevu

me tient en vie

jusqu’au retour de la lumière


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retraité

1 octobre 2014 § Poster un commentaire

ou variation au moine…

retraité par Kajan(c)

Le moine me donna la rose la plus belle
du jardin clos

et ma cellule brûla de cette étincelle
comme une peau

qu’éventerait très fraternellement l’aile
d’un ange trop beau.

Robert Mallet

souvenir réel ou rêve virtuel?

4 août 2014 § Poster un commentaire

reflet d’un rêve…

journal du dessin rencontre

L’enfant que je fus pleure sur la route.
Je l’y laissais quand je vins être qui je suis;
Mais aujourd’hui, voyant que ce que je suis n’est rien,
Je veux aller chercher qui je fus là où il est resté.

Ah, comment faire pour le rencontrer? Qui s’est
Trompé en venant, au retour se trompera.
Et je ne sais plus d’où je suis venu ni où
Je me trouve. Ignorance où mon âme est en panne.

Que ne m’est-il donné d’atteindre en ces parages
Une élévation, d’où je puisse enfin voir
De mes yeux mes oublis, pour les remémorer!

Car, dans l’absence au moins, j’aurai de moi nouvelle:
Oui me voyant tel que je fus dans le lointain,
Trouver en moi un peu de quand j’étais ainsi!

 

Fernando Pessoa (Cancioneiro)

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mon dragon et moi

2 juillet 2014 § Poster un commentaire

pour les cinq ans d’activité de ce journal dessiné, mon dragon et moi vous saluons…………….. merci pour votre curiosité et intérêt………………

journal du dessin rencontre

dans ce combat où nul ne peut vaincre ni être vaincu…


Vertige ! voici que frissonne

L’espace comme un grand baiser

Qui, fou de naître pour personne,

Ne peut jaillir ni s’apaiser.

Autre Éventail

MALLARMÉ

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Où suis-je ?

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