art décoratif
21 février 2010 § Poster un commentaire
encore un écho de mon séjour récent à Paris

Il parait qu’en anglais cela se nomme « droodle », une sorte de truc que l’on dessine quand on ne sait pas quoi faire… un dessin de téléphone en somme… Je reste pantoise.
Il y aurait donc un lien entre ennui et besoin de décorer…
Trouvez le mystère de celui-ci
à battement rompu
20 février 2010 § Poster un commentaire
personnes au Grand Palais

Le ventre maternel de verre résonne de battements de cœurs. Réconfortant en cette fin de journée lumineuse à Paris, ça ne l’est pas. Il fait froid. Ce ventre là ressemble à un cimetière, triste et beau comme un paradoxe humain.
Qui sont ces personnes maintenant ?
… celles qui déambulent au rythme des cœurs, celles évoquées par les vêtements vides, celles dont le cœur a battu et dont ne subsiste que l’écho …
évocation du lieu d’où je viens, d’où je semble venir, d’où je crois venir … immanquablement celui où je retournerai …
Je ne quitte pas l’exposition poussée par l’anxiété, je vais voir le coucher du soleil …
aujourd’hui en valise
29 janvier 2010 § 1 commentaire

Quand le flux de la nuit me coule sur les lèvres
Me couvrant le menton avec un sang tout noir,
Lentement soulevé par le boeuf du sommeil,
Je sens tourner en moi l’axe de mon regard.
J’entre dans le champ clos de ma chair attentive
Au pays qui respire et qui bat sous ma peau.
Mes os sont les rochers de ces plaines rétives
Où pousse une herbe rare appelée arlisane,
Et comme un voyageur qui arrive de loin
Je découvre en intrus mon paysage lointain.
(Jules Supervielle)
voilà voilà
17 janvier 2010 § 6 Commentaires
L’Irrémédiable
Une Idée, une Forme, un Être
Parti de l’azur et tombé
Dans un Styx bourbeux et plombé
Où nul œil du Ciel ne pénètre;
Un Ange, imprudent voyageur
Qu’a tenté l’amour du difforme,
Au fond d’un cauchemar énorme
Se débattant comme un nageur,
Et luttant, angoisses funèbres!
Contre un gigantesque remous
Qui va chantant comme les fous
Et pirouettant dans les ténèbres;
Un malheureux ensorcelé
Dans ses tâtonnements futiles,
Pour fuir d’un lieu plein de reptiles,
Cherchant la lumière et la clé;
Un damné descendant sans lampe,
Au bord d’un gouffre dont l’odeur
Trahit l’humide profondeur,
D’éternels escaliers sans rampe,
Où veillent des monstres visqueux
Dont les larges yeux de phosphore
Font une nuit plus noire encore
Et ne rendent visibles qu’eux;
Un navire pris dans le pôle,
Comme en un piège de cristal,
Cherchant par quel détroit fatal
Il est tombé dans cette geôle;
– Emblèmes nets, tableau parfait
D’une fortune irrémédiable,
Qui donne à penser que le Diable
Fait toujours bien tout ce qu’il fait!
Tête-à-tête sombre et limpide
Qu’un cœur devenu son miroir!
Puits de Vérité, clair et noir,
Où tremble une étoile livide,
Un phare ironique, infernal,
Flambeau des grâces sataniques,
Soulagement et gloire uniques,
– La conscience dans le Mal!
Baudelaire
la dernière de la lune
2 janvier 2010 § 2 Commentaires
comme première de l’année?
La nuit solitaire s’étend sur le sentier; l’aurore sommeille derrière les collines pleines d’ombre; les étoiles muettes comptent les heures; la lune pâlie baigne dans la nuit profonde.
Oiseau, ô mon oiseau, écoute-moi, ne ferme pas tes ailes.
« Le Jardinier d’amour » Rabindranath Tagore

rose en hiver
2 novembre 2009 § 3 Commentaires
souvenir des traits passés

rose en hiver
je me sens
parfum réchauffé des derniers rayons
réveille une parole
ce secret entrevu
me tient en vie
jusqu’au retour de la lumière
j’ai encore rêvé d’ailes
13 octobre 2009 § Poster un commentaire

J’ai toujours envié les mouches
Qui boivent, mangent, qui se couchent
Sans loi, sans heurts et sans façon
Et savent marcher au plafond.
(Norge)
le vide et le plein
3 septembre 2009 § Poster un commentaire
je ne puis trouver le repos
30 août 2009 § 3 Commentaires





