tendre écorce

7 juin 2016 § 2 Commentaires

improvisation sur un morceau d’écorce au pied du grand arbre… le lieu est tenu secret… j’étais avec lui… une partie de moi est restée sous cet arbre…

tendre écorce par Kajan(c)

L’Arbre

De ce tronc noueux
De cette charpente pierreuse
De ces branches racornies
Renaissent éternellement
Aiguisés par la sève
Bourgeons feuillages et fruits

Remous
Qui contiennent toute mesure
Et secrètent l’équilibre
De la mort
De la vie.

Andrée Chedid

écorce tendre par Kajan(c)

Arbres

Je sais des arbres
Striés de leur corps à corps avec les vents
Et certains dont les têtes résonnent
Des contes de la brise

D’autres solitaires et debout
Défiant le sol renégat
Et d’autres qui se ressemblent
Autour d’une maison grise

Je sais des arbres
Qui s’humilient au pied des eaux
Pour l’amour de leur image
Et ceux qui secouent d’arrogantes chevelures
À la face du soleil

Je sais des arbres
Témoins de très anciennes naissances
Et qui redoublent de racines
J’en sais d’autres qui expirent
Pour un frôlement d’aile

Je sais des arbres vains et qui ne sont
Que feuilles
Tous ils ont trop vécu
Sur la terre des hommes.

Andrée Chedid

les poèmes ont été trouvés chez Arbrealettres

voir rouge

29 Mai 2016 § 2 Commentaires

un florilège de dessins et d’images écarlates issus de ce journal… avant de devenir gris…

cliquer sur un dessin puis faites défiler…

 

Dérive en rouge

Parce que chaque mot cache une fin du monde
et que l’ombre rend plus vive la lumière
la vie belle de sa blessure rouge
flamboie de tristesses éparpillées
Un rouge exubérant à en mourir
un rouge à aimer sans prendre souffle
à boire comme un merveilleux poison

Le rouge de mon amour me brûle si fort
Le flamboyant rouge au silence violent
feu de joie ou sacrifice sanglant
le flamboyant carnivore suce le sang de l’été
mon coeur en fait autant, j’en suis maculée
Nous sommes comme des amants voraces

Qui me dira qu’il n’est pas beau de pleurer
qui me dira de me livrer dans l’instant vermeil
et pourquoi le sang tenace de l’été renaît
dans l’orgasme du flamboyant

Un pétale deux pétales trois pétales
rouge sang rouge vulve rouge Ogou
Tu dérives ma fille, tu dérives et t’emmêles
point de garde fou dans la saison du flamboyant
La passion est rouge, rouge et mouvante
elle exulte au coeur de l’été en chute libre

Et mon désir sans aucune honte me colle au corps
omniprésent omnivore affamé d’instants multicolores
Le rouge flamboyant dans mes veines réclame son dû
comme les lèvres dévorantes d’un été scandaleux

Kettly Mars …………..trouvé ici

fille est … fait mère

22 Mai 2016 § Poster un commentaire

un dessin de Celeste ma fille, en miroir d’un de mes dessins… dialogue rouge… lien de sang…

moléculaire par Celeste(c)

moléculaire par Celeste

je contemple du dehors

cet assemblage prodigieux de molécules

que je suis pour quelques temps encore

Celeste

moléculaire par Kajan(c)

moléculaire par Kajan

Poésie, fille-mère du silence,
son âme sœur et son chant d’amour
dans la toute-clémence du néant

Michel Camus

 

 

 

collaboration inopinée

20 Mai 2016 § Poster un commentaire

sur le mode je te passe mon dessin et tu me files tes mots… une rencontre récente sur les chemins inspirés de la virtualité…

délicatement par Kajan©

Délicatement
D’un geste presque amoureux
Il lui posa
En une joyeuse métaphore
Ses deux couilles bien pendantes
Au sommet déclinant de son crâne
Convaincu ainsi
De l’esthétique excellence
D’une telle galéjade
Quoiqu’au rire univoque
De laquelle il dût admettre
Certes non sans mal
L’excès flagrant de ses intentions ambiguës
A l’égard d’une si vénérable
Et fameuse altesse
Se reconnaissant depuis toujours
En la personne de la Poésie.

poème de OGHR à trouver ici…

fais ce qu’il te plaît

2 Mai 2016 § Poster un commentaire

pour Lili et Corinne
premier mai … café … muguet … copines dans une cuisine … et la Seine

premier mais par Kajan(c)

 

Par une nuit où la lune brille sur la neige, on se sent soi aussi transparent.

Par un jour où souffle une brise printanière, on sent son esprit vibrer à l’unisson.

                      « propos sur la racine des légumes » HONG Zicheng

 

premier mais revu par Kajan(c)

Ouvre tes mains pour voir
Si tu caresses quelque chose

Où va s’incarner
Le nouvel instant

Que tu épouseras
Durablement.

L’instant tel que jamais
Il n’y en eut.

Guillevic

Keziah et l’ours

25 avril 2016 § Poster un commentaire

Keziah et l'ours par Kajan(c)

un dessin de commande… portrait rêvé de l’enfant… promenade à partir d’une photographie… retrouvailles oniriques…

 

journée de la terre

22 avril 2016 § Poster un commentaire

dessin 22avril2016 par Kajan(c)

Sabine

4 avril 2016 § 2 Commentaires

dessiné pendant un échange téléphonique avec Serge…

une apparition en entraîne une autre… d’une campagne au cosmos…

une compagne réapparait au-delà du jeu des miroirs…

Bourgogne rêvée par Kajan©

Par la roseraie éclose,
Par la saulaie apâlie,
Au bord des viviers, sous l’aurore rose,
Au long des étangs où le roseau plie,
Au son d’une chanson trillée,
Jusqu’à la plaine ensoleillée!

Au cours de la rivière lente
Des herbes traînent vertes ou rousses,
Oscillantes sans secousses,
Au cours de la rivière lente
Des herbes traînent au long des mousses.

Nul bruit qu’un roulement lointain de chariot,
Nulle crainte que d’un rêve interrompu;
Et nul regret de ce que l’on n’a pu
— Un roulement lointain de chariot —
L’azur jusque là-bas où sont les peupliers
Rigides et légers au long du vieux canal
— Ah! que ce paysage a d’êtres familiers;
Que tout y est doux et banal.

L’herbe est plus haute, ainsi, pour ma tête penchée,
Que les collines bleuissantes de là-bas;
Et tout, par la vie, est de même, est-ce pas,
Folle âme à ton ombre attachée,
O toi qui te suis pas à pas,
Sur toi-même penchée,
La vie est telle, n’est-ce pas?

Francis Vielé-Griffin

 

Bourgogne rêvée par Kajan© en rayons

L’âme est éprise du néant non figuré
Du chemin vide entre les montagnes saigneuses
De l’Esprit qui n’est pas et du Rien qui est
Entre les assemblées de la matière immonde

Jean Jouve   ( merci à mon pourvoyeur de mots )

Bourgogne radiograhiée par Kajan(c)

 

pour Muriel

 

 

blessure

29 mars 2016 § 3 Commentaires

état de spleen de ce jour… seule… le regard interrogeant le ciel… alors j’ai dessiné… j’ai soufflé sur la blessure… dans le train entre Renens et Lausanne… 

Finir
Par se pardonner

Jusqu’à la blessure
Faite à la rose.

Guillevic

la blessure du 29 mars par Kajan(c)

on n’a jamais dit la haute blessure

le besoin de pleurer jusqu’au sang
et la gorge prise
dans l’étau de lune

la plaie si douce
et les ténèbres renversées

on n’a jamais dit

tous les mots du monde
écorchant d’un coup les nerfs

et le chemin qui se perd
au plus noir d’aimer

Zéno Bianu

 

printemps

21 mars 2016 § 3 Commentaires

 

 

printemps par Kajan(c)

 

à Pierre Faa

 

dessiné en fin de journée dans le métro… une graine qui devient une fleur… une décision d’aimer…

***

Avec la brise du printemps
cette vallée, cette autre
quelle agitation
la tête me tourne
ah, ces filles-fleurs, ces garçons-fleurs!

Ko Un    trouvé ici

***

printemps aussi par Kajan(c)