les cartes s’envolent
19 février 2010 § Poster un commentaire
et les dessins apparaissent…

les filles rient, les projets courent… et demain rêve

Paris divers
17 février 2010 § 2 Commentaires
amuse-bouche ou rince-oeil?
16 février 2010 § Poster un commentaire

» Je me suis égaré parmi les systèmes secondaires, surexcités, de la métaphysique, ces systèmes pleins d’analogies troublantes, de pièges pour la lucidité, vastes et mystérieux paysages où des reflets de surnaturel éveillent des mystères à leurs confins. » Fernando Pessoa
10 ans de rêve ensemble
7 février 2010 § Poster un commentaire

» cependant mon cœur reste parfumé du souvenir de ces frais jasmins… «
visage interdit
1 février 2010 § 1 commentaire

ce texte pose la question:
qu’est-ce qu’une rencontre?
que partageons-nous à ce moment?
que partageons-nous maintenant?
Lettre à celles qui portent volontairement la burqa par Elisabeth Badinter
Après que les plus hautes autorités religieuses musulmanes ont déclaré que les vêtements qui couvrent la totalité du corps et du visage ne relèvent pas du commandement religieux mais de la tradition, wahhabite (Arabie Saoudite) pour l’un, pachtoune (Afghanistan, Pakistan) pour l’autre, allez-vous continuer à cacher l’intégralité de votre visage ?
Ainsi dissimulée au regard d’autrui, vous devez bien vous rendre compte que vous suscitez la défiance et la peur, des enfants comme des adultes.
Sommes-nous à ce point méprisables et impurs à vos yeux pour que vous vous nous refusiez tout contact, toute relation, et jusqu’à la connivence d’un sourire ?
Dans une démocratie moderne, où l’on tente d’instaurer transparence et égalité des sexes, vous nous signifiez brutalement que tout ceci n’est pas votre affaire, que les relations avec les autres ne vous concernent pas et que nos combats ne sont pas les vôtres.
Alors je m’interroge : pourquoi ne pas gagner les terres saoudiennes ou afghanes où nul ne vous demandera de montrer votre visage, où vos filles seront voilées à leur tour, où votre époux pourra être polygame et vous répudier quand bon lui semble ?
En vérité, vous utilisez les libertés démocratiques pour les retourner contre la démocratie. Subversion, provocation ou ignorance, le scandale est moins l’offense de votre rejet que la gifle que vous adressez à toutes vos sœurs opprimées qui elles, risquent la mort pour jouir enfin des libertés que vous méprisez.
C’est aujourd’hui votre choix, mais qui sait si demain vous ne serez pas heureuse de pouvoir en changer.
Elles ne le peuvent pas.
Pensez-y
aujourd’hui en valise
29 janvier 2010 § 1 commentaire

Quand le flux de la nuit me coule sur les lèvres
Me couvrant le menton avec un sang tout noir,
Lentement soulevé par le boeuf du sommeil,
Je sens tourner en moi l’axe de mon regard.
J’entre dans le champ clos de ma chair attentive
Au pays qui respire et qui bat sous ma peau.
Mes os sont les rochers de ces plaines rétives
Où pousse une herbe rare appelée arlisane,
Et comme un voyageur qui arrive de loin
Je découvre en intrus mon paysage lointain.
(Jules Supervielle)
Nilda
24 janvier 2010 § 8 Commentaires
hier soir tu es passé par là…
concert de Nilda Fernandez… mon regard allumé par la spontanéité, la poésie, par ce nomade insaisissable étrangement amoureux… à la mémoire d’un chien andalou

y yo oigo el canto de la lombriz
en el corazón de muchas niñas

dans la pénombre, en entendant ta voix, je trace un autre chemin dans le pays des âmes

la flamme a jailli de mon cœur qui jusque là se consumait lentement…

à toi qui voulais surgir de la trappe tel un fou de sa boîte
voilà voilà
17 janvier 2010 § 6 Commentaires
L’Irrémédiable
Une Idée, une Forme, un Être
Parti de l’azur et tombé
Dans un Styx bourbeux et plombé
Où nul œil du Ciel ne pénètre;
Un Ange, imprudent voyageur
Qu’a tenté l’amour du difforme,
Au fond d’un cauchemar énorme
Se débattant comme un nageur,
Et luttant, angoisses funèbres!
Contre un gigantesque remous
Qui va chantant comme les fous
Et pirouettant dans les ténèbres;
Un malheureux ensorcelé
Dans ses tâtonnements futiles,
Pour fuir d’un lieu plein de reptiles,
Cherchant la lumière et la clé;
Un damné descendant sans lampe,
Au bord d’un gouffre dont l’odeur
Trahit l’humide profondeur,
D’éternels escaliers sans rampe,
Où veillent des monstres visqueux
Dont les larges yeux de phosphore
Font une nuit plus noire encore
Et ne rendent visibles qu’eux;
Un navire pris dans le pôle,
Comme en un piège de cristal,
Cherchant par quel détroit fatal
Il est tombé dans cette geôle;
– Emblèmes nets, tableau parfait
D’une fortune irrémédiable,
Qui donne à penser que le Diable
Fait toujours bien tout ce qu’il fait!
Tête-à-tête sombre et limpide
Qu’un cœur devenu son miroir!
Puits de Vérité, clair et noir,
Où tremble une étoile livide,
Un phare ironique, infernal,
Flambeau des grâces sataniques,
Soulagement et gloire uniques,
– La conscience dans le Mal!
Baudelaire
salut Mano
12 janvier 2010 § 1 commentaire
impressions catalanes
4 janvier 2010 § Poster un commentaire
de la tombe de Gala à la Calella, du vent des routes au flanc de Montgri, des reflets de l’ onyar aux fracas de la cavalcade, les contrastes catalans me charment et m’inspirent, secouent salutairement les fondements de ma culture protestante, me ressuscitent simplement à chacune de nos retrouvailles…

château de Pubol
la tristesse me saisit… je me demande pourquoi il n’est pas là… pourquoi ses os ne sèchent-ils pas à côté des siens… un énorme bouquet de lys comme excuse ostentatoire…
la girafe veille et ses larmes oniriques sont bien plus sincères

finir la journée dans une gare où le train ne viendra pas… où les voyageurs ont le plaisir d’attendre pour rien…


Font Picant dont les mets procurent une patience infinie…
et pour la petite histoire, si vous voulez en savoir plus sur ce monsieur attablé …
celui à l’ordinateur juste en-dessus…

SALVEU-ME ELS ULLS
poème de Miquel Marti i Pol
Salveu-me els ulls quan ja no em quedi res.
Salveu la mirada; que no es perdi!
Tot altra cosa em doldrà menys, potser
perquè dels ulls me’n ve la poca vida
que encara em resta, i és pels ulls que visc
adossat a un gran mur que s’enderroca.
Pels ulls conec, i estimo, i crec, i sé,
i puc sentir i tocar i escriure i créixer
fins a l’altura màgica del gest,
ara que el gest se’m menja mitja vida
i en cada mot vull que s’hi senti el pes
d’aquest cos feixuguíssim que no em serva.
Pels ulls em reconec i em palpo tot
i vaig i vinc per dins l’arquitectura
de mi mateix, en un esforç tenaç
de percaçar la vida i exhaurir-la.
Pels ulls puc sortir enfora i veure llum
i engolir món i estimar les donzelles,
desfermar el vent i aquietar la mar,
colrar-me amb sol i amarar-me de pluja.
Salveu-me els ulls quan ja no em quedi res.
Viuré, bo i mort, només en la mirada.











