impressions catalanes
4 janvier 2010 § Poster un commentaire
de la tombe de Gala à la Calella, du vent des routes au flanc de Montgri, des reflets de l’ onyar aux fracas de la cavalcade, les contrastes catalans me charment et m’inspirent, secouent salutairement les fondements de ma culture protestante, me ressuscitent simplement à chacune de nos retrouvailles…

château de Pubol
la tristesse me saisit… je me demande pourquoi il n’est pas là… pourquoi ses os ne sèchent-ils pas à côté des siens… un énorme bouquet de lys comme excuse ostentatoire…
la girafe veille et ses larmes oniriques sont bien plus sincères

finir la journée dans une gare où le train ne viendra pas… où les voyageurs ont le plaisir d’attendre pour rien…


Font Picant dont les mets procurent une patience infinie…
et pour la petite histoire, si vous voulez en savoir plus sur ce monsieur attablé …
celui à l’ordinateur juste en-dessus…

SALVEU-ME ELS ULLS
poème de Miquel Marti i Pol
Salveu-me els ulls quan ja no em quedi res.
Salveu la mirada; que no es perdi!
Tot altra cosa em doldrà menys, potser
perquè dels ulls me’n ve la poca vida
que encara em resta, i és pels ulls que visc
adossat a un gran mur que s’enderroca.
Pels ulls conec, i estimo, i crec, i sé,
i puc sentir i tocar i escriure i créixer
fins a l’altura màgica del gest,
ara que el gest se’m menja mitja vida
i en cada mot vull que s’hi senti el pes
d’aquest cos feixuguíssim que no em serva.
Pels ulls em reconec i em palpo tot
i vaig i vinc per dins l’arquitectura
de mi mateix, en un esforç tenaç
de percaçar la vida i exhaurir-la.
Pels ulls puc sortir enfora i veure llum
i engolir món i estimar les donzelles,
desfermar el vent i aquietar la mar,
colrar-me amb sol i amarar-me de pluja.
Salveu-me els ulls quan ja no em quedi res.
Viuré, bo i mort, només en la mirada.
la dernière de la lune
2 janvier 2010 § 2 Commentaires
comme première de l’année?
La nuit solitaire s’étend sur le sentier; l’aurore sommeille derrière les collines pleines d’ombre; les étoiles muettes comptent les heures; la lune pâlie baigne dans la nuit profonde.
Oiseau, ô mon oiseau, écoute-moi, ne ferme pas tes ailes.
« Le Jardinier d’amour » Rabindranath Tagore

un verre de thé
18 décembre 2009 § 1 commentaire

La force t’habite, mais tu ne la connais pas. Pour la découvrir, il te faut un catalyseur. Le jour où tu comprendras tout ceci, tu riras, mais entre-temps je veux bien remplir le rôle de stimulant. Je ris déjà et attends le jour où tu nous rejoindras dans la grande hilarité cosmique.
trait orienté
13 décembre 2009 § 3 Commentaires
SENS ORIENT
hier soir… orchestre du grand eustache … le crayon qui démange
mais ça devient vraiment une habitude
toutes ces natures généreuses… ensemble…
tous les ingrédients… les épices… le carnet, cette carte de mes sens
supplément d’âme venu d’ailleurs


quand au bout de la musique ne reste plus qu’un trait

serons-nous au bout de cette nuit
prêts à écouter le silence?
Je suis un oiseau du jardin céleste,
Je ne suis pas d’ici, de ce monde terrestre
On m’a fait une cage de ce corps mortel
Pour que dans la cage quelques jours je reste…
sur la scène du prévisible
12 décembre 2009 § Poster un commentaire
Stéphane Blok et Léon Francioli
chroniques du prévisible au café théâtre du Bourg à Lausanne
un mardi soir aux pinceaux…




un autre soir
une autre dimension
Blok et Francioli au Bourg

finalement… (étrange en début de propos)… chroniqueurs chroniqués… marrant…
calme avant le calme… calme apparent… calme à part en plus…
j’adore sa chute de pied
« une fille entre deux bières me dessine son identité »… et moi?… que suis-je en train de dessiner?
tiens?… il y a projection ce soir… et le plaisir dans l’échec
dois-je comprendre que l’échec est impossible?


« sais-tu que tout et rien finiront par se taire? »

dans le studio
4 décembre 2009 § Poster un commentaire
il y a quelques jours dans un studio de télévision… enregistrement d’une émission en public… quelques croquis de cet endroit particulier… biotope technologique en quête de belles images… moments inspirés pour soirée de fin d’année
un chasseur d’images
instants capturés
« Personne ne peut empêcher le moment de grâce mais nul ne peut le fabriquer. »





jusqu’au bouquet final… tout au bout du tapis rouge
voir encore
article précédent traitant le même sujet
et les émissions de la télévision
jour g
30 novembre 2009 § 2 Commentaires

« Dis-toi bien que l’œuvre que tu te proposes de réaliser se situe au faîte de tout le reste. Rêver, c’est se trouver soi-même. Tu vas être le Christophe Colomb de ton âme. Tu vas partir en quête de ses paysages. Assure-toi donc que tu as pris le bon cap et que tes instruments ne peuvent commettre d ‘erreurs.
L’art de rêver est difficile parce que c’est un art de la passivité, où tout l’effort se ramène à la concentration d’absence d’effort. » De l’art de bien rêver Fernando Pessoa





