de ce soir

1 septembre 2016 § Poster un commentaire

petit exercice graphique avant de me coucher …

magicien du soir par Kajan(c)

l’heure du thé

21 août 2016 § 5 Commentaires

croquis improvisés sur sachet de thé… de ceux qui me sont restés de la collecte pour Armén Rotch

infusion par Kajan(c)

Infusé par Kajan(c)

La première tasse humecte mes lèvres et ma gorge.
La deuxième bannit ma solitude.
La troisième dissipe la lourdeur de mon esprit, rendu confus par tant de lecture.
La quatrième exhale une légère transpiration, dispersant par mes pores toutes afflictions de la vie.
La cinquième me purifie.
La sixième m’ouvre le royaume des immortels.
La septième, ah que ne puis-je en boire davantage !
Je ne perçois plus le souffle du vent qui enfle mes manches.
Transporté par cette douce brise, je gagne les cieux.

Lu Tung  ( trouvé )

il s’est posé à la fin du jour…

20 août 2016 § 8 Commentaires

 … puis il a souri …

( quelques-unes de mes interventions dessinées sur le mur encore brut de la cuisine… inopinément… avec le reste de peinture… et tout mon cœur…  )

SURPRISE D’EN HAUT

Au fond du couloir les portes s’ouvriront

Une surprise attend ceux qui passent

Quelques amis vont se trouver là

Il y a une lampe qu’on n’allume pas

Et ton oeil unique qui brille
On descend l’escalier pieds nus

C’est un cambrioleur ou le dernier venu

Qu’on n’attendait plus

La lune se cache dans un seau d’eau

Un ange sur le toit joue au cerceau

La maison s’écroule
Dans le ruisseau il y a une chanson qui coule
Pierre Reverdy


 

 

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cœur de ce matin

23 juillet 2016 § 2 Commentaires

1… 2… 3… Pique celle-là ! les battements du mien accélèrent grâce au café … grâce à toi… grâce à la vie…

dessiné ce matin en dégustant mon café portugais…

coeur de pique-celle de base par Kajan(c)

coeur de pique-celle clair par Kajan(c)

coeur de pique-celle par Kajan(c)

Le cœur est un jardin secret
où se cachent des arbres

Il manifeste cent formes,
mais il n’a qu’une seule forme.

C’est un océan immense,
sans limites et sans rives

Cent vagues s’y brisent
les vagues de chaque âme.

Rûmi

 

 

double sens

13 juillet 2016 § Poster un commentaire

comme le métro dans lequel je me déplaçais aujourd’hui en dessinant des esprits avec esprit alors qu’ « est-ce pris ? » tu m’as dit… et ce prix ? chair… très chair… 

double sens par Kajan(c)JPG

double sens renversé par Kajan(c)

 

du matin au soir

11 juillet 2016 § Poster un commentaire

du matin au soir par Kajan(c)

°°°

du soir au matin par Kajan(c)

 

le même dessin… né ce matin dans le métro puis parachevé ce soir… boucle bouclée… et des pétales comme des amis réunis…     
                                 
à Syl et Syndie

 

L’homme n’est qu’une fleur de l’air
tenue par la terre,
maudite par les astres,
respirée par la mort;
le souffle
et l’ombre de cette coalition,
certaines fois,
le surélèvent.

René Char

deux petites choses arrachées à mon ventre

10 juillet 2016 § Poster un commentaire

le coeur au ventre par Kajan(c)

Je n’aime pas
Qu’il y ait en moi

Ces espèces de brouillards
Qui empiètent sur mon domaine

Et ne me laissent pas voir
Où je suis, où j’en suis.

Alors j’attaque, je ramasse
Tout ce qu’au-dedans je trouve

Et tout ce qu’au-dehors j’arrache
Comme clarté ou moyen d’en faire naître.

Dans ce dehors,
Les mots percent.

Les mots sont des épées
Contre les ventres des brouillards.

Guillevic

 

de dent par Kajan(c)nb

du jour

6 juillet 2016 § 2 Commentaires

chacun de nous se laisse aller à la fascination de son propre fantasme… des pieds… un ballon… l’étrange chapelet retrouvé dans un tiroir… et ce dessin fait ce matin dans le bus et le métro…

fascination par Kajan(c)

 

Sur le tard, je n’aime que la quiétude.
Loin de mon esprit la vanité des choses.
Dénué de ressources, il me reste la joie
De hanter encore ma forêt ancienne.

La brise des pins me dénoue la ceinture;
La lune caresse les sons de ma cithare.
Quelle est, demandez-vous, l’ultime vérité?
Chant de pêcheur, dans les roseaux, qui s’éloigne…

Wang Wei

le dernier rêve

5 juillet 2016 § 3 Commentaires

celui de la nuit passée… ce matin j’ai pu m’envoler…

en tant qu'oiseau par Kajan(c)

 

Les espaces du sommeil

Dans la nuit il y a naturellement les sept merveilles
du monde et la grandeur et le tragique et le charme.
Les forêts s’y heurtent confusément avec des créatures de légende cachées dans les fourrés.
Il y a toi.

Dans la nuit il y a le pas du promeneur
et celui de l’assassin et celui du sergent de ville
et la lumière du réverbère
et celle de la lanterne du chiffonnier.
Il y a toi.

Dans la nuit passent les trains et les bateaux
et le mirage des pays où il fait jour.
Les derniers souffles du crépuscule
et les premiers frissons de l’aube.
Il y a toi.

Un air de piano, un éclat de voix.
Une porte claque. Un horloge.
Et pas seulement les êtres et les choses et les bruits matériels.
Mais encore moi qui me poursuis ou sans cesse me dépasse.
Il y a vous, vous que j’attends.

Parfois d’étranges figures naissent
à l’instant du sommeil et disparaissent.
Quand je ferme les yeux,
des floraisons phosphorescentes apparaissent
et se fanent et renaissent comme des feux d’artifice charnus.
Des pays inconnus que je parcours en compagnie de créatures.
Il y a toi sans doute, ô belle et discrète espionne.

Et l’âme palpable de l’étendue.
Et les parfums du ciel et des étoiles
et le chant du coq d’il y a 2000 ans
et le cri du paon dans des parcs en flamme et des baisers.

Des mains qui se serrent sinistrement dans une lumière blafarde
et des essieux qui grincent sur des routes médusantes.
Il y a toi sans doute que je ne connais pas,
que je connais au contraire.

Mais qui, présents dans mes rêves,
Obstinés à s’y laisser deviner sans y paraître.
Toi qui restes insaisissable
dans la réalité et dans le rêve.

Toi qui m’appartiens de par ma volonté
de te posséder en illusion
mais qui n’approches ton visage du mien
que mes yeux clos aussi bien au rêve qu’à la réalité.

Toi qu’en dépit d’un rhétorique facile
où le flot meurt sur les plages,
où la corneille vole dans des usines en ruines,
où le bois pourrit en craquant sous un soleil de plomb.

Toi qui es à la base de mes rêves
et qui secoues mon esprit plein de métamorphoses
et qui me laisses ton gant quand je baise ta main.
Dans la nuit il y a les étoiles
et le mouvement ténébreux de la mer,
des fleuves, des forêts, des villes, des herbes,
des poumons de millions et millions d’êtres.

Dans la nuit il y a les merveilles du mondes.
Dans la nuit il n’y a pas d’anges gardiens
mais il y a le sommeil.
Dans la nuit il y a toi

Dans le jour aussi.

 
Robert Desnos ( trouvé )

parfum pour dimanche

12 juin 2016 § 2 Commentaires

des fleurs au milieu des fleurs… je dessine… je dessine… pour un ouvrage où personne ne sera montré… pour que la guérison fleurisse au milieu des villes et des maisons… le doux parfum de soi-même enfin retrouvé… 

s

Encore
Un dimanche à rêver
Sur les collines
Encore
Au jardin
L’ombre du frêne
Et la longue lecture
Des riches heures
De l’été
Quand le monde à notre porte
Nous verse en milliers d’éclats
Sa beauté.
Hélène Cadou