neomythe
18 Mai 2010 § 4 Commentaires
encore une nouvelle application…

moquette du matin bonifie le turbin
voilà voilà
17 janvier 2010 § 6 Commentaires
L’Irrémédiable
Une Idée, une Forme, un Être
Parti de l’azur et tombé
Dans un Styx bourbeux et plombé
Où nul œil du Ciel ne pénètre;
Un Ange, imprudent voyageur
Qu’a tenté l’amour du difforme,
Au fond d’un cauchemar énorme
Se débattant comme un nageur,
Et luttant, angoisses funèbres!
Contre un gigantesque remous
Qui va chantant comme les fous
Et pirouettant dans les ténèbres;
Un malheureux ensorcelé
Dans ses tâtonnements futiles,
Pour fuir d’un lieu plein de reptiles,
Cherchant la lumière et la clé;
Un damné descendant sans lampe,
Au bord d’un gouffre dont l’odeur
Trahit l’humide profondeur,
D’éternels escaliers sans rampe,
Où veillent des monstres visqueux
Dont les larges yeux de phosphore
Font une nuit plus noire encore
Et ne rendent visibles qu’eux;
Un navire pris dans le pôle,
Comme en un piège de cristal,
Cherchant par quel détroit fatal
Il est tombé dans cette geôle;
– Emblèmes nets, tableau parfait
D’une fortune irrémédiable,
Qui donne à penser que le Diable
Fait toujours bien tout ce qu’il fait!
Tête-à-tête sombre et limpide
Qu’un cœur devenu son miroir!
Puits de Vérité, clair et noir,
Où tremble une étoile livide,
Un phare ironique, infernal,
Flambeau des grâces sataniques,
Soulagement et gloire uniques,
– La conscience dans le Mal!
Baudelaire
elles@centrepompidou
12 novembre 2009 § 4 Commentaires
jours de novembre à Beaubourg

sur un échiquier à peine voilé
le hall d’entrée du grand musée
les pièces immobiles sont des cavaliers en fauteuils
échec à l’ennui?


au sommet trouve-t’on un roi?
en tout cas pas de doute sur la couleur des pièces…

« La réalité d’une œuvre, c’est le triple rapport qui s’établit entre la chose qu’elle est, le peintre qui l’a produite et celui qui la regarde. »


quel plaisir en attendant le sommeil
de savoir que la lumière me réveillera demain
ces longues ballades d’automne m’ont conduite au delà des apparences
sur le seuil tranquille je m’endors enfin

1 heure 21 de conversation téléphonique
17 septembre 2009 § Poster un commentaire
parce que deux nuages ont tant causé au milieu de la nuit en attendant les premières couleurs du lever du jour
les mots sont partis
le rose est resté
la moquette a chanté
PQOQP
« à quoi peuvent bien ressembler les paroles des nuages?…surtout au milieu de la nuit? »
à ça?
diptyque hommage aux fesses absentes
la légende du livre cosmique
15 septembre 2009 § 1 commentaire
quand le puissant archer surgi du profond
en fusion
tire les flèches de mots
les phrases qu’il ne peut plus retenir
qui sortent sans répit de sa tête
de son corps tout entier
il tire les mots des lumières pour tuer la nuit ces mots sortent de partout nul ne peut les retenir
quand la geisha vaporeuse
tombant des nues
arrachant un fragment de voûte céleste
livre réceptacle des flèches poèmes
immédiatement
ces phrases et ses mots ont-ils vraiment été tirés au hasard par cet arc ?
inopiné délire avec Stéphane Fretz… au détour d’une rencontre chez Art et Fiction…
sur nos monts
1 août 2009 § 6 Commentaires
Sur nos monts, quand le soleil
Annonce un brillant réveil,
Et prédit d’un plus beau jour le retour,
Les beautés de la patrie
Parlent à l’âme attendrie;
Au ciel montent plus joyeux
Au ciel montent plus joyeux
Les accents d’un coeur pieux,
Les accents émus d’un coeur pieux.
Lorsqu’un doux rayon du soir
Joue encore dans le bois noir,
Le coeur se sent plus heureux près de Dieu.
Loin des vains bruits de la plaine,
L’âme en paix est plus sereine,
Au ciel montent plus joyeux
Au ciel montent plus joyeux
Les accents d’un coeur pieux,
Les accents émus d’un coeur pieux.
Lorsque dans la sombre nuit
La foudre éclate avec bruit,
Notre coeur pressent encore le Dieu fort;
Dans l’orage et la détresse
Il est notre forteresse;
Offrons-lui des coeurs pieux:
Offrons-lui des coeurs pieux:
Dieu nous bénira des cieux,
Dieu nous bénira du haut des cieux.
Des grands monts vient le secours;
Suisse, espère en Dieu toujours!
Garde la foi des aïeux, Vis comme eux!
Sur l’autel de la patrie
Mets tes biens, ton coeur, ta vie!
C’est le trésor précieux
C’est le trésor précieux
Que Dieu bénira des cieux,
Que Dieu bénira du haut des cieux.
la création du blog… au commencement…
6 juillet 2009 § 1 commentaire
pour moi qui n’aspire qu’au retour au premier degré, à l’élémentaire, la fabrication d’un blog à tout d’un paradoxe…
il y a certains moments de désarroi qui peuvent s’exprimer en dessin…
il a certains moments de peine qui ne peuvent que s’exprimer en dessin…
afin que Dieu me parle enfin en langage HTML
Quel que soit son domaine de création,
le véritable esprit créatif n’est rien d’autre que ça :
une créature humaine née anormalement, inhumainement sensible.
Pour lui, un effleurement est un choc, un son est un bruit, une infortune est une tragédie,
une joie devient extase, l’ami un amoureux, l’amoureux est un dieu,
et l’erreur est la fin de tout.
Ajoutez à cet organisme si cruellement délicat l’impérieuse nécessité de créer, créer, et encore créer
– au point que sans la possibilité de créer de la musique, de la poésie, des livres, des édifices,
ou n’importe quoi d’autre qui ait du sens, il n’a plus de raison d’être.
Il doit créer, il doit se vider de sa créativité.
Par on ne sait quelle étrange urgence intérieure, inconnue,
il n’est pas vraiment vivant à moins qu’il ne soit en train de créer.
***
The truly creative mind in any field is no more than this :
A human creature born abnormally, inhumanly sensitive.
To him… a touch is a blow, a sound is a noise, a misfortune is a tragedy,
a joy is an ecstasy, a friend is a lover, a lover is a god,
and failure is death.
Add to this cruelly delicate organism the overpowering necessity to create, create, create
— so that without the creating of music or poetry or books or buildings
or something of meaning, his very breath is cut off from him.
He must create, must pour out creation.
By some strange, unknown, inward urgency
he is not really alive unless he is creating.
Pearl Buck















