Haïku

5 septembre 2011 § 1 commentaire

Le haïku est un petit poème composé de trois vers respectivement de 5, 7 et 5 syllabes. Il comporte toujours une référence à la nature. Il exprime une sensation ténue, une impression ineffable, il rend compte d’une sorte d’illumination, d’étonnement éprouvé par le poète devant des choses communes, banales: le bruit de la pluie, le reflet de la lune dans l’étang, un objet, un animal, un marcheur solitaire, etc.
Il est important de noter que le but du haïku est de nommer les choses directement, d’où l’absence caractéristique de la métaphore, qui est un moyen détourné de dire la réalité. Les choses dans le haïku ne sont pas là comme symboles, ne renvoient pas à une signification située au- delà du sens littéral, elles sont nommées pour elles- mêmes.

Le haïku doit se lire à la lettre.

et voici les mots inspirés d’ail-culs… par Langda

 

A cette passante
Qui précéda mon chemin
En tordant les fesses…

 

Dans le moule étroit
De ce haïku, j’ai saisi
Tes fesses moulées !

 

Comme c’est dur, l’été,
De ne pas voir tous ces culs –
Marchant avec toi.

 

Promis, c’est le tien
Qui est le plus beau de tous…
Mais il y en a tant !

 

On dit que c’est mal
De leur reluquer les fesses ;
On le fait sans cesse.

 

Flâner dans les rues,
Pareil à un chien flairant
La croupe des chiennes…

 

La chance de suivre
La promenade estivale
D’une paire de fesses.

 

Et même tandis
Que je lorgnais ton derrière,
Tu lâchais des pets…

 

 

En plein centre ville,
Sur un panneau de réclame,
Trône un cul de femme !

 

Pubs à la télé :
Les femmes émancipées
Vendent leurs derrières.

 

Elles vendent, dans les pubs,
Le bonheur et la croissance,
En montrant leurs fesses.

 

Ils suivent leurs culs,
Comme l’âne la carotte,
Sans destination.

 

Dans leurs shorts trop courts
S’entrechoquent les deux miches
Des ail-culs d’été.

 

Gauche ! Droite ! Gauche ! Droite ! Gauche…
Partout, dans les rues, la marche
Galante des culs.

 

Partout, pour chacun,
La Putain Capitaliste
Tortille son cul.

 

Dans le cœur des fleurs,
Aux courbes des gousses d’ail,
En tout lieu, du cul !

 

Les fleurs de la chair
Attirent les mille abeilles
De la ruche à miel…

 

Des petits culs roux
Poussent aux abricotiers
Du Jardin d’Eden…

 

Même ce nuage
A les contours arbitraires
D’un beau postérieur…

 

Quelle aspiration
Exerce vers quel azur
Tendu ton cul nu ?

 

Le Bien et le Mal
Viendraient de nos sensations :
Mais alors, le cul !?

 

C’est un fruit défendu
Par celui qui le possède,
Le cul d’une femme !

 

…Sous les lunes blondes
D’occidentales en vacances
Prie la musulmane.

 

Dans le jean étroit
D’une européenne avance
La femme voilée…

 

Dieu aurait créé
La Tentation des Derrières,
« Comme ça, pour faire chier » ?

 

Le relativiste
Considère avec sagesse
Les fesses des dames…

 

Tu lis ces haïkus,
En ligne, ayant tapé « cul »…
…Donc, pas trop déçu ?

 

à retrouver sur U-POESIS, cité de poésie improductive de Perrin Langda

http://upoesis.wordpress.com/ail-culs/ 

 

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