porteur de sens
17 août 2014 § Poster un commentaire
Celui qui connaît le sens de ses rêves
N’a plus rien à apprendre de la réalité
Son royaume réside au-delà des galaxies
A cet endroit précis
D’où part le regard
Marcel Béalu
ma vision de ce jour et le texte trouvé sur Arbrealettres…
souvenir réel ou rêve virtuel?
4 août 2014 § Poster un commentaire
reflet d’un rêve…

L’enfant que je fus pleure sur la route.
Je l’y laissais quand je vins être qui je suis;
Mais aujourd’hui, voyant que ce que je suis n’est rien,
Je veux aller chercher qui je fus là où il est resté.
Ah, comment faire pour le rencontrer? Qui s’est
Trompé en venant, au retour se trompera.
Et je ne sais plus d’où je suis venu ni où
Je me trouve. Ignorance où mon âme est en panne.
Que ne m’est-il donné d’atteindre en ces parages
Une élévation, d’où je puisse enfin voir
De mes yeux mes oublis, pour les remémorer!
Car, dans l’absence au moins, j’aurai de moi nouvelle:
Oui me voyant tel que je fus dans le lointain,
Trouver en moi un peu de quand j’étais ainsi!
Fernando Pessoa (Cancioneiro)
silence heureux
28 juillet 2014 § Poster un commentaire
ARRÊT D’UNE MINUTE…
Parce que c’est important,
de temps en temps,
je m’offre une minute de silence…
En hommage, bien sûr,
à ma mémoire future !
Mais aussi,
cet instant précis,
pour comprendre que je vis.
Toucher et caresser un objet,
goûter et savourer un bruit,
écouter le bruit de la rue,
regarder les nuages qui passent,
sentir cette odeur de terre mouillée
laquelle s’ajoute
celles de l’herbe et des feuilles, mêlées,
ah ! respirer, respirer profondément,
et intensément, comprendre que je vis,
une fois, une seule fois,
quel que soit le décor,
mais seul dépositaire de ce cadeau :
ma vie, ce trésor
perdu dans le temps…
Quand vous m’accorderez
la minute de silence
qui est due
à ceux qui ne sont plus,
quand vous vous souviendrez de moi,
vous penserez à tout cela…
Serge Lardans
et » Légendes « l’art du récit photographique par Serge Sautereau… voix d’Yves Simon …

Tu retrouvais partout la vérité hideuse,
Jamais ce qu’ici-bas cherchaient tes vœux ardents,
Partout l’hydre éternelle qui te montrait les dents;
Et poursuivant toujours ta vie aventureuse,
Regardant sous tes pieds cette mer orageuse,
Tu te disais tout bas: « Ma perle est là dedans. »
(Alfred de Musset)
mon dragon et moi
2 juillet 2014 § Poster un commentaire
pour les cinq ans d’activité de ce journal dessiné, mon dragon et moi vous saluons…………….. merci pour votre curiosité et intérêt………………
dans ce combat où nul ne peut vaincre ni être vaincu…

Vertige ! voici que frissonne
L’espace comme un grand baiser
Qui, fou de naître pour personne,
Ne peut jaillir ni s’apaiser.
Autre Éventail
MALLARMÉ
la roSe et la Source
24 juin 2014 § 2 Commentaires
vestiges dans le soir
24 juin 2014 § Poster un commentaire
et à l’autre aussi …………
dessin rencontre de ce jour… à Sofi
Vous êtes le nuage du soir qui flotte dans le ciel de mes rêves.
Je vous façonne et vous crée selon les désirs de mon amour.
Vous êtes mienne, habitante de mes rêves infinis.
Vos pieds sont rosés de la gloire de mon désir, ô glaneuse de mes
chants du soir.
Vos lèvres sont amères et douces du vin de ma douleur.
Vous êtes mienne, habitante de mes rêves solitaires.
C’est l’ombre de mes passions qui assombrit vos yeux. Vous êtes
l’hallucination de mon regard.
Je vous ai saisie et enveloppée dans le filet de mes chants, ô mon
amour.
Vous êtes mienne, habitante de mes rêves immortels.
Extrait de » Le Jardinier d’amour » Rabindranath Tagore
visage interdit
21 juin 2014 § Poster un commentaire
réfléchis encore…

touchée par ce texte qui pose une nouvelle fois la question:
qu’est-ce qu’une rencontre? que partageons-nous à ce moment?
que partageons-nous maintenant?
Lettre à celles qui portent volontairement la burqa par Elisabeth Badinter
Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l’un, pachtoune (Afghanistan, Pakistan) pour l’autre, allez-vous continuer à cacher l’intégralité de votre visage ?
Ainsi dissimulée au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes.
Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu’à la connivence d’un sourire ?
Dans une démocratie moderne, où l’on tente d’instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous…
Voir l’article original 146 mots de plus
aScenSion
9 juin 2014 § Poster un commentaire
tu me parles
j’entre en réflexion
puis tu me prends pour garder le silence
nous parlons
vient la lumière de la réflexion
puis tu me prends pour garder la chaleur
as-tu besoin de moi pour réfléchir ?
nous sommes des éclats de lumière
des reflets
la lumière est partout
parfois nous prenons le corps
pour une ombre
le reflet embrase l’ombre
je t’embrasse
puis tu me prends
l’ombre disparait
notre corps réfléchit
lumière
passage
15 Mai 2014 § 1 commentaire

Il n’est pas abstrus de penser
qu’il existe en chaque vie
un trou vertigineux
par lequel s’opère le passage
à une dimension autre.
Christiane Singer
la case
26 avril 2014 § 2 Commentaires
DANS L’ŒIL DE L’ESPRIT
Autrefois c’était sa fenêtre ;
Et la bougie tout contre
Qui brûlait à l’intérieur
Disait : »Je suis ici ! »
Maintenant je la vois comme alors
Bouger derrière la vitre.
Ah ! ce n’est que son fantôme
Né de mon cerveau !
Dans mes visions sans cesse
Elle est partout présente ;
Que les paysages s’effacent :
Elle demeure avec moi.
O chère ombre douce et timide,
Qui peut te repousser ?
Chère, pas une fois je n’ai
Désiré ton départ.
Thomas Hardy
IN THE MIND’S EYE
That was once her casement,
And the taper nigh,
Shining from within there,
Beckoned, `Here am I !’
Now, as then, I see her
Moving at the pane ;
Ah ; ’tis but her phantom
Borne within my brain ! —
Foremost in my vision
Everywhere goes she ;
Change dissolves the landscapes,
She abides with me.
Shape so sweet and shy, Dear,
Who can say thee nay ?
Never once do I, Dear,
Wish thy ghost away.
trouvé ici








