sur la plage
11 juin 2013 § Poster un commentaire
d’où viennent-ils ces étranges galets ? d’une plage… quelque part dans ma mémoire…



TOUT LE SEL DE LA PLAGE
Tout le sel de la plage
toutes les eaux du ciel ;
toute l’herbe mâchée
quand la route se faisait longue…
Tu pleures tout cela !
Tu fais crier ta barbe
au passage des doigts ;
tu sanglotes sans honte
comme un jouet cassé.
C’est la tristesse d’homme
qu’il faut avoir connue
pour n’être pas maudit
par les animaux et les plantes.
Axel Toursky

merci une fois de plus à Arbrealettres
l’autre pays du
4 juin 2013 § Poster un commentaire


Qu’est-ce qui se passe
Pour une racine
Quand elle débouche
Dans l’air d’un abîme?
***
Est-ce qu’il arrive
A une racine
De crier:
Pas si vite.
Pas si vite.
J’ai peur?
Guillevic
mots inspirés trouvés chez un pourvoyeur de qualité …..
l’éventail
26 Mai 2013 § Poster un commentaire
à quoi me serviras-tu quand je ne respirerai plus ?
Le vent. Le vent profond et noir. Or le vent immobile.
Très proche infiniment du centre, interrogeant l’obscur, avec une respiration inquiète, et des images sans images.
Qui suis-je, en cette chambre ? Il est un échange équivoque où tremble, dans l’espace des murs simultanés,
le présent simple.
Jean Laude

lampions
23 Mai 2013 § Poster un commentaire
céleste botanique
9 Mai 2013 § Poster un commentaire

Le miroir et la petite fille
Le miroir a plus de cent ans.
Sa peau de glace est tachetée
Comme le front ridé des vieilles
– Petite fille magique,
Dit le miroir,
Peux-tu me rendre ma jeunesse?
– Excusez-moi, dit la petite fille,
Vous devez faire erreur.
Dans mon pays,
Ce sont les miroirs qui sont magiques.
Je ne peux rien pour votre jeunesse,
Mais j’aimerais bien devenir princesse.
Michel Luneau
en apparence
29 avril 2013 § Poster un commentaire

L’Univers visible n’est que l’apparence passagère
d’un état de l’Univers invisible.
Camille Flammarion
bientôt achevé…
23 avril 2013 § 3 Commentaires
Les fleurs ne sont pas interrogatrices.
Elles n’espèrent que le destin de devenir des livres d’amour pour les oiseaux
Ou mourir simplement et sans tristesse sous un regard de jeune fille.
Elles n’ont pas de doute du probable, l’amertume de l’irrévocable.
Elles n’ont pas de mémoire. Elles ont oublié le départ initial et la nostalgie du retour.
Elles donnent sans hésiter, comme les petits enfants aux mains de la bonne journée.
Leur gloire est de s’endormir dans le sein des morts.
Elles ne sont pas interrogatrices et ne demandent pas au vent d’où il vient
Ni où il va. Elles ne creusent pas la neige pour
trouver l’extrémité de la blancheur ; elles ne réfléchissent pas
Pour connaître le sort de leur ombre qui se perd dans les corridors de l’eau,
Et ne se demandent pas pourquoi roulent les voitures
pourquoi sonnent les horloges en blessant la mémoire,
Pourquoi naissent et meurent — meurent et naissent
les hommes,
Pourquoi les morts n’écoutent pas, pourquoi ils ne
parlent pas, pourquoi ils ne se présentent pas à l’autre entrée,
Ni ce qu’il est advenu de l’autrefois, cet avant tout
l’avant qui n’existe et ne revient pas en arrière,
Et ce qui est arrivé pour que le soleil s’en tienne à sa course en multipliant les chevaux,
en transformant les chevaux.
Qui sait, qui peut dire vers où se dirigent et vont les axes de l’éternel ?
Peut-être se dirigent-ils vers le point du début pour parfaire la circonférence
Pour terminer l’aventure de la fuite lointaine et
exclure du domaine de l’accompli, tous les possibles et tous les vols inutiles
En rejetant leur moi, en annulant leur moi
Sans commencement ni fin dans l’immobilité de la plénitude,
Scellant le mouvement parfait dans l’immobilité complète
Comme une statue, vaisseau en relief qui voyage, voyage…
Les fleurs seront pleinement accomplies en retrouvant leur réalité totale
Et leur gloire sera de se donner spontanément à ton regard parfait
Georges Themelis
abîme
16 avril 2013 § Poster un commentaire

retouche au programme
quand la mémoire fait relâche
l’oubli règle son ballet de méduses
Daniel Boulanger

rester au centre silencieusement
14 avril 2013 § Poster un commentaire
Silence soudain dans la maison.
Le dernier pavot s’est défait.
Dans une longue somnolence je me fige
Et j’accueille l’obscurité qui vient trop tôt.
Les portes sont fermées à double tour,
Le soir est noir, le vent se calme.
Où est la gaieté, où le souci?
Où es-tu, mon doux fiancé ?
On n’a pas trouvé la bague secrète,
J’ai attendu pendant de longs jours,
Comme une fragile prisonnière
La chanson est morte près de mon coeur.
Anna Akhmatova








