Mandala

2 janvier 2012 § 2 Commentaires

31 décembre… dans mon atelier…

notre célébration sera de couleurs couchées sur le carton… le mandala espéré va prendre forme… au commencement était le trait…

ombres et ambiances…

Ce qui est dit ou fait résonne en vous tel un écho, vous en percevez la justesse sans avoir à vous prononcer.

Voyez avec quelle joie vous pouvez reconnaître l’autre…

L’amour vécu de la sorte est serein.

Il arrive que l’on croie marcher dans un espace autre,  inconnu,  qui serait pourtant la terre natale.             Philippe Jaccottet

Haïku

5 septembre 2011 § 1 commentaire

Le haïku est un petit poème composé de trois vers respectivement de 5, 7 et 5 syllabes. Il comporte toujours une référence à la nature. Il exprime une sensation ténue, une impression ineffable, il rend compte d’une sorte d’illumination, d’étonnement éprouvé par le poète devant des choses communes, banales: le bruit de la pluie, le reflet de la lune dans l’étang, un objet, un animal, un marcheur solitaire, etc.
Il est important de noter que le but du haïku est de nommer les choses directement, d’où l’absence caractéristique de la métaphore, qui est un moyen détourné de dire la réalité. Les choses dans le haïku ne sont pas là comme symboles, ne renvoient pas à une signification située au- delà du sens littéral, elles sont nommées pour elles- mêmes.

Le haïku doit se lire à la lettre.

et voici les mots inspirés d’ail-culs… par Langda

 

A cette passante
Qui précéda mon chemin
En tordant les fesses…

 

Dans le moule étroit
De ce haïku, j’ai saisi
Tes fesses moulées !

 

Comme c’est dur, l’été,
De ne pas voir tous ces culs –
Marchant avec toi.

 

Promis, c’est le tien
Qui est le plus beau de tous…
Mais il y en a tant !

 

On dit que c’est mal
De leur reluquer les fesses ;
On le fait sans cesse.

 

Flâner dans les rues,
Pareil à un chien flairant
La croupe des chiennes…

 

La chance de suivre
La promenade estivale
D’une paire de fesses.

 

Et même tandis
Que je lorgnais ton derrière,
Tu lâchais des pets…

 

 

En plein centre ville,
Sur un panneau de réclame,
Trône un cul de femme !

 

Pubs à la télé :
Les femmes émancipées
Vendent leurs derrières.

 

Elles vendent, dans les pubs,
Le bonheur et la croissance,
En montrant leurs fesses.

 

Ils suivent leurs culs,
Comme l’âne la carotte,
Sans destination.

 

Dans leurs shorts trop courts
S’entrechoquent les deux miches
Des ail-culs d’été.

 

Gauche ! Droite ! Gauche ! Droite ! Gauche…
Partout, dans les rues, la marche
Galante des culs.

 

Partout, pour chacun,
La Putain Capitaliste
Tortille son cul.

 

Dans le cœur des fleurs,
Aux courbes des gousses d’ail,
En tout lieu, du cul !

 

Les fleurs de la chair
Attirent les mille abeilles
De la ruche à miel…

 

Des petits culs roux
Poussent aux abricotiers
Du Jardin d’Eden…

 

Même ce nuage
A les contours arbitraires
D’un beau postérieur…

 

Quelle aspiration
Exerce vers quel azur
Tendu ton cul nu ?

 

Le Bien et le Mal
Viendraient de nos sensations :
Mais alors, le cul !?

 

C’est un fruit défendu
Par celui qui le possède,
Le cul d’une femme !

 

…Sous les lunes blondes
D’occidentales en vacances
Prie la musulmane.

 

Dans le jean étroit
D’une européenne avance
La femme voilée…

 

Dieu aurait créé
La Tentation des Derrières,
« Comme ça, pour faire chier » ?

 

Le relativiste
Considère avec sagesse
Les fesses des dames…

 

Tu lis ces haïkus,
En ligne, ayant tapé « cul »…
…Donc, pas trop déçu ?

 

à retrouver sur U-POESIS, cité de poésie improductive de Perrin Langda

http://upoesis.wordpress.com/ail-culs/ 

 

colonel astral

6 juin 2011 § Poster un commentaire

inspiré d’une bouleversante exposition au Musée de l’Art Brut à Lausanne

Comme ● un ● Papillon ● Libre ● je suis ● Tout ● le ● Monde ● est à moi et ● tous ● je fais ● Rêver

Fernando Oreste Nannetti est l’auteur d’une oeuvre magistrale, située à Volterra en Toscane (Italie), qui est aujourd’hui presque totalement détruite. La Collection de l’Art Brut la fait revivre à travers une exposition, la première en Suisse, réunissant divers media (photographies, film, lectures, fac-similés), et un catalogue de référence. L’auteur d’Art Brut a gravé des inscriptions 9 années durant, de 1959 à 1961, puis de 1968 à 1973, sur les façades de l’institution psychiatrique où il était enfermé. Sa création, un livre de pierre de 70 mètres, donne à lire une poésie extravagante, utopiste et libre, ponctuée de dessins.

des inscriptions sur un mur qui tombe en ruine

des ombres dans un carnet

des chaises vides partout

laissées par ceux qui ont écrit à personne

mon dragon et moi

1 août 2010 § 7 Commentaires

dans ce combat où nul ne peut vaincre ni être vaincu…


Vertige ! voici que frissonne

L’espace comme un grand baiser

Qui, fou de naître pour personne,

Ne peut jaillir ni s’apaiser.

 

Autre Éventail

MALLARMÉ

hier au soir

3 juillet 2010 § 2 Commentaires

Hier, le vent du soir, dont le souffle caresse,
Nous apportait l’odeur des fleurs qui s’ouvrent tard ;
La nuit tombait ; l’oiseau dormait dans l’ombre épaisse.
Le printemps embaumait, moins que votre jeunesse ;
Les astres rayonnaient, moins que votre regard.

Moi, je parlais tout bas. C’est l’heure solennelle
Où l’âme aime à chanter son hymne le plus doux.
Voyant la nuit si pure et vous voyant si belle,
J’ai dit aux astres d’or : Versez le ciel sur elle !
Et j’ai dit à vos yeux : Versez l’amour sur nous !

« Les Contemplations » Victor Hugo   ( Livre deuxième ) L’âme en fleur

à Sylvie

coule, légère, ô vie

12 Mai 2010 § Poster un commentaire

Coule, légère, ô vie qu’on ne sent point, ruisseau au mouvant silence, glissant sous des arbres oublieux! Coule, caressante, âme que nul ne connaît, murmure que nul ne peut voir derrière les longues branches inclinées! Coule, inutile, coule sans raison, conscience qui ne l’est de rien, vague lueur brillant au loin, au creux des feuilles, conscience dont nul ne sait d’où elle vient ni où elle va!

Coule, et laisse moi oublier!

483 Fernando Pessoa « Le livre de l’intranquillité »


impressions catalanes

4 janvier 2010 § Poster un commentaire

de la tombe de Gala à la Calella, du vent des routes au flanc de Montgri, des reflets de l’ onyar aux fracas de la cavalcade, les contrastes catalans me charment et m’inspirent, secouent salutairement les fondements de ma culture protestante, me ressuscitent simplement à chacune de nos retrouvailles…

château de Pubol

la tristesse me saisit… je me demande pourquoi il n’est pas là… pourquoi ses os ne sèchent-ils pas à côté des siens… un énorme bouquet de lys comme excuse ostentatoire…

la girafe veille et ses larmes oniriques sont bien plus sincères

finir la journée dans une gare où le train ne viendra pas… où les voyageurs ont le plaisir d’attendre pour rien


Font Picant dont les mets procurent une patience infinie…

et pour la petite histoire, si vous voulez en savoir plus sur ce monsieur attablé …

celui à l’ordinateur juste en-dessus…

SALVEU-ME ELS ULLS

poème de Miquel Marti i Pol

Salveu-me els ulls quan ja no em quedi res.

Salveu la mirada; que no es perdi!

Tot altra cosa em doldrà menys, potser

perquè dels ulls me’n ve la poca vida

que encara em resta, i és pels ulls que visc

adossat a un gran mur que s’enderroca.

Pels ulls conec, i estimo, i crec, i sé,

i puc sentir i tocar i escriure i créixer

fins a l’altura màgica del gest,

ara que el gest se’m menja mitja vida

i en cada mot vull que s’hi senti el pes

d’aquest cos feixuguíssim que no em serva.

Pels ulls em reconec i em palpo tot

i vaig i vinc per dins l’arquitectura

de mi mateix, en un esforç tenaç

de percaçar la vida i exhaurir-la.

Pels ulls puc sortir enfora i veure llum

i engolir món i estimar les donzelles,

desfermar el vent i aquietar la mar,

colrar-me amb sol i amarar-me de pluja.

Salveu-me els ulls quan ja no em quedi res.

Viuré, bo i mort, només en la mirada.


la dernière de la lune

2 janvier 2010 § 2 Commentaires

comme première de l’année?

La nuit solitaire s’étend sur le sentier; l’aurore sommeille derrière les collines pleines d’ombre; les étoiles muettes comptent les heures; la lune pâlie baigne dans la nuit profonde.

Oiseau, ô mon oiseau, écoute-moi, ne ferme pas tes ailes.

« Le Jardinier d’amour »  Rabindranath Tagore


vestiges des voeux

8 décembre 2009 § Poster un commentaire

 



faces de lune

6 octobre 2009 § 1 commentaire

Tagore encore...

faces de lune

nuages et vagues

nuages et vagues encore

comme un air connu

Où suis-je ?

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