équinoxe
25 septembre 2016 § 2 Commentaires
Aujourd’hui comme toujours c’est l’anniversaire
Du Merveilleux et de l’Horrible son contraire
Ernest Delève
ÉQUINOXE
Ces jours de vive eau
où le tonnerre
parle à travers la pluie
où la beauté par éclairs
fuse à travers le cerveau
*
EQUINOX
Those tidal days
when the thunder
talks through the rain
and a lightning beauty
flashes over the brain
Kenneth White
*
En montagne, averses hivernales
En plaine, on arrache les radis énormes
C’est la vie.
Yokoi Yayu …toutes ces perles poétiques germées sur arbrealettres…
***
dessiné le jour de l’équinoxe qui pour moi cette année est ressentie comme la quête de l’équilibre…
est-ce que ça a un sens ?
… aucun … oui … plein … non … peut-être … absolument ou pas … sûrement … c’est possible … pourquoi ? … j’espère … certainement … je crois …
avant et après … Avallon
20 septembre 2016 § 4 Commentaires
la bête est apparue pendant la balade dans Avallon … sur le plan de l’office du tourisme … inopinément …
Les bêtes autrefois
s’arrêtaient dans les clairières
et demeuraient là longtemps
signes lumineux
sur des pavillons d’or.
Mesurées patientes
elles se sont retirées dans l’obscur
et leur absence aujourd’hui
brûle nos yeux.
Jean-Paul Hameury … trouvé chez arbrealettres
rêverie du dimanche soir
19 septembre 2016 § 2 Commentaires
Kudsi
7 septembre 2016 § Poster un commentaire

commencé ce matin au café … fini dans ma cuisine en écoutant la sagesse du joueur de ney Kudsi Ergüner … la beauté révélée du cœur … des mots qui parlent de l’importance de distinguer la forme et le fond … de l’importance de reconnaître l’autre …
Si le monde entier est rempli d’épines,
Le cœur de l’amoureux est une roseraie.
Si la roue céleste cessait de tourner,
Le monde des amoureux continueraient à se mouvoir.
Si tous les êtres devenaient tristes, l’âme de l’amoureux
Resterait fraîche, vivante et légère.
Où y a-t-il une chandelle éteinte ? Donne-la à l’amoureux,
Car il détient cent mille lumières.
Si l’amoureux est solitaire, pourtant il n’est jamais seul :
Il a pour compagnon le Bien-Aimé caché.
C’est de l’âme que provient l’ivresse des amants :
Le compagnon de l’amour demeure dans le secret.
L’amour ne se satisfait pas de cent promesses,
Car innombrables sont les ruses des beautés.
Si tu trouves l’amoureux sur un lit de souffrance,
Le Bien-Aimé n’est-il pas au chevet du malade ?
Monte sur le coursier de l’amour, et ne crains pas la route ;
Le coursier de l’amour connaît bien le chemin :
D’une seule foulée, il t’amènera à ta demeure,
Bien que la voie ne soit pas sans obstacles.
Rûmî
cœur de ce matin
23 juillet 2016 § 2 Commentaires
1… 2… 3… Pique celle-là ! les battements du mien accélèrent grâce au café … grâce à toi… grâce à la vie…
dessiné ce matin en dégustant mon café portugais…
Le cœur est un jardin secret
où se cachent des arbres
Il manifeste cent formes,
mais il n’a qu’une seule forme.
C’est un océan immense,
sans limites et sans rives
Cent vagues s’y brisent
les vagues de chaque âme.
Rûmi
du matin au soir
11 juillet 2016 § Poster un commentaire
°°°
le même dessin… né ce matin dans le métro puis parachevé ce soir… boucle bouclée… et des pétales comme des amis réunis…
à Syl et Syndie
L’homme n’est qu’une fleur de l’air
tenue par la terre,
maudite par les astres,
respirée par la mort;
le souffle
et l’ombre de cette coalition,
certaines fois,
le surélèvent.
René Char
deux petites choses arrachées à mon ventre
10 juillet 2016 § Poster un commentaire
Je n’aime pas
Qu’il y ait en moi
Ces espèces de brouillards
Qui empiètent sur mon domaine
Et ne me laissent pas voir
Où je suis, où j’en suis.
Alors j’attaque, je ramasse
Tout ce qu’au-dedans je trouve
Et tout ce qu’au-dehors j’arrache
Comme clarté ou moyen d’en faire naître.
Dans ce dehors,
Les mots percent.
Les mots sont des épées
Contre les ventres des brouillards.
Guillevic
du jour
6 juillet 2016 § 2 Commentaires
chacun de nous se laisse aller à la fascination de son propre fantasme… des pieds… un ballon… l’étrange chapelet retrouvé dans un tiroir… et ce dessin fait ce matin dans le bus et le métro…
Sur le tard, je n’aime que la quiétude.
Loin de mon esprit la vanité des choses.
Dénué de ressources, il me reste la joie
De hanter encore ma forêt ancienne.
La brise des pins me dénoue la ceinture;
La lune caresse les sons de ma cithare.
Quelle est, demandez-vous, l’ultime vérité?
Chant de pêcheur, dans les roseaux, qui s’éloigne…
Wang Wei
















