sur la route
29 juillet 2017 § 2 Commentaires
dormir … penser … rêver
30 juin 2017 § 4 Commentaires
impressions fugaces pendant la préparation de l’exposition d’Avigneau …
Fragment basaltique
Chu
d’un haut désastre
Chu du rêve lunaire
Dont nous sommes longtemps
sevrés
Intact là
Tout le champ sidéral
Intacte la nuit originelle
Mille cristaux
Irradiant d’émeraude
Restituant un coeur qui bat
Nôtre
François Cheng
la sourcière
26 juin 2017 § Poster un commentaire
Où demeurent les sources
J’ai lancé ma pierre dans l’inconnu
contre les vitres de la nuit, dans le jardin des mots
plus affûtés que l’herbe sous la rosée des larmes
offertes au néant. J’ai connu la parade des corps amoureux
et caressé la vague claire qui dépose à brassée
ses paroles légères comme braise d’un feu
qui n’en finit pas de s’éteindre à l’approche des matins.
J’ai vu le dos luisant des rêves échoués comme blocs
erratiques dans le courant qui marque le passage
de la nuit au jour, sitôt dispersées les eaux profondes
du sommeil dans un flot d’images muettes.
Alain Fabre-Catalan
le boxeur
17 juin 2017 § 2 Commentaires
dessiné ce matin dans la pénombre au stylo-bille… en écoutant une histoire de corde qui casse et de rencontre dans le noir… Léo nous explique comment il cherche à trouver la détermination consciente…
I am just a poor boy
Though my story’s seldom told
I have squandered my resistance
For a pocketful of mumbles
Such are promises
All lies and jest
Still, a man hears what he wants to hear
And disregards the rest
When I left my home and my family
I was no more than a boy
In the company of strangers
In the quiet of a railway station
Running scared
Laying low, seeking out the poorer quarters
Where the ragged people go
Looking for the places only they would know
Lie-la-lie…
Asking only workman’s wages
I come looking for a job
But I get no offers
Just a come-on from the whores on Seventh Avenue
I do declare there were times when I was so lonesome
I took some comfort there
La-la-la-la-la-la
Lie-la-lie…
Then I’m laying out my winter clothes
And wishing I was gone
Going home
Where the New York City winters aren’t bleeding me
Leading me
To going home
In the clearing stands a boxer
And a fighter by his trade
And he carries the remainders
Of every glove that laid him down
And cut him till he cried out
In his anger and his shame
“I am leaving, I am leaving”
But the fighter still remains
Still remains
Lie-la-lie…
clair-obscur
12 juin 2017 § 4 Commentaires
… j’ai fait ces quelques dessins dimanche soir pendant le concert « clair-obscur » évoquant l’ombre lumineuse de Sébastien Castellion …
Sébastien Castellion choqué par la fin tragique de Michel Servet a dit:
« Tuer un homme ce n’est pas défendre une doctrine, c’est tuer un homme. Quand les Genevois ont fait périr Servet, ils ne défendaient pas une doctrine, ils tuaient un être humain : on ne prouve pas sa foi en brûlant un homme mais en se faisant brûler pour elle ».
…
Le 27 octobre 1553, vers deux heures de l’après midi, Michel Servet, condamné par Calvin, est conduit à pied au plateau de Champel à Genève pour y être brûlé vif. Le bûcher est dressé depuis le matin mais il a plu. Effrayé, le condamné promet de donner, contre du bois sec, sa chaîne en or, ses bagues et ses anneaux, restés entre les mains du geôlier. Le bourreau l’attache au poteau avec une chaîne de fer, « La Restitution du Christianisme » à son flanc, et le coiffe d’une couronne soufrée. Michel Servet prononce ces derniers mots : « O Jésus fils du dieu éternel, aie pitié de moi ! ». Il meurt dans d’atroces souffrances, brûlé à petit feu car le bois, humide, se consume avec difficulté. Son agonie dure presque trois quarts-d’heure…
… je ne sais pas pourquoi, ou peut-être si, ce soir, Michel Servet je pense à toi …
Le feu
C’est si proche la mort
Et sa grande faim des feuilles
Elle est si proche la mort
Et si proche est l’hiver
Il y aura des branches nues comme des bras d’homme
Chaque tronc noir portera le deuil d’un oiseau
Elle est si proche cette mort
Fade comme le repos
Si proche est l’hiver
Traînant le lourd oubli
Feuilles il faut hurler sa couleur
Pour qu’au coeur de la mort
Il y ait un peu d’automne
Et cette couleur qu’elle soit plus aiguë
Que le feu !
Andrée Chedid
un bonheur simple comme un cafezinho
6 juin 2017 § 6 Commentaires
dessiné en-bas de chez moi samedi 27 mai devant la boulangerie portugaise où je vais boire mon petit café … les belles images sont de Luis Henkes (c) … merci à Mena et à tous ceux qui ont apporté leurs coups de pinceau …
Tout ce que je fais apparaître
Dans mon silence
Est prêt à se donner
Avec un sourire
Porteur du bonheur de silence.
(Guillevic)
ce dessin est le point d’orgue de toute une rêverie commencée en début d’année dans mes vœux et les petites histoires dessinées sur les sachets de sucre…
ce que cache la décoration
4 juin 2017 § Poster un commentaire
travail en cours depuis plusieurs mois : dessin sur formes préfabriquées de papier mâché … le déjà prêt à décorer, comme le prêt à manger, le prêt à porter, le prêt à penser, ne nous laisse que peu de marge à rêver … à penser autrement …
et pourtant …
mon esprit s’en empare et purge les formes superficielles … autre chose est présent qui n’attend qu’à se manifester …
le rêve reprend ses droits …
70 ans
18 Mai 2017 § Poster un commentaire
n’est pas l’âge de ce personnage mais celui de l’édition du livre sur lequel je l’ai dessiné au stylo bille …
Le bleu
Vient de plus loin
Que la lumière.
Guillevic
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Le firmament
Accueille les chants
Qui de partout
Montent vers lui.
Il les absorbe
Et les transforme en bleu.
Guillevic
deux cœurs sur un tabouret
27 avril 2017 § Poster un commentaire

































